numéro
L.3393
intitulé de la collection
Poncet, Jean-Baptiste
technique encre, marque estampée
couleur bleu, noir
localisation recto
dimension 18.5 x 33.5 mm (h x l)
  • depuis 2010
JEAN-BAPTISTE PONCET (Saint-Laurent-de-Mure 1827-Lyon 1901), peintre. Sur les œuvres passées en vente en 1901.
 
Né près de Vienne (Isère), Jean-Baptiste Poncet mène ses études à l'École des Beaux-arts de Lyon. En 1854, on le retrouve comme copiste au Louvre où il se dit élève de Joseph Soumy. C'est en 1855 qu'il entre en apprentissage chez Hippolyte Flandrin dont il sera l'émule le plus fidèle et le plus orthodoxe, collaborant avec son maître aux décors de l'église de Saint-Germain-des-Prés à Paris représentant les cycles de l'Ancien et du Nouveau Testament. En 1857, son Autoportrait est son premier envoi au Salon ; il continuera d'y figurer régulièrement jusqu'en 1899, deux ans avant sa mort. D'autre part il sera chargé en 1865, par la Préfecture de la Seine, de reproduire en gravure l'ensemble du décor de Saint-Germain-des-Prés. Professeur de la classe de peinture à partir de 1885, puis de celle de gravure à l'École des Beaux-Arts de Lyon, il devient en 1897 professeur de la classe spéciale de dessin d'après le modèle vivant et, la même année, Président de la Société Lyonnaise des Beaux-arts. Ses préoccupations artistiques se traduisent aussi dans sa collection de dessins anciens. En effet, l'estampille de sa vente après décès, en 1901, a été repérée sur deux dessins de l'école française représentant l'un un Évêque agenouillé vu de dos de la collection La Motte de Broons [vente 2002, 22 mars, Paris, Piasa, n° 66 comme J.-S. Berthélémy puis vente 2004, 10 décembre, Paris, Piasa, n° 131) et l'autre un Évêque étendu sur un lit les mains jointes (Rouen, Musée des Beaux-Arts, inv. 975-4-1410 comme attribué à Ménageot), sans doute des études posées par des modèles costumés dans un atelier de l'Académie au XVIIIe siècle. Selon Jérôme Montchal dans sa thèse sur l'artiste soutenue en 2004, qui cite une annonce parue dans Le Nouvelliste de Lyon, le 23 mars 1901, le « catalogue » de la vente du 25 mars 1901 signalait des dessins et gravures d'Hippolyte Flandrin, Carle van Loo, Michel-Ange, Botticelli, Janmot, Gabriel-Alexandre Decamps, Poussin, Michel Genod, Soumy et Baudry. Il relève également que Poncet possédait deux dessins de Paul Chenavard, ainsi que des œuvres d'Hippolyte Flandrin, achetées à la vente après décès, les 15 mai 1865 et jours suivants, mais aussi un tableau de Charles Le Brun représentant le Martyre de saint André et un Portrait d'homme ancien de l'école française.
Différents musées possèdent des dessins de Jean-Baptiste Poncet, estampillés ou non du cachet de la vente, tels le Musée départemental de l'Oise à Beauvais, le Musée des Beaux-Arts et d'archéologie de Vienne, la commune de Saint-Laurent-de-Mure ou encore le Musée du Louvre qui conserve de lui un dessin d'après son tableau, Un jeune joueur de flûte au bord de la mer, probablement destiné à être reproduit dans l'Autographe au Salon de 1864 (Paris, Musée du Louvre, Département des Arts graphiques, inv. RF. 22535).
Le cachet a été apposé sur les dessins de l'artiste et sur les dessins qu'il possédait passés dans sa vente après décès en 1901.
 
VENTE
1901, 25 mars au 2 avril, Lyon (commissaire-priseur Laurent Gazagne). Vente de ses œuvres, livres et meubles d'atelier, catalogue non retrouvé. Selon J. Montchal, la vente a rapporté au total 6868 francs en 7 vacations pour 466 lots numérotés et de nombreux lots sans numéros.
 
SOURCE
J. Montchal, Le Juste, le vrai, le grand : vie et œuvre d'un peintre académique au XIXe siècle - Jean-Baptiste Poncet (1827-1901), thèse, Université de Paris IV, Sorbonne 2004 [ms.].
 
BIBLIOGRAPHIE
Vienne 2001 : Jean-Baptiste Poncet (1827-1901). Portraits et peinture d'histoire, cat. par R. Lauxerois et J. Montchal, Musées de Vienne, Cloître roman de Saint-André-le-Bas, Vienne 2001.
 
 
Date de mise en ligne : mars 2010.
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia