numéro
L.3473
intitulé de la collection
Lachenaud, Emile
technique encre, marque estampée
couleur violet
localisation verso
dimension 12 x 8 mm (h x l)
1 renvoi  
  • depuis 2010

ÉMILE LACHENAUD (1835-1923), Limoges. Estampes et dessins.

Les collections d'Émile Lachenaud, entrepreneur de travaux publics, amateur d'estampes et d'émaux, ont été offertes en 1966 par son fils Martial Lachenaud (1876-1977) [L.3475] à la Société archéologique et historique du Limousin et mises en dépôt au Musée municipal de l'Évêché, aujourd'hui appelé Musée des Beaux-Arts de Limoges - palais de l'Évêché. Cette collection a été inventoriée par Madeleine Marcheix et présentée dans un article dans le Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, sous le titre 'La Collection Émile-Lachenaud' (t. 93, Limoges 1966, pp. 125-131).
Émile Lachenaud, longtemps membre de cette Société, créée en 1845 par le préfet Morisot, père du peintre Berthe Morisot, était un collectionneur qui avait rassemblé une importante documentation sur l'art de la gravure et l'art de l'émail. Il constituait des ouvrages rassemblant des catalogues d'expositions, ou de ventes d'émaux peints du XIXe siècle et du début du XXe siècle, illustrés de photographies et de mentions manuscrites. Ces documents ont servi aux recherches qu'il a menées avec Louis Bourdery pour leur ouvrage sur Léonard Limosin qui fait encore référence (LéonardLimosin, peintre de portraits, Paris 1897). À la mort de Bourdery, Émile Lachenaud a porté ses efforts plus particulièrement sur l'iconographie et les rapports entre la gravure et l'émaillerie. Madeleine Marcheix note dans son article qu'il préparait une édition du catalogue des collections d'Everhard Jabach (L.2959), précédée d'une substantielle préface (M. Marcheix, idem, p. 125). André Demartial, président de la Société archéologique et historique du Limousin, a rendu hommage à Émile Lachenaud, son confrère décédé le 13 février 1923, lors de la séance du 2 février de cette même année.
La collection Lachenaud est constituée d'œuvres graphiques, de clichés-verres et de livres. Madeleine Marcheix a notamment dénombré 291 dessins, 1495 estampes du XVe siècle au début du XIXe siècle, un millier de planches, principalement des tirages extraits de l'Artiste, la Gazette des Beaux-ArtsLe Monde dramatique, mais aussi de la chalcographie du Louvre, et 1390 clichés photographiques en plaques. Parmi les livres, elle a recensé 361 ouvrages reliés, cartonnés ou encartés, et 676 ouvrages brochés et fascicules de ventes datant de 1672 à 1922, certains annotés et d'autres rares, et enfin des volumes annuels reliés de L'Art pour tous et des tomes de L'Art en fascicules.
Les dessins et les estampes ont reçu les cachets du père et du fils (L.3474). Le montage des estampes est parfois annoté en bas à droite d'une attribution et/ou d'une référence bibliographique.
Bien que le père « ait exprimé le désir que l'ensemble qu'il avait formé au prix de tant de recherches et de soins ne soit dispersé pour servir à un trafic » (lettre de donation de Martial Lachenaud, datée du 15 février 1965, et publiée par M. Marcheix, idem, pp. 127-128), des estampes et des dessins portant le cachet d'Émile Lachenaud ont été cependant signalés dans le commerce d'art. Ainsi une série de six planches d'Anthonie Waterloo (cat. Artemis Fine Arts, New York 1990, n° 23), une estampe de Wendel Dietterlin et une autre de Pieter Serwouters (vente 2001, 30 novembre, Berlin, Bassenge, n° 5129 et n° 5440), deux eaux-fortes de Camillo Procaccini (vente 2001, 30 novembre, Berlin,  Bassenge, n° 5209, et vente 2002, 29 novembre, Berlin, Bassenge, n° 5229), des eaux-fortes de Claude Gellée dit Le Lorrain (vente 2001, 30 novembre, Berlin, Bassenge, n° 5198 à 5204 ; cat. Prouté, Catalogue « G.B. Tiepolo », Paris 2002, nos 43 et 44  ; cat. Prouté, Catalogue « Delacroix », Paris 2003, nos 46 et 47  ; cat. Prouté, Catalogue n° 125, Paris 2004, n° 162), une eau-forte de Stefano della Bella et cinq autres de Matthäus Merian (vente 2002, 31 mai, Berlin, Bassenge, nos 5032 et 5267), une eau-forte de Georg Pecham et une autre de Girolamo Petrignani (vente 2003, 27 novembre, Berlin, Bassenge, nos 5175 et 5293), deux eaux-fortes d'Abraham Bosse (cat. Martinez, Paris 2003, n° 31, et Paris 2009, n° 4), une eau-forte de Giuseppe Ribera (vente 2006, 26 octobre, Paris, Piasa, n° 75), et enfin une série d'eaux-fortes représentant des châteaux de Claes Jansz.  Visscher (cat. Laurentius, Middelburg 2003, pp. 64-65). Certaines des estampes portent aussi le cachet du fils, Martial Lachenaud (L.3474). Les trois dessins de la collection Émile Lachenaud signalés par courrier à la Fondation Custodia portent également une marque ML dans un cercle (L.3476), aujourd'hui non identifiée mais signalant peut-être la collection Martial Lachenaud.
Xavier Seydoux nous signale qu'une partie des gravures de la collection Lachenaud, notamment de très belles épreuves de Claude Gellée avaient été vendues aux enchères à Melun, chez Maître Péron, en novembre 2001 (archives de la Fondation Custodia, courrier daté du 27 mai 2011).
Le collectionneur avait l’habitude de monter ses estampes sur des feuilles de carton et de noter en bas à droite, sous l’estampe, une référence abrégée à la bibliographie, par exemple : « G.D. N° 1074 », pour Abraham Bosse, Les présents à la mariée, vers 1663 (chez D. Martinez, Liste 3 Nouvelles Acquisitions, Paris 2009, n° 4).

BIBLIOGRAPHIE
M. Marcheix, 'La collection Emile-Lachenaud', Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, t. 93, Limoges 1966, pp. 125-131.


Date de mise en ligne : mars 2010 ; dernière mise à jour : novembre 2018.


Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia