numéro
L.3558
intitulé de la collection
Musée Bartholdi
technique encre, marque estampée
couleur bleu, noir
localisation recto
dimension 21 x 21 mm (h x l)
1 renvoi  
  • depuis 2010
MUSÉE BARTHOLDI, Colmar. Dessins et estampes.
 
C'est Jeanne-Émilie Bartholdi, née Baheux de Puysieux, veuve du créateur de La Liberté éclairant le monde, plus connue sous le nom de la Statue de la Liberté et érigée en face de Manhattan, qui, le 25 juin 1907, a légué la maison natale du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi (Colmar 1834-Paris 1904), à la ville de Colmar à charge pour cette dernière d'y aménager un musée qui abriterait « tous les meubles, œuvres de sculpture, d'architecture, peintures, gravures, objets d'arts, bibliothèques etc. » se trouvant, au décès de la donatrice, dans sa maison, 82 rue d'Assas à Paris, adresse de l'ultime appartement-atelier du sculpteur. Jeanne Bartholdi décède en 1914 et le musée dédié à l'un des représentants majeurs de l'art de la statuaire au XIXe siècle est inauguré en 1922. Il reconstitue le cadre de vie de l'artiste, conserve son mobilier et ses souvenirs personnels, des ébauches, des maquettes, des sculptures et une importante collection de dessins, de photographies et de peintures.
L'essentiel des œuvres graphiques provient du fonds d'atelier de Bartholdi légué à la ville de Colmar en 1907 et « des archives familiales » constituées par la mère de l'artiste. On y trouve notamment ses dessins et ses carnets de voyages en Égypte, au Yémen et aux États-Unis, mais également des œuvres d'artistes comme Jean Jacques Karpff ou Ary Scheffer, en tout près de 800 feuilles. Le musée conserve également trois cents estampes, une dizaine d'estampes de Bartholdi et environ trois cents gravures des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que des Portfolios édités au XIXe siècle par différentes Sociétés d'artistes.
Dévouée et exemplaire, la Société des Amis du Musée Bartholdi (SAMBA), créée en 2002, enrichit chaque année le musée d'une œuvre de l'artiste - dessin, sculpture ou esquisse -, ou encore d'œuvres d'artistes en relation avec Bartholdi. Ainsi, parmi les dons, on remarque des feuilles de Gustave Doré ou de Jean-Léon Gérôme, artiste avec qui Bartholdi voyagea en Égypte en 1855-1856. En 2004, c'est une première idée du Lion de Belfort qui entre dans les collections du musée.
Enfin, l'organisation d'expositions thématiques présentées dans le musée et soutenues par des publications contribue au rayonnement du nom de l'auteur du Lion de Belfort.
Le cachet L.3559 a succédé au cachet L.3558 souvent apposé au recto des feuilles sur le sujet.
 
 
BIBLIOGRAPHIE
Colmar 1995 : Auguste Bartholdi : desseins... dessins, esquisses préparatoires d'un statuaire, cat. par R. Hueber, Colmar, Musée Bartholdi, 1995.
Colmar 1998 : Dahabieh, Almées et Palmiers. 52 dessins du premier voyage en Orient 1855-1856 d'Auguste Bartholdi, cat. par R. Hueber, Colmar, Musée Bartholdi, 1998.
Colmar 2002 : Petite chronique imagée (1875-1883) de la statue de la Liberté, cat. multigraphié par R. Hueber, Colmar, Musée Bartholdi, 2002.
Colmar - Belfort 2004-2005 : Bartoldi : le Lion, cat. par R. Hueber, Colmar, Musée Bartholdi, Belfort, Musée d'art et d'histoire, 2004.
Colmar 2006 : Petite chronique imagée (1875-1883) de la statue de la Liberté, deuxième série, cat. multigraphié par R. Hueber, Colmar, Musée Bartholdi, 2006.
Colmar 2007 : Croquis, lavis, griffonnis : dessins d'Auguste Bartholdi, cat. multigraphié par R. Hueber, Colmar, Musée Bartholdi, 2007.
 
 
Date de mise en ligne : mars 2010.
 
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia