numéro
L.3622
intitulé de la collection
Schöne, Friedrich
technique encre, marque estampée
couleur bleu, violet
localisation verso
dimension 11 x 11 mm (h x l)
  • depuis 2010
FRIEDRICH SCHÖNE (Berlin 1882-Lübeck 1963), juriste, sous-préfet (Landrat), Essen, Szczecin, Berlin, Sierksdorf. Dessins.
 
Marque de Friedrich Schöne, fils de l'archéologue et historien Richard Schöne (1840-1922), qui fut directeur des Königliche Museen à Berlin. Friedrich a fréquenté le Königliche Wilhelms-Gymnasium à Berlin, puis étudié les langues à Oxford et Londres et le droit à Fribourg-en-Brisgau et Bonn. En 1904, il passe son doctorat. Il travaille ensuite entre autres au tribunal d'instance à Neuruppin, puis au tribunal de grande instance à Berlin. En 1911 et 1912, il fait un voyage en Australie, Nouvelle-Zélande et Asie. L'année suivante, il épouse une Australienne, Milly Scharff, avec qui il aura quatre enfants. Après la Première Guerre mondiale, Schöne est nommé sous-préfet du district Essen. Pendant l'occupation française du bassin de la Ruhr en 1923, il est arrêté par les Français et condamné pour insulte à cinq ans de prison, mais sera libéré et expulsé de la région occupée en 1924. Il devient alors sous-préfet de Randow, dont le siège est à Szczecin (Stettin). Sous le régime nazi, Schöne devient en 1936 adjoint pour le Deutschen Gemeindetages (service des communes allemandes) jusqu'en 1945. Il a été mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, il s'installe à Sierksdorf près de l'Ostsee.
Schöne a publié plusieurs articles et essais sur la jurisprudence dans des revues spécialisées. Intéressé par les beaux-arts, il a joué un rôle dans la reprise par la ville d'Essen du Museum Folkwang, alors privé, et devient le premier président de la Folkwang-Museums-Verein, fondée le 1er juin 1922, jusqu'en 1924 lorsqu'il quitte la ville, mais en restera membre honoraire jusqu'à sa mort. Notons qu'il possédait un tableau de Matthias Grünewald, La Petite Crucifixion, qu'il aurait redécouvert vers 1919-1922 (aujourd'hui à la National Gallery of Art de Washington, inv. 1961.9.19).
Nous savons peu de choses sur sa collection de dessins. Sa marque, FS dans un carré, a été rencontrée sur des dessins allemands du XIXe siècle ainsi que sur un dessin français d'Augustin Alphonse Gaudar de La Verdine du début du XIXe siècle (Paris, Fondation Custodia, inv. 2009-T.9).
Il semble que son père, Richard Schöne, ait déjà collectionné des dessins, car plusieurs dessins portant la marque de Friedrich Schöne provenaient de son père selon le catalogue de l'exposition Deutsche Romantik. Aquarelle und Zeichnungen,Schweinfurt, Museum Georg Schäfer, Schweinfurt 2000, nos 28 et 74. Il est possible que les dessins de Richard Schöne aient été partagés entre deux de ses fils, Friedrich et Georg (un troisième fils, Hermann, philologue, est mort en 1941), car tous deux possédaient des dessins de Heinrich Dreber, comme en témoigne la monographie posthume de leur père sur cet artiste (voir la bibliographie).
Friedrich Schöne a dû continuer la collection de son père et acquérir d'avantage de dessins allemands du XIXe siècle. En 1957 encore, il achète un dessin de Christian Gottlob Hammer (voir Zeichnungen aus fünf Jahrhunderten. Eine Stuttgarter Privatsammlung, Staatsgalerie Stuttgart, Graphische Sammlung, Stuttgart 1999, n° 79). La collection, ou au moins une partie, a été dispersée après le décès de Schöne car, à partir de 1969, des dessins apparaissent sur le marché. Nous ignorons quand la marque a été apposée.
 
BIBLIOGRAPHIE
R. Schöne, Heinrich Dreber (Forschungen zur deutschen Kunstgeschichte, vol. 34), Berlin 1940, p. 198.
E. Dickhoff, Essener Köpfe : Wer war Was, Essen 1985.
 
 
Date de mise en ligne : mars 2010.
 
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia