numéro
L.3700
intitulé de la collection
Maurin, Charles
technique encre, marque estampée
couleur rouge, violet
localisation recto
dimension 12 x 15 mm (h x l)
  • depuis 2010
JEAN-BAPTISTE JOSEPH ANTONIN CHARLES MAURIN (Le Puy-en-Velay 1856-Grasse 1914), peintre et graveur, Paris. Sur ses propres œuvres.
 
D'abord élève du portraitiste Émile Giraud en 1872, Charles Maurin remporte en 1875 le concours Charles Crozatier, fondeur d'art parisien, ce qui lui vaut une bourse pour se rendre dans la capitale. Il fréquente l'Académie Julian dans l'atelier de Rodolphe Julian, Jules Lefebvre et Gustave Boulanger. En 1876, admis à l'École des Beaux-Arts de Paris, il ne s'y rend guère. Ses œuvres ont pour thème des scènes de l'enfance, de la vie quotidienne, des maternités et des figures féminines, parfois quelques paysages et portraits. Il expose à Paris au Salon des Artistes français de 1882 à 1901 (mention honorable en 1882, médaille de 3e classe en 1884), au Salon des Champs-Élysées de 1885 à 1890, au Salon des Indépendants en 1887, au Salon de la Rose + Croix de 1892 à 1897, et à Bruxelles à la Libre Esthétique en 1896 et 1897. Il devient professeur à l'Académie Julian de 1885 jusqu'au moins en 1890. Auteur de panneaux décoratifs pour le foyer du théâtre du Puy-en-Velay en 1893 et pour le théâtre de la Renaissance et de l'Œuvre à Paris en 1895, il crée quelques motifs d'étoffes pour Sarah Bernhardt. Maurin et son ami Toulouse-Lautrec font une exposition commune à la Galerie Boussod-Valadon à Paris en 1893. Maurin expose aussi chez Vollard en 1895.
Les arts graphiques tiennent une place très importante chez Maurin. Il exécute surtout des pointes sèches et des aquatintes (parfois avec eau-forte ou vernis mou), mais aussi des gravures au bois de fil taillées au canif, des lithographies, des burins et quelques monotypes. Maurin, qui recherche de nouvelles techniques pour la gravure en couleur, dépose un brevet pour un procédé mécanique d'impression en 1891, invente un procédé au sucre sur cuivre ou zinc en 1893, et réalise des estampes « au vaporisateur ». Ses gravures sont généralement tirées chez Delâtre à 50 exemplaires. Plusieurs séries ont été publiées par Pellet comme L'Éducation sentimentale (1896), La Nouvelle éducation sentimentale (vers 1897). Il utilise aussi beaucoup le pastel.
La Bibliothèque nationale de France possède un nombre très important de gravures et de dessins de Maurin. De même, la collection Baderou au Musée des Beaux-Arts de Rouen conserve un fonds de 101 dessins de l'artiste, provenant de son mécène Henry Laurent, fondateur des Magasins du Louvre. La correspondance de l'artiste avec ce dernier est conservée au Musée Crozatier au Puy-en-Velay.
Le cachet représente probablement une chouette, la mascotte de l'artiste. On peut mettre en relation cette chouette avec celle qui surmonte le monogramme CM et qui a figuré à côté du monogramme de Toulouse-Lautrec sur le carton d'invitation pour l'exposition commune des deux artistes, chez Boussod-Valadon en 1893. Maurin l'a utilisé brièvement. Il se trouve le plus souvent sur la marge des estampes, mais aussi sur des dessins et pastels.
 
VENTES
1998, 22 novembre, Paris (chez Poulain et Le Fur), atelier, nos 207-217, gravures en couleur, nos 218-233, pastels et dessins, nos 234-263, huiles.
2006, 8 mars, Paris (chez Ader ; expert E. Maréchaux-Laurentin), nos 67-83, 28 dessins.
 
BIBLIOGRAPHIE
G. Lacambre et E. Walter, 'Tendances de la fin du XIXe siècle', La Donation Suzanne et Henri Baderou au musée de Rouen. Peintures et dessins de l'École française, dans Étude de la Revue du Louvre et des musées de France, 1, 1980, pp. 191-193, 198-199 (en particulier note 43 : liste complète des œuvres de Maurin).
M. Fréchuret, L'œuvre de Charles Maurin : un symboliste du réel, thèse, Université Lyon II, 2 vol., Lyon 1986.
Le Puy-en-Velay 2006 : Charles Maurin : un symboliste du réel, cat. par M. Fréchuret, Le Puy-en-Velay, Musée Crozatier, 2006.
 
 
Date de mise en ligne : septembre 2010.
 
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia