numéro
L.3815
intitulé de la collection
Anquetin, Louis
technique encre, marque estampée
couleur brun, noir
localisation recto
dimension 13 x 22 mm (h x l)
1 renvoi  
  • depuis 2010
LOUIS ANQUETIN (Étrépagny [Eure] 1861-Paris 1932), peintre, Paris. Sur ses œuvres.
 
Louis Anquetin suit brièvement, à partir de 1882 environ, les cours de Léon Bonnat  puis ceux de Fernand Cormon, à l'École des Beaux-Arts de Paris. Il se lie d'amitié avec Toulouse-Lautrec et Émile Bernard. Mais c'est sous l'influence de Claude Monet qu'il pratique d'abord une peinture claire à la touche fragmentée, avant de s'intéresser aux recherches divisionnistes de Seurat. Il devient ensuite l'un des inventeurs du cloisonnisme avec Émile Bernard. À partir de 1887, Anquetin expose dans de nombreuses manifestations, avec Bernard et Van Gogh au « Grand Bouillon », puis au Salon des Indépendants à partir de 1888. On le retrouve participant à l'exposition de 1889 au café Volpini, mais aussi à la première exposition de la Galerie Le Barc de Boutteville en 1891. En 1894, il effectue un voyage avec Toulouse-Lautrec en Hollande au cours duquel il peut admirer les maîtres  flamands et hollandais. Dans les années 1892-1896, Anquetin abandonne peu à peu la modernité et revient à un art influencé par la peinture flamande du XVIIe siècle qui le conduit à prendre Rubens comme modèle. Il publiera d'ailleurs un livre, Rubens, sa technique, analyse des tableaux de la Galerie de Médicis au Louvre (Paris 1924), sous la direction de Gustave Geffroy, critique d'art, romancier et administrateur des Gobelins (1908-1926). C'est grâce à l'intervention de ce dernier qu'il reçoit, à partir de 1911, des commandes de cartons de tapisseries pour la Manufacture des Gobelins et celle de Beauvais. Anquetin réalise également des décorations pour des particuliers, et, notamment, les décors du Marchand de Venise de Shakespeare joué chez Firmin Gémier en 1917.
En 1948, le Musée du Louvre recevait 33 dessins du peintre donnés par Camille Versini, élève et collaboratrice du peintre, et par la fille de l'artiste, Mme Duferon (RF 29670 à RF 29706).  
La même Camille Versini publiera en 1970 les écrits de Louis Anquetin, demeurés à l'état de manuscrit, sous le titre De L'Art.
En 2008, le fonds de l'atelier de Louis Anquetin, jusqu'ici conservé dans la famille, couvrant « la totalité de la carrière » de l'artiste, est dispersé en vente publique à Paris.
Les œuvres de Louis Anquetin portent l'un des trois cachets suivants, parfois associés. Le plus courant est celui présenté ici, correspondant à la signature de l'artiste, et selon les informations recueillies auprès de la Galerie Brame et Lorenceau, il serait apparu vers 1890. Il est parfois accompagné, au revers de la feuille, du cachet d'atelier (L.3816). Enfin un troisième cachet, dont nous ne possédons pas de reproduction numérique, l'initiale A, est signalé page 12 du catalogue de la vente du 28 novembre 2008, et est visible, par exemple, sur le lot 70 de cette vacation.
 
VENTE
2008, 28 novembre, Paris (Th. de Maigret, experts Cabinet Petroff & Rançon). Atelier Louis Anquetin. Documents, lots 1 à 32 ; La vie parisienne, lots 33 à 86 ; Un grand Wagnérien, lots 87 à 157 ; Anquetin et les maîtres, lots 158 à 191 ; Anquetin, peintre animalier et de la nature, lots 192 à 247 ; Anquetin, portraitiste, lots 248 à 314 ; Curiosa, lots 315 à 325 ; Le dernier des Rubéniens, lots 326 à 511. Les lots 270 bis et 276 ne proviennent pas du fonds Louis Anquetin. Total 338.920 euros.
 
BIBLIOGRAPHIE
Montauban 1964 : Anquetin. Dessins - Peintures, cat. par C. Versini, Montauban, Musée Ingres 1964-1965.
Bordeaux 1965 : Anquetin. Dessins - Peintures, cat. par C. Versini, 1965 (même catalogue que celui Montauban, plus deux numéros).
Paris 1991 : Anquetin, La Passion d'être peintre, Galerie Brame et Lorenceau, Paris 1991.
 
 
Date de mise en ligne : janvier 2011.
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia