numéro
L.3838
intitulé de la collection
Bouguereau, William
technique encre, marque estampée
couleur bleu
localisation recto
dimension 7 x 23 mm (h x l)
  • depuis 2010
ADOLPHE WILLIAM BOUGUEREAU (La Rochelle 1825-Paris 1905), peintre, Paris. Sur ses dessins.
 
C'est l'exposition de 1984 qui a remis à l'honneur, dans le contexte de la redécouverte des « Pompiers » à partir de 1970, ce peintre officiel, l'un des plus importants du XIXe siècle.
William Bouguereau commence à apprendre le dessin avec un ancien élève d'Ingres, Louis Sage (1816-1888), au collège de Pons, et s'inscrit en 1842 à l'École municipale de dessin et de peinture de Bordeaux où il remporte le premier prix de figure peinte en 1844.
Il se rend ensuite à Paris en 1846 et intègre l'atelier de François-Édouard Picot (1786-1868) à l'École des Beaux-Arts. Ayant obtenu le Second Premier grand prix de Rome (sic) en 1850, derrière Paul Baudry, il part à la Villa Médicis, d'où il ne cesse de rayonner dans la Péninsule pendant trois ans.
À Paris, il expose au Salon des Artistes français de 1849 à 1905, ainsi qu'aux Expositions universelles de 1855 et 1857, où il obtient plusieurs médailles. Il expose également à la Royal Academy de Londres (1884 et à partir de 1892).
Sa clientèle va croissant, aussi bien européenne qu'américaine, surtout lorsqu'il est représenté par le marchand Goupil. Il lui propose un vaste éventail de sujets tirés de l'Antiquité ou de la Renaissance, des scènes décrivant l'enfance ou l'amour maternel, mais aussi des sujets religieux et de nombreux portraits.
Dans le domaine de la peinture murale, il décore l'hôtel d'Étienne Bartoloni (1855), l'hôtel Péreire (1857), plusieurs chapelles à la basilique Sainte-Clotilde (1859) et à l'église Saint-Augustin, ainsi que le plafond du Grand Théâtre de Bordeaux (1869).
Acceptant toutes les distinctions, il devient membre de la Société des artistes belges (1862), membre de l'Académie royale des Beaux-Arts d'Amsterdam (1866), professeur à l'Académie Julian (1875), membre de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France (1876), président de la section peinture de la Société des Artistes français (1881), président de la Société des peintres, sculpteurs, architectes et graveurs (1883), professeur à l'École des Beaux-Arts de Paris (1888), membre de l'Académie royale de Belgique et de l'Ordre espagnol Isabelle la Catholique (1889) et grand officier de la Légion d'honneur (1902).
Bouguereau, qui travaille selon la technique de l'enseignement académique, produit d'innombrables dessins, croquis et études préparatoires. Il développe un système particulier, envoyant à sa clientèle d'outre-Atlantique, par lettre ordinaire, des petits dessins montrant le projet à réaliser avec plusieurs variantes, avec l'indication de ses prix, cadre et emballage compris (Paris-Montréal-Hartford, 1984-1985, p. 109, fig. 37, 38 et 40).
Le cachet rectangulaire a été apposé par le petit-fils de l'artiste, William Vincent Bouguereau (1880-1963), sur les dessins et les carnets restés dans la famille, dans un but d'authentification. Selon Philippe Saunier, conservateur du Musée d'Orsay (courrier du 3 janvier 2011), en relation avec Madame Louise d'Argencourt, William Vincent Bouguereau est également l'auteur du petit paraphe, à la plume et encre brune, qui figure le plus souvent près du tampon. Il a travaillé au classement des dessins à la fin des années 1940 ou au début des années 1950, et y travaillait encore peu avant sa mort.
 
L'autoportrait dessiné de William Bouguereau est entré au Louvre avec le legs Cosson en 1926 (Paris, inv. RF6942).
 
BIBLIOGRAPHIE
J. Thuillier, Peut-on parler d'une peinture pompier ?, Essais et conférences du Collège de France, Paris 1980.
Paris-Montréal-Hartford 1984-1985 : William Bouguereau 1825-1905, cat. par L. d'Argencourt, Paris, Musée du Petit Palais, Montréal, Musée des Beaux-Arts, Hartford, The Wadsworth Atheneum, 1984.
F.-E. Wissman, Bouguereau, San Francisco 1996.
 
 
Date de mise en ligne : février 2011.
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia