numéro
L.3928
intitulé de la collection
Cormon, Fernand
technique marque estampée, encre
couleur rouge
localisation recto
dimension 4 x 8 mm (h x l)
  • depuis 2010

FERNAND CORMON (Paris 1845- id. 1924), peintre, Paris. Sur ses œuvres.

Fernand Anne Piestre dit Fernand Cormon naît d’un père auteur dramatique, Pierre Étienne Piestre dit Eugène Cormon, et d’une mère comédienne.
En 1863-1864, il étudie dans l’atelier d’Alexandre Cabanel avant de se rendre à Bruxelles dans l’atelier libre de Jean-François Portaels (1818-1895), puis entre à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1866, où il suit l’enseignement d’Eugène Fromentin. Il commence à exposer au Salon à partir de 1868 des œuvres aux sujets très divers, orientalistes, mythologiques, historiques, portraits, et se trouve régulièrement récompensé. La Fuite de Caïn, toile monumentale présentée en 1880, achetée par l’État, aujourd’hui conservée au Musée d’Orsay et dont le département des Arts graphiques du Musée du Louvre et le Musée de Moulins conservent des études, lui vaut la Légion d’honneur (il est fait commandeur de la Légion d’honneur en 1912).
Il exécute aussi des décors monumentaux : plafond à la mairie du IVe arrondissement de Paris en 1876, Musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye en 1882, salle des Lettres de l’Hôtel de Ville de Paris en 1889-1890 et la salle des cours de la nouvelle galerie du Muséum d’Histoire naturelle de Paris entre 1893 et 1898.
Cormon dirige un atelier libre très important où la génération future vient se former et c’est là que se rencontreront Van Gogh et Toulouse-Lautrec.
Il est membre du comité de la Société des Artistes français en 1893 (il en devient président en 1912), élu en 1898 membre de l’Institut de France à l’Académie des Beaux-Arts (dont il devient aussi président en 1911) et nommé professeur à l’École des Beaux-Arts en 1899.
La fille de l’artiste, Madeleine Couderc, a conservé le fonds d’atelier jusqu’à sa mort en 1977, souhaitant que son mari Emmanuel Couderc le lègue à son décès, en 1983, avec la propriété d’Astaffort, les meubles et les objets d’art, à la Fondation Taylor au bénéfice des artistes. C’est pourquoi les peintures et les dessins ont été cédés en vente publique en 1984. Un prix Fernand Cormon-Madeleine Couderc est également décerné annuellement pour honorer un peintre figuratif. La Fondation Taylor conserve toujours le journal rédigé par le peintre sur trois carnets entre avril 1912 et mars 1920. Le Getty Center for History of Art and Humanities possède un ensemble de lettres autographes de Cormon.
Nous ignorons quand et par qui le cachet a été créé.

VENTES
1924, 19 juin, Paris (chez Desvouges ; experts Borse et Pape), Cormon, tableaux, dessins, livres, objets d’art, meubles, sans nos (Lugt. Rép. 87106).
1984, 7-8 mars, Paris (chez Binoche et Godeau), succession Cormon, le 7 mars, huiles nos 1-137 (peintures de Cormon, peintures anciennes et modernes), le 8 mars, art graphique nos 1-180 (dessins de Cormon et du XIXe, soit environ 300 feuilles).

SOURCES
M. Kamada, Fernand Cormon, sa vie et ses œuvres peintes, maîtrise d’histoire de l’art, Université Paris IV-Sorbonne, 1987, 2 vol. (ms.)
C.M. Cheng, Fernand Cormon (1845-1924) : sa vie, son œuvre et son influence, thèse de doctorat, Université Paris IV-Sorbonne, 1995, 2 vol. (ms.)

BIBLIOGRAPHIE
Ph. Lejeune, ‘Extraits du journal de Fernand Cormon 1915-1916’, Fondation Taylor, n° 34, avril 1985, pp. 1-8 ; n° 35, novembre 1985, pp. 1-8 ; n° 36, avril 1987, pp. 1-8.
F. Destremau, ‘L’atelier Cormon (1882-1887)’, Bulletin de la Société d’Histoire de l’Art français (année 1996), 1997, pp. 171-184.


Date de mise en ligne : juillet 2011.


Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia