numéro
L.4465
intitulé de la collection
Grassi, Luigi
technique marque estampée, encre
couleur noir, rouge, violet
localisation recto
dimension 7 x 7 mm (h x l)
  • depuis 2010

LUIGI GRASSI (Rome 1913-id. 1994), historien d’art, Rome. Dessins.

Le cachet est entièrement composé de l’initiale du prénom et de toutes les lettres du nom Luigi Grassi. La première lettre du prénom L et la dernière du nom, I, encadrent les autres lettres. Ce cachet se trouve généralement en bas à gauche, mais parfois aussi en bas à droite.
Luigi Grassi est le fils de Giuseppe, antiquaire et restaurateur, et d’Edvige Bartoli. On confond parfois le collectionneur avec son oncle homonyme, Luigi Grassi (1858-1937), restaurateur, marchand d’art et collectionneur de dessins établi à Florence (L.1171b). Nous ignorons s’il existe un rapport avec l’inscription « L. Grassi » décrite par Lugt au L.1095.
Louis Grassi a fait des études d’histoire de l’art et, en 1937, a rédigé une thèse sur Vélasquez en Italie sous la direction de Pietro Toesca. En 1949, il s’occupa de l’enseignement de l’histoire de l’art médiéval et moderne à l’université de Rome « La Sapienza » et, en 1959, devint professeur d’histoire de l’art de l’époque moderne, poste qu’il occupa jusqu’en 1988. Dès 1941, il publie de nombreux articles et livres sur le dessin, en commençant par un article sur ‘Gaudenzio Ferrari e i suoi disegni’ (L’Arte, XLIV, 1941, pp. 182-205), Il disegno italiano dal Trecento al Seicento (Rome 1956 ; rééd. revue Rome 1993), lançant une série de volumes consacrés au dessin italien Il disegno italiano (9 vol., 1959-1982), ainsi qu'un Dizionario della critica d’arte (2 vol., Turin 1978).
En 1969, il épouse Luciana Ferrara, directrice de la Galleria Borghese, puis surintendante pour les Biens culturels à Bologne. En 1998, grâce à la générosité de Luciana Ferrara Grassi, le département d’études historiques et artistiques de l’université de Rome a pu acquérir une partie non négligeable de la bibliothèque de Luigi Grassi ‒ 2 000 titres environ (voir Rome 2005).
En tant que collectionneur, Grassi avait pris l’habitude d'inscrire des notes ou des attributions sur le passe-partout de ses dessins, (à titre d'exemple pour le catalogue de la collection Mela, voir Pier Paolo Quieto 2004, n1 comme « Jean Cousin il Vecchio »).
Il est difficile de se faire une idée précise de l’ensemble des dessins réunis par Grassi puisqu'il n'existe pas d’ouvrage sur la collection ni de catalogue de vente. Il semble toutefois que la collection a été dispersée après son décès en 1994. Depuis lors, le cachet a été signalé sur plusieurs dessins passés sur le marché de l’art : vente 2002, 25 janvier, New York, Sotheby’s, no 41 comme N. Martinelli, Naissance de la Vierge ; vente 2003, 21 janvier, New York, Sotheby’s, nos 65-66 comme École Romaine, Études de poissons ; vente 2006, 23 mars, Paris, Christie’s, no 224 comme École italienne du XVIIIe siècle, Projet de plafond. Une autre partie de la collection a été achetée par Gianfranco et Mario Mela (voir Quieto 2004). D’autres feuilles encore se trouvent à présent dans des collections publiques : Daniel Seitter, Vénus et Adonis (Salzbourg, Salzbourg Museum, collection Kurt Rossacher, inv. 1153 ; voir Funghini 1998, p. 258 et fig. 1).

BIBLIOGRAPHIE
Studi in onore di Luigi Grassi, paru dans Prospettiva, 1983-1984, nos 33-36.
L. Ferrara Grassi, ‘Elenco delle publicazione di Luigi Grassi’, Prospettiva, 1983-84, nos 33-36, Studi in onore di Luigi Grassi, pp. 7-9 (et repris dans Forlani Tempesti et Prosperi Valenti Rodinò 1998, pp. 19-23).
M.L. Gatti Perer, ‘Ricordo di Luigi Grassi’, Arte lombarda, 1995, nos 113-115, p. 180.
A. Forlani Tempesti et S. Prosperi Valenti Rodinò, Per Luigi Grassi. Disegno e disegni, Rimini 1998, p. 14 (ill. du cachet).
M.C. Funghini, ‘Su alcuni fogli della collezione Grassi’, dans Forlani Tempesti et Prosperi Valenti Rodinò 1998, pp. 257-265 et fig. 1-6.
M. Causa Picone, ‘Nel segno di Grassi: pensiero infinito, pittura finita’, ibid., pp. 528-535.
L. Barroero, ‘Grassi, Luigi’, Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 58, 2002.
P.P. Quieto (dir.), Il disegno come genesi della pittura. 120 antichi fogli dal VI al XIX secolo dalle Raccolta Mela arricchite da disegni già di Collezione Grassi, Florence 2004, nos 1-59.
Rome 2005 : Verso una biblioteca delle arti. Il fondo Luigi Grassi, cat. de G. Sapori (dir.), Rome, Accademia di San Luca, 2005.


Date de mise ligne : février 2014.


Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia