numéro
L.4617
intitulé de la collection
Regteren Altena, Iohan Quirijn van
technique marque estampée, encre
couleur noir
localisation verso
dimension 8 x 8 mm (h x l)
1 renvoi  
  • depuis 2010

IOHAN QUIRIJN VAN REGTEREN ALTENA (Amsterdam 1899-id. 1980), historien de l’art, conservateur, Amsterdam. Dessins et estampes.

Johan Quirijn, alias Jon van Regteren Altena, est né le 16 mai 1899 à Amsterdam. Fils de Lucas van Regteren Altena (1865-1934), trésorier principal de la Banque néerlandaise d’Amsterdam, et de Charlotte Octavia Loman (1873-1963), il est par ailleurs le deuxième enfant d’une fratrie de six, composée de quatre garçons et deux filles. Si sur son certificat de naissance figurent bien les deux prénoms, Johan et Quirijn, Altena choisira plus tard de modifier le premier en l’écrivant Iohan. Nous retenons ici cette orthographe, de même que le nom d’usage, Altena. Ses intimes, eux, l’appelaient Jon.
   Altena était marié avec Augusta Louise Wilhelmina van Royen (1906-2006), dont il eut deux fils et une fille : Jean François, alias Jan (1930), Charlotte Octavia (1936) et Maarten Cornelis (1943).
   Né dans une famille sensible à l’art, Altena fit tout d’abord (de 1918 à 1920) des études à l’Académie des Beaux-Arts d’Amsterdam pour devenir peintre. Mais un voyage en Italie au cours de l’été 1921 puis à Paris, Göttingen, Budapest, Vienne et Rome l’année suivante en décidèrent autrement et l’orientèrent finalement vers une carrière d’historien de l’art. Ce qui d’ailleurs ne l’empêcha pas de continuer à dessiner et à peindre, ou à s’intéresser à l’archéologie et à la musique.
   Ses fonctions, ses responsabilités et ses travaux sont extrêmement riches et variés. De décembre 1923 à mars 1926, Altena fut l’assistant de Frits Lugt à Maartensdijk et participa notamment à la préparation des deux inventaires des dessins nordiques de la collection du musée du Louvre, publiés bien plus tard sous le titre Inventaire général des dessins des Écoles du Nord. École hollandaise. Rembrandt, ses élèves, ses imitateurs, ses copistes (Paris 1933) et Dessins des Écoles du Nord. Maîtres des anciens Pays-Bas nés avant 1550 (Paris 1968). De cette période date son portrait dessiné par Johan Gustaaf (Jobs) Wertheim (Heijbroek 2010, p. 171, ill.). Mais auparavant, Altena avait suivi les cours d’histoire de l’art du Pr. Willem Vogelsang (1878-1954) à l’université d’Utrecht et, entre 1926 et 1932, travaillé pour son oncle, le marchand d’art Nicolaas Beets (1878-1963), marié à une sœur de son père. Quand, dans une lettre du 18 avril 1929, Altena annonce à Lugt qu’il a l’intention de faire une thèse de doctorat sur Jacques II de Gheyn, Lugt lui répond que, même s’il le regrette puisque cela compromet son propre projet de livre sur l’artiste, il n’en demeure pas moins son mentor. Ainsi, en 1935, Altena soutient-il sa thèse de doctorat sur les dessins de la famille d’artistes de Gheyn, dirigée par le Pr. Vogelsang et intitulée The Drawings of Jacques de Gheyn (Amsterdam 1936). Dans sa préface, il justifie son choix de l’anglais « as a token of homage to those who founded the first periodical devoted exclusively to drawings [Old Master Drawings. A Quarterly Magazine for Students and Collectors] and which has been appearing in London ever since 1926 » (p. xv). Dans la préface du livre, tiré bien plus tard de cette thèse et publié après son décès par sa veuve et son fils aîné Jan, Altena rappelle par ailleurs combien l’ouvrage lui tenait à cœur : (« It was always my desire to write this book », voir préface datée d’avril 1979 dans Jacques de Gheyn. Three generations, La Haye, Boston et Londres 1983, p. VII).
   C’est en 1932 que débute la carrière d’Altena dans les musées. Il est tout d’abord nommé conservateur des musées municipaux d’Amsterdam : du Museum Fodor, du Museum Willet-Holthuysen et de l’Amsterdams Historisch Museum avec, à la clé, une série d’expositions (au Museum Fodor notamment). Il n’est donc pas surprenant de le voir jouer un rôle important dès 1934 dans l’exposition du Stedelijk Museum d’Amsterdam Italiaansche Kunst in Nederlandsch bezit (LArt italien dans les collections néerlandaises). La section de dessins et d’estampes compte d’ailleurs vingt dessins de sa propre collection, constituée dès les années 20. Mais Altena sait également très vite enrichir les collections des trois musées amstellodamois placés sous sa responsabilité : par des tableaux pour l’Amsterdams Historisch Museum, par des dessins des XVIIIe et XIXe siècles surtout pour le Museum Fodor.
   En 1937, Altena est nommé professeur d’histoire de l’art à l’université d’Amsterdam, poste qu’il occupera jusqu’en 1969. Dans son livre Vereeuwigde stad. Rome door Nederlanders getekend (1964) le maître rend hommage à ses étudiants en le leur dédiant et en les remerciant, aussi, de lui avoir si bien permis de revisiter Rome en 1960. L’ouvrage montre en effet un choix de dessins de la Ville éternelle exécutés par des artistes néerlandais et retenus parmi les collections qu’il connaissait parfaitement : le Rijksprentenkabinet et le Museum Fodor, le Teyler's Stichting de Haarlem et le Museum Boijmans Van Beuningen de Rotterdam. Le livre excelle par ses notices très courtes mais qui vont à l’essentiel en faisant une brillante synthèse typologique, historiographique, bibliographique, sociologique… Au terme de son introduction, Altena exprime son admiration pour « Les Néerlandais [qui] ont rendu visibles de manière magistrale les charmes de Rome pendant quatre siècles et su prouver que la ville, immortalisée par leurs œuvres, offrait une perpétuelle source d’inspiration aux artistes ».
   Mais Altena, tout en continuant à travailler à l’université, fut également directeur du Rijksprentenkabinet au Rijksmuseum d’Amsterdam entre 1948 et 1962. Il y joua un rôle important en réorganisant la collection et en entreprenant l’acquisition de dessins de Rembrandt et Rubens, mais aussi des Écoles italienne, française et allemande. Il organisa de nombreuses expositions dans le musée, en plus de la présentation annuelle des acquisitions récentes. Comme il l’avait fait dans les musées d’Amsterdam, il présenta également au Rijksmuseum à partir de 1955 un choix de dessins de collections particulières, pour lesquels un espace équipé de vitrines murales fut d’ailleurs conçu par l’architecte F.A. Eschauzier. À l’occasion de son départ à la retraite des musées en 1962, un numéro du Bulletin van het Rijksmuseum (10, 1962, 2-3) dans lequel son successeur, K.G. Boon (1909-1996), souligne l’importance de son apport (pp. 52-55), lui est entièrement consacré.
   Ses activités d’enseignant, d’auteur et de conservateur ne l’empêchèrent pas au demeurant d’étendre ses responsabilités à d’autres institutions muséales. Il fut ainsi, dès 1927, membre du Koninklijk Oudheidkundig Genootschap (voir L.1641), l’Association royale d’archéologie, dont il fut alternativement président entre 1937 et 1974 et membre honoraire en 1975. On voit ici combien tout ce qui concernait Amsterdam, sa ville natale, comptait pour lui.
   Mais toutes ces activités ne l’empêchèrent pas, non plus, d’occuper la fonction de rédacteur de la revue d’histoire de l’art Oud Holland entre 1946 et 1973. Ses propres articles, publiés en fait dès 1925, présentent au fil du temps ses nombreuses découvertes, qui, toutes, soulignent la diversité de ses centres d’intérêt, ou l’originalité et la créativité de son esprit. C’est ce dont témoigne la revue dans l’hommage paru après sa disparition sous le titre ‘In memoriam prof. I. Q. van Regteren Altena’ (Oud Holland, 1981, pp. 1-2).
   Il n’est pas surprenant, dès lors, de voir Altena cité comme expert au moment du scandale des faux Vermeer qui éclaboussa le monde de l’art aux Pays-Bas en 1945. Le musée Boijmans Van Beuningen avait en effet acquis le Christ à Emmaüs au titre d’un vrai Vermeer et Altena fit partie des experts écoutés quand il s’est agi de rétablir la vérité, pour les faux Vermeer comme pour les faux De Hooghe d’ailleurs. Il fut en outre l’un des premiers à identifier par exemple le Christ lavant les pieds comme une œuvre originale de Hans van Meegeren (P.B. Coremans, Van Meegeren’s Faked Vermeers and De Hooghe: a Scientific Examination, Amsterdam 1949, pp. 36-37).
   De 1952 à 1973, une autre tâche lui fut confiée : celle de conservateur du cabinet de dessins du musée Teyler de Haarlem. C’est lui qui jeta la base du catalogue des dessins dont une sélection fut montrée à Londres en 1970 (Drawings from the Teyler Museum, Haarlem, cat. de J.Q. van Regteren Altena et P.W. Ward-Jackson, Londres, Victoria & Albert Museum, 1970) et à Paris en 1972 (Cent dessins du Musée Teyler Haarlem, cat. de J.Q. van Regteren Altena, Paris, musée du Louvre, 1972).
   Entretemps, en 1962 exactement, Altena participa de nouveau à la préparation d’une exposition d’art italien, exclusivement dédiée cette fois au dessin. Lugt, en collaboration avec Altena et Coert Ebbinge Wubben en étaient les commissaires ainsi que les auteurs du catalogue : Italiaanse tekeningen in Nederlandsch bezit (Rotterdam, Museum Boijmans Van Beuningen).
   En 1966, il participait également à la préparation de l’exposition Les dessins italiens de la Reine Christine de Suède au titre de responsable du fonds de dessins du musée Teylers de Haarlem. On se souvient qu’il y exprima dans l'ouvrage un avis différent de celui de ses confrères américains en affirmant : « Je ne partage pas l’horreur générale pour la copie ancienne ». Il qualifia par ailleurs lui-même son style de « description sommaire », il allait à l'essentiel. Bien plus tard, son successeur au Rijksprentenkabinet d’Amsterdam, K.G. Boon, rapprocha ce « trait » de celui des dilettanti des XVIIIe et XIXe siècles dans son hommage.
   En 1969, il participa encore à la création de la Vereniging van Vrienden van het Allard Pierson Museum d’Amsterdam (Association des Amis du musée Allard Pierson), qu’il sut convaincre d’acquérir des sculptures monumentales. C’est donc sous son impulsion que plusieurs pièces, dont la fameuse Venus Genetrix, enrichirent la collection.
   L’article d’E. van der Vossen-Delbrück, ‘Lijst van publikaties van I.Q. van Regteren Altena’, publié dans les Miscellanea I.Q. van Regteren Altena 16/V/1968, Amsterdam 1969, pp. 236-240 donne une bonne idée des publications exhaustives d’Altena, notamment de ses articles, qui explorent de très nombreux sujets.
   Rappelons, enfin, qu’au terme de sa carrière universitaire, Altena fut nommé professeur invité à la Harvard University (1967-68). On le voit, en dépit de son allure un peu démodée, Altena était beaucoup plus sensible à la notion de progrès de l’histoire qu’on ne le croit !
   La collection de dessins d’Altena représente un chapitre important de ses activités. Ainsi, quand K.G. Boon lui posa la question de savoir s’il avait un but précis en la commençant, Altena lui répondit : « C’est ce que l’on peut consulter librement qui nous apprend le plus » (Men leert het meest van wat men ad libitum raadplegen kan). Cette réponse résume parfaitement toute sa démarche : on ne comprend jamais mieux une œuvre qu’en rassemblant autour d'elle tous les critères d’appréciation : ceux de l’amateur, de l’admirateur et du spécialiste toujours en éveil (voir Amsterdam 1970, p. 5).
   Les premiers achats d’Altena datent de 1921 et l’essentiel de sa collection était constitué avant 1932 ‒ date qui, bien sûr, n’exclut pas des acquisitions ultérieures. La collection compte au total plus de 1 000 dessins des différentes Écoles européennes mais privilégie les dessins italiens des XVIe et XVIIe siècles, dont il légua 66 feuilles au Rijksprentenkabinet (voir Niemeyer 1981). Un deuxième groupe de dessins rassemble les artistes des Pays-Bas du Nord et du Sud, des XVIe et XVIIe siècles toujours. Les plus belles feuilles, celles de Jacques II de Gheyn en particulier, furent présentées à l’exposition Kabinet van tekeningen à Rotterdam, Paris et Bruxelles (1976-1977). Un troisième groupe concerne cette fois les artistes qui ont « dessiné l’Italie » sans pour autant être Italiens, et dont plusieurs feuilles furent présentées à l’exposition Claude Lorrain und die Meister der Römischen Landschaft im XVIII. Jahrhundert, programmée par l’Abertina de Vienne en 1964-1965, tandis qu’une sélection de 82 feuilles constituait le cœur de l’exposition In de ban van Italië d’Amsterdam en 1995. Parmi ces dessins figurait la belle feuille de la Grotte de Pausillippe de Willem Schellinks (Vienne 1964, no 336, fig. 51 ; Amsterdam 1995, no 23 ; vente 2014, 10 juillet, no 65).
    Le collectionneur a noté tous ses achats jusqu'en 1933 dans un livre de compte, comprenant un numéro de suite, une description sommaire, la date et le lieu de l’achat, le nom du vendeur et le prix en florins (vente 2014, 10 décembre, p. 8, ill.). Son savoir a, certes, orienté certains de ses achats, mais Altena a surtout acquis des dessins de maîtres moins cotés que d’autres car ses moyens ne lui permettaient pas de rivaliser outre mesure avec certains acheteurs. Mais il a également privilégié les dessins signés, avec des inscriptions. Il a fait partie de ce tout petit cercle qui, comme Franz Koenigs et Frits Lugt, ont fait l’effort de rapporter aux Pays-Bas les dessins intéressants, achetés à l’étranger. Une partie des dessins de sa collection fut montée sous passe-partout et placée dans 16 boîtes, mais la plupart, comme ceux de Lugt, ont été conservés dans des albums et portefeuilles, du XVIIIe siècle principalement (vente 2014, 10 juillet, p. 10, fig. 3). Pendant la Seconde Guerre mondiale, Altena a réalisé un catalogue de sa collection en compilant des fiches (vente 2014, 10 décembre, p. 9, ill.) et a poursuivi ce travail par la suite.
   En 1964, le Rijksprentenkabinet a acquis un groupe important de dessins et d’estampes de sa collection (voir Bulletin van het Rijksmuseum, XII, 1964, 3-4). En 1970, 140 dessins ont été exposés au Rijksmuseum d’Amsterdam et furent complétés, à cette occasion, par le don de son étude de Raphaël pour le tableau de la Transfiguration du musée du Vatican. Ce sont encore 66 dessins qui, après sa mort, rejoindront le musée par disposition testamentaire, sous condition que le Rijksprentenkabinet achète un dessin, une Sainte Catherine, attribué à Michelange. En 1995, une sélection de dessins de sa collection essentiellement exécutés en Italie par des artistes de l’École hollandaise a été présentée sous le titre In de ban van Italië (Amsterdam 1995).
   Dans son compte rendu du livre posthume sur Jacques de Gheyn. Three Generations (1983), E.K.J. Reznicek (Oud Holland, 102, 1988, 1, pp. 78-87) a campé, comme Boon, un portrait d’Altena. En l’absence de commentaires de collectionneurs contemporains, voici toutefois ce que nous y apprenons : « En ce qui concerne son caractère d’homme, il était assez introverti, très élégant, il aimait les scorsonères, le mystère des propos déguisés, voire pythiques. Il n’était pas homme à cacher ses doutes sur une attribution. Quand il n’était pas sûr de lui, il l’admettait aussitôt et proposait volontiers une alternative […] Ce qui fascinait chez Altena, âgé, c’est cette saine autocritique et cette indulgence que l’on rencontre à plusieurs reprises dans son livre » (“Wat zijn menselijk karakter betreft, hij was tamelijk introvert, zeer galant, hij hield van schorseneren, van geheimzinnigheid, van vermomde, pythische uitspraken. Hij was niet iemand die zijn twijfels aan een toeschrijving verborg. Wanneer hij het niet zeker wist, gaf hij het grif toe en stelde graag twee oplossingen voor, waaruit men kiezen kon. […] Wat in Altena boeide, was zijn gezonde zelfkritiek en lankmoedigheid op hogere leeftijd, die men in de publicatie op verschillende plaatsen vindt”).
   En 2014, les héritiers d’Altena invitèrent le Rijksmuseum à choisir 46 dessins de Joseph Augustus Knip et un paysage de Jacques de Gheyn avant de mettre les autres dessins de la collection aux enchères.
   Altena avait en stipulé dans son testament que tous les dessins qu’il avait déjà donné et qu'il destinait au Rijksprentenkabinet devaient être estampillés. Le cachet composé des lettres vRA a été dessiné, à la demande de ses héritiers, par la sœur cadette du collectionneur, Mia Pot-van Regteren Altena (voir L.4618). Le dessin est un monogramme semblable à celui que le collectionneur utilisait pour son papier à en-tête, mais plus grand. C’est avec ce cachet, prêté par les héritiers, que le Rijksprentenkabinet a estampillé tous les dessins et que le Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie à La Haye a estampillé, lui, les reproductions réunies par Altena provenant entre autres de l’Institut d’art de l’université d’Amsterdam, mais pas ses notes, sa correspondance et sa documentation. C’est en effet le RKD qui conserve les précieuses archives d’Altena,entre autres les pièces liées à son livre sur les De Gheyn (https://rkd.nl/en/explore/collections/453).
   Enfin, retenons qu’Altena offrit quelques estampes au Rijksprentenkabinet tout au long de sa vie : entre 1920 et 1970, en 1964 puis, à nouveau, en 1969. Après son décès, sa famille proposa les ultimes feuilles au musée. Le Rijksprentenkabinet décida de n’acquérir que les seules estampes qui lui manquaient. Aucune de ces estampes-là ne porte le cachet.
   Un groupe de dessins de l’École hollandaise (11) et italienne (38) fur vendu par les héritiers entre 1990 et 2006 (voir sous Ventes). Ces dessins ne portant pas le cachet décrit ici.
   Les héritiers d’Altena ont donné en 2008 un groupe important de 48 dessins à l’État en lieu et place des droits de succession, après le décès de la veuve du collectionneur. La dation stipulait que ceux-ci devaient impérativement être attribués au Rijksprentenkabinet (pour 11 d'entre eux, voir Schapelhouman et Scholten 2009).
   Quand la décision fut prise par les héritiers de mettre en vente en 2014 et 2015 les dessins et les estampes de la collection, l’idée a germé, en accord avec le Rijksprentenkabinet, de créer un second cachet, qui comporterait le même monogramme que celui réservé aux dessins faisant partie de la collection muséale (L.4618), mais serait présenté, lui, à l’intérieur d’un cercle. Tous les dessins et les estampes décrits dans les quatre catalogues de vente sont bien revêtus de ce cachet.
   À l’occasion de la troisième vente des dessins de la collection, Christie’s a édité un catalogue à part qui reprend la partie sur van Regteren Altena, avec, en fin d’ouvrage, une section intitulée Dessins français et italiens de la Collection van Regteren Altena aujourd’hui au Rijksmuseum, Amsterdam. Dans cette section se trouve une liste illustrée des dessins français et italiens de la collection avec, par ordre alphabétique, le nom des artistes entrés dans la collection nationale en trois temps : 1964, 1981 et 2008. Une liste similaire pour les dessins hollandais et flamands de la collection du Rijksmuseum a été ajoutée à la fin du quatrième catalogue de vente du 13 mai 2015.
    Les 12 albums dans lesquels le collectionneur a intégré les dessins de sa collection en suivant le modèle adopté de Frits Lugt ont été offerts par les héritiers au printemps de 2015 à la Fondation Custodia à Paris.

VENTES
1990, 12 novembre, Amterdam, Christie’s, Dutch, Flemish and German Drawings, nos 68-72 (Dessins de l’École hollandaise. The property of the late Professor I.Q. van Regteren Altena).
2000, 8 novembre, Amsterdam, Sotheby’s. Old Master Drawings, nos 45-50 (Dessins de l’École hollandaise. Property of the Heirs of the late Professor I.Q. van Regteren Altena).
2001, 11 juillet, Londres, Sotheby’s. Old Master Drawings, nos 5-17 (Dessins de l’École italienne. Property of the Heirs of the late Professor I.Q. van Regteren Altena).
2006, 5 juillet, Londres, Sotheby’s Old Master Drawings, nos 18-41 (Dessins de l’École italienne. Property of the Heirs of the late Professor I.Q. van Regteren Altena)
2014, 10 juillet, Londres, Christie’s, The I.Q. van Regteren Altena Collection Part I. Dutch and Flemish drawings from the Renaissance to the Golden Age. No 1, total : 13 302 225 £ (16 555 591 €), dont no 9, Peter Paul Rubens, Samson et Delilah, au verso des études d’hommes : 3 218 500 £ ; no 22, Hendrick Goltzius, Étude d’une main : 2 658 500 £ ; no 24, Jacques II de Gheyn, Hêtre partiellement couvert de feuilles : 1 142 500 £ ; no 27, Jacques II de Gheyn, Canal et pont vus à vol d’oiseau : 782 500 £ ; no 47, Gerbrand van den Eeckhout, Africain assis tenant un parasol : 410 500 £. Avec une introduction de Peter Schatborn, ‘I.Q. van Regteren Altena (1899-1980). Art historian and collector: a personal view’ (3 pp.)
2014, 10 décembre, Amsterdam, Christie’s, The I.Q. van Regteren Altena Collection Part II. Dutch and Flemish drawings from 1500 to 1900. Nos 269 et 239 : lots vendus pour un total de 2 573 725 €. Avec une introduction (pp. 8-11).
2015, 25 mars, Paris, Christie’s, Dessins anciens incluant la collection I.Q. van Regteren Altena. III : Écoles française et italienne. Nos 1-92 et planches 1-11 (dessins vendus en lots).
2015, 25 mars, Paris, Christie’s, Dessins anciens incluant la collection I.Q. van Regteren Altena. III : Écoles française et italienne. Nos 1-92 et planches 1-11 (dessins vendus en lots).
2015, 13 mai, Amsterdam, Christie’s, The I.Q. van Regteren Altena Collection Part IV : Dutch and Flemish Drawings from 1500 to 1900. Nos 1-293 et planches 1-17, pp. 8-9, introduction, et pp. 192-203, ‘Dessins hollandais et flamands de la collection I.Q. van Regteren Altena au Rijksmuseum’ (pour la plupart illustrés).

SOURCE
Dictionary of Art Historians, s.v. Regteren Altena, I.Q., site en ligne http://www.dictionaryofarthistorians.org/regterenaltenai.htm (consulté le 21 mars 2014).

BIBLIOGRAPHIE
K.G. Boon, ‘Bij het afscheid van J. Q. van Regteren Altena’, Bulletin van het Rijksmuseum, 10, 1962, 2-3, pp. 52-55.
I.Q. van Regteren Altena, Vereeuwigde Stad. Rome door Nederlanders getekend 1500-1900, s.l. 1964.
Amsterdam 1970 : Italiaanse Tekeningen uit een Amsterdamse Collectie, cat. de K.G. Boon (dir.), Amsterdam, Rijksmuseum, 1970 (140 nos).
Rotterdam-Paris-Bruxelles 1976-1977 : Kabinet van tekeningen. 16e en 17e eeuwse Hollandse en Vlaamse tekeningen uit een Amsterdamse verzameling, cat. de J. Giltay en collaboration avec A.W.F.M. Meij et I.Q. van Regteren Altena, Rotterdam, Museum Boymans-van Beuningen ; Paris, Institut Néerlandais ; Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert Ier, Gent 1976.
J.M. Hemelrijk, ‘Prof. Dr. I.Q. van Regteren Altena †’, Medelingenblad Vereniging van Vrienden van het Allard Pierson Museum, no 21, décembre 1980, p. 1.
K.G. Boon, ‘I.Q. van Regteren Altena (1899-1980)’, The Burlington Magazine, 123, 1981, pp. 359-360.
Comité de la rédaction, ‘I.Q. van Regteren Altena (1899-1980)’, Oud Holland, 95, 1981, pp. 1-2.
J.W. Niemeijer, ‘Keuze uit de aanwinsten van het Rijksprentenkabinet’, Bulletin Rijksmuseum, 29, 1981, 3, pp. 163-182.
A.J. Elen, ‘Het verzamelen van oude Italiaanse kunst in Nederland sedert 1900’, Incontri. Rivista europea di studi italiani, 8, 1993, 3-4, pp. 195-223, à la p. 211-212.
Amsterdam 1995 : In de ban van Italië. Tekeningen uit een Amsterdamse verzameling, cat. d’I. Oud, avec une introduction de M. Jonker et une de M. Schapelhouman, Amsterdam, Amsterdams Historisch Museum, 1995.
M. Schapelhouman en F. Scholten, 'Acquisitions. Eleven Drawings and a Statue. A Selection from the Van Regteren Altena Collection', Bulletin van het Rijksmuseum, 57, 2009, 1, pp. 88-111.
J.F. Heijbroek, Frits Lugt 1884-1970. Leven voor de kunst. Biografie, Bussum-Paris 2010, s.v. Regteren Altena, J.Q.
G. Luijten ‘De verzameling van Regteren Altena. Tekeningen voor Nederland behouden’, Bulletin van de Vereniging Rembrandt, 24, 2014, 3, pp. 11-17.
E. Boeles, 'De platenkamer van de Universiteit van Amsterdam / The Amsterdam University 'platenkamer' (image library)', RKD Bulletin, 2014, 2, pp. 3-13.


Date de mise en ligne : janvier 2015 ; dernière mise à jour : août 2015.


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