numéro
L.4816
intitulé de la collection
Beauharnais, Eugène Rose
technique marque estampée, encre
couleur noir
localisation recto
dimension 10 x 11.5 mm (h x l)
  • depuis 2010

EUGÈNE ROSE DE BEAUHARNAIS (Paris 1781-Munich 1824), vice-roi d’Italie. Sur des estampes commandées par lui.

Eugène Rose de Beauharnais est le fils du général Alexandre de Beauharnais et de Marie-Josèphe Tascher de la Pagerie, plus connue sous le seul prénom de Joséphine que lui donna son second époux, Napoléon Bonaparte. Fils adoptif de Napoléon, qu’il accompagne lors de ses campagnes d’Italie et d’Égypte, Eugène est parfois donné comme Eugène Napoléon. Nommé général en 1804, puis prince de l’Empire et vice-roi d’Italie en 1805, il se marie l’année suivante avec Augusta-Amélie de Bavière (1788-1851), fille aînée du roi Maximilien Ier Joseph de Bavière. En 1807, il reçoit le titre de prince de Venise, puis, en 1810, celui de grand-duc de Francfort. Il fut vice-roi d’Italie du 7 juillet 1805 au 20 avril 1814. Il se fait distinguer en 1812 dans la campagne de Russie, mais après la première capitulation de Napoléon, se retire en Bavière où il reçoit en 1817 le titre de prince d’Eichstätt et duc de Leuchtenberg.
Ce cachet figure au recto en bas à gauche sur une épreuve du premier état de la gravure à l’eau-forte et au burin de Giuseppe Longhi d’après le tableau du baron François Pascal Simon Gérard, Portrait d’Eugène Beauharnais, vice-roi d’Italie, 1813 (Boston, Museum of Fine Arts, inv. M12892. Au verso, on peut voir également le cachet de la donation Kidder, L.1570, et celui du musée, L.1868). Cette estampe est rare selon Charles Le Blanc car, relève-t-il, « l’estampe n’était pas passée dans le commerce, mais ayant été donnée en présent par le prince, qui la fit graver » (Manuel de l’amateur d’estampes, t. 2, Paris 1856, Giuseppe Longhi, no 24). Cette circonstance nous conduit à penser que les lettres E N appartiennent bien au prince Eugène de Beauharnais, l’estampe étant en effet intitulée Eugenio Napoleone di Francia Vice Re d'Italia. Le portrait gravé montrant Beauharnais, en pied, en costume de vice-roi d’Italie, a été commandé à sa propre initiative. Jamais passé dans le commerce, il était offert par le prince lui-même.
Ceci pose à nouveau le problème de l’identification du cachet décrit sous L.1956, que nous pensions pouvoir mettre en rapport avec Eugène de Beauharnais. Il semble en effet peu probable que le prince ait utilisé deux cachets différents. La présence de ce cachet sur deux gravures exécutées en France et la troisième, en Italie, d’après les portraits de Gérard, soulève la question de la commande des planches qui demeure, dans l’état actuel de nos connaissances, sans réponse. L’association du cachet L.1956 avec Napoléon suggérée par Lugt reste dès lors valable.


Date de mise en ligne : février 2016.


Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia