numéro
L.4955
intitulé de la collection
Grigorescu, Nicolae
technique marque estampée, encre
couleur noir, rouge, violet
localisation recto
dimension 5 x 9 mm (h x l)
  • depuis 2010

NICOLAE GRIGORESCU (Pitaru 1838-1907 Câmpina), artiste. Sur les dessins de son atelier.

Nicolae Grigorescu, peintre et dessinateur, est considéré comme chef de fil de la peinture roumaine moderne. Issu d’une famille modeste, il travailla d’abord comme apprenti chez un peintre d’icônes, avant de décorer plusieurs églises orthodoxes, notamment celles de Zamfira et d’Agapia.
En 1861, il obtient une bourse pour étudier à l’étranger. Il vient alors à Paris où il fréquente d’abord l’atelier de Charles Gleyre, avant d’entrer en 1862 à l’École des Beaux-Arts comme étudiant de Sébastien Cornu. Au cours de cette période, Grigorescu rencontre des peintres de l’École de Barbizon et s’installe à Barbizon dans la forêt de Fontainebleau. Il participe à l’Exposition Universelle de 1867 et aux Salons de 1868 et 1869.
En 1869, Grigorescu retourne en Roumanie où il obtient plusieurs commandes de portraits et se spécialise dans la représentation de la vie rurale roumaine ainsi que dans le paysage. Il y est un des peintres les plus actifs, exposant régulièrement à Bucarest aux expositions officielles, ainsi qu’aux Expositions Universelles de Paris (1889) et de Vienne (1873). Il rencontre également le succès avec des expositions personnelles en Roumanie, comme en France où il se rend encore régulièrement. Toutefois, sa touche large et libre n’est pas toujours appréciée par les partisans du style académique.
Grigorescu révolutionna la peinture roumaine, encore marquée à l’époque par une forte tradition byzantine, en assimilant le réalisme français et en prônant le travail en plein air.
En 1873 et 1874, il voyage en Italie, Athènes et Constantinople. Entre 1877 et 1878, il est témoin, en tant qu’artiste de guerre, des actions militaires roumaines perpétrées au cours de la guerre russo-roumano-turque. Les dessins et les tableaux qu’il fait pendant et suite à cette guerre d’Indépendance, lui valent d’être considéré comme peintre national. Il meurt en 1907 à Câmpina, où il s’était fait bâtir une maison aujourd’hui musée mémorial (la maison a été reconstruite après avoir été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale).
Dessinateur prolifique, Grigorescu a travaillé au fusain surtout, déployant une technique personnelle qui combinait estompe et lavis. En tant que reporter artistique de la guerre de 1877-1878, et sous la pression d’événements qui se succédaient à toute allure, son dessin se transforma en une sorte d’écriture picturale.
Après son décès, son fils, Gheorghe Grigorescu, fit apposer ce cachet rectangulaire sur les dessins trouvés dans l’atelier de l’artiste. La marque mesure environ 5 x 9 mm (nous n’avons pas les mesures exactes).

BIBLIOGRAPHIE
G. Oprescu, Grigorescu desinator, Bucarest 1941.
G. Oprescu, R. Niculescu, N. Grigorescu, 2 vol., Bucarest 1961-1962.
Bucarest 1984-1985 : Nicolae Grigorescu : pictură, grafică, cat. d’I. Beldiman et de G. Cosma, Bucarest, Muzeul de Artă al Republicii Socialiste Romănia, 1984.
C. Macovei, Nicolae Grigorescu, s.l. [Londres] 1999.
Agen – Barbizon 2006 : Nicolae Grigorescu, 1838-1907 : itinéraire d’un peintre roumain de l'École de Barbizon à l'impressionnisme, cat. de M.-D. Nivière et M.-T. Caille, Agen, musée des Beaux-Arts de Barbizon, musée départemental de l’École de Barbizon, 2006.
Bucarest 2008 : Grigorescu şi pictorii-gravori ai şcolii de la Barbizon, cat. de M. Vida, Bucarest, Muzeul Naţional de Artă al României, 2008 (voir la p. 6. pour le cachet d’atelier).
Bruxelles 2011-2012 : Nicolae Grigorescu (1838-1907). L’âge de l’Impressionnisme en Roumanie, cat. de M. Enache et V. Iancu, Bruxelles, Hôtel de ville, Milan 2011.


Date de mise en ligne : septembre 2016.


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