numéro
L.5101
intitulé de la collection
Eekelen, Pim van
technique marque estampée, encre
couleur bleu
localisation verso
dimension 12.5 x 12.5 mm (h x l)
  • depuis 2010

PIM VAN EEKELEN (Amsterdam 1923-1984), psychologue, numismate et collectionneur, Pays-Bas. Estampes et dessins.

Ce cachet vE dans un cercle serait la marque d’un collectionneur néerlandais, Willem Frederik, dit Pim van Eekelen, dont nous savons très peu de choses. Un court article de Karel Soudijn nous donne heureusement quelques renseignements et nous permettent de savoir que Pim van Eekelen était psychologue et qu’il a entre autres travaillé comme chef du département de psychologie du Raadgevend Efficiency Bureau Bosboom en Hegener N.V. à Amsterdam et publié plusieurs articles dans ce domaine. Il a également fait partie du conseil de l’Institut néerlandais des psychologues (Nederlands Instituut van Psychologen) et a collaboré à l’édition de la revue de l’Institut.
Van Eekelen a collectionné des estampes, mais, faute de place, commença plus tard selon Karel Soudijn à acquérir des monnaies puis des médailles. À partir de 1979, Van Eekelen a publié plusieurs articles sur des médailleurs néerlandais contemporains dans la revue De Beeldenaar. Mentionnons également deux articles de sa main sur quelques graveurs modernes : ‘Het grafisch werk van Frederika Broeksmit’, Kunst Laaft, juin 1980, 5 ; ‘Het grafisch werk van Thérèse Schwartze, Inleiding en oeuvrecatalogus’, Kunst Laaft, janvier 1983, 8. En 1968, le collectionneur a fait don d’une série d’estampes de Hans I Collaert d’après Lambert Lombard des Sept Vertus au Rijksmuseum d’Amsterdam (inv. RP-P-1968-256 à 263).
Dix ans après son décès, sa collection d’estampes aurait été vendue dans plusieurs ventes aux enchères au cours des années 1995/1996 à La Haye, chez Glerum, la vente du 28 février 1995 par exemple, ou encore celle du 4 mars 1996. Son ami, l’artiste Desjardine, aurait acheté une grande quantité d’œuvres lors de ces ventes (selon la base de données du RKD : https://rkd.nl/nl/explore/artists/472100 ).
La marque a été repérée sur des estampes anciennes (une gravure de Michael Burghers d’après Anthony van Dyck, par exemple, Portrait de François Junius, Amsterdam, Rijksmuseum, inv. RP-P-1999-27) ; des feuilles du XIXe siècle (Francis Seymour Haden, Kew Railway Encroachment, id., inv. RP-P-1996-105), mais, surtout, sur des estampes néerlandaises du XXe siècle. En effet, il avait un véritable goût pour les graveurs contemporains.
On sait moins, en revanche, que Pim van Eekelen a également rassemblé plusieurs dessins de toutes les écoles et de toutes les époques, qui portent également sa marque (Washington, National Gallery of Art, inv. 2009.91.1 comme anonyme florentin XVe siècle).

BIBLIOGRAPHIE
K. Soudijn, ‘Herinneringen aan W.F. van Eekelen’, De Beeldenaar, 2001, 6, pp. 248-250.


Date de mise en ligne : août 2017.


Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia