numéro
L.85
intitulé de la collection
Coypel, Antoine
technique marque écrite, encre
couleur brun
localisation
dimension
  • 1921
  • depuis 2010
A. COYPEL (1661-1722), peintre, « garde des tableaux et dessins du Roi », Paris. Dessins.
 
Il n'est pas impossible que ces initiales appartiennent à Antoine Coypel et désignent des dessins provenant de sa collection particulière (voir L.478)
ANTOINE COYPEL (1661-1722), peintre, « garde des tableaux et des dessins du Roi », Paris. Dessins anciens.
 
En 1921, Lugt avançait l'hypothèse que ces initiales étaient peut-être celles du peintre Antoine Coypel portées sur des dessins de sa collection personnelle. Ces initiales ont été signalées sur un dessin passé dans le commerce d'art (vente 2003, 27 mars, Paris, Piasa, n° 16 comme école florentine du XVIIe siècle) et l'on peut les comparer avec les initiales apposées par Antoine Coypel au bas d'une pièce d'archive aujourd'hui conservé au Centre historique des Archives nationales à Paris (Minutier central, ét. XXVI, 271). Les initiales répertoriées sous le L.478 ne sont plus, quant à elles, attribuées à Antoine Coypel, mais rendues à Claude Delamotte, architecte et intendant général des Bâtiments du roi. Notons aussi que, selon Lina Propeck, Charles-Antoine Coypel (1694-1752) a légué au roi les dessins originaux de son père, Antoine Coypel, ainsi que sa collection personnelle de dessins italiens ; tous ces dessins présentent un montage bleu chiné avec une bande dorée à l'éclat par endroits altéré et cernée d'un large trait d'encre noire ; cette bande dorée dégage autour du dessin une marge claire.
Ceux qui s’intéressent aux implications de la présence de ces marques sur les dessins (provenance de ceux-ci, datation des montages, etc.) consulteront la bibliographie avec profit.

 
BIBLIOGRAPHIE
L. Propeck, L. Lhinares, 'Signatures, marques et paraphes administratifs des dessins du Louvre, 1671-1796', La Revue du Louvre et des musées de France, 2003, n° 2, pp. 46-49.
I. Julier, L. Propeck, ‘Du cabinet du roi au musée. Monter, exposer : l’exemple des dessins recto verso’, Support Tracé. Revue de l’association pour la recherche scientifique sur les arts graphiques, 2009, n° 9, pp. 73 – 81. 

L. Propeck, ‘Le Cabinet des dessins du Roi 1671-1797’ et ‘De l’inventaire Morel d’Arleux au livre des entrées’, dans Histoire du Louvre, sous la dir. de G. Bresc-Bautier, G. Fonkenell et al. (à paraître).
 
 
Date de mise en ligne : mars 2010 ; dernière mise à jour : juin 2011.
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia