numéro
L.238a
intitulé de la collection
Bertin, François Edouard
technique marque estampée, encre
couleur noir
localisation recto
dimension 3 x 22 mm (h x l)
  • 1956
  • depuis 2010
F. E. BERTIN (1797-1871), peintre et journaliste, Paris. Sur ses propres dessins.
 
François Edouard Bertin fut élève de Girodet-Trioson, Bidault et Ingres. Surtout peintre de paysages il se détacha de l'Académisme et revint à la nature elle-même. Directeur du Journal des Débats créé par son père, dit Bertin aîné, bien connu par le portrait peint par Ingres.
 
 

ÉDOUARD FRANÇOIS BERTIN (Paris 1797-id. 1871), peintre et journaliste, Paris. Sur ses propres dessins.

Édouard Bertin séjourne en Italie en même temps que Corot et Caruelle d’Aligny. Il voyage en Sicile, en Grèce, en Asie Mineure, en Turquie, en Égypte, et parcourt la Belgique, la Hollande, l’Allemagne, la Suisse, l’Espagne et la France. De tous ces pays il rapporte des portefeuilles entiers de dessins d’études de paysages. Certains d’entre eux ont été lithographiés pour l’album Souvenirs de voyage qu’il publie en 1852-1853.
Il succède à son frère Armand, après sa mort en 1854, à la direction du Journal des Débats, alors un des journaux les plus influents de la capitale, et devient une figure éminente du monde des lettres, des affaires et de la politique, tenant un Salon et poursuivant son œuvre.
Charles Clément nous informe dans l’article ‘Paysagistes français contemporains’ qu’il publie dans son Étude sur les Beaux-Arts en France (Paris 1865) et dans sa préface au catalogue Tableaux et dessins d’Édouard Bertin exposés à l’École des Beaux-Arts (Paris 1872), que son œuvre entier est composé de « plus de 3 500 tableaux ou dessins ».
En 1872, la veuve de l’artiste décide d’offrir dix-huit dessins à l’École des Beaux-Arts et, la même année, différents musées reçoivent des œuvres de l’artiste : ainsi les musées d’Amiens, de Lille, d’Orléans, et de Chartres. La Vue prise à Lauterbrunnen (inv. 3444) et la Vue prise à Nepi (inv. 3445) ont ainsi été choisies par Camille Marcille pour ce musée de Chartres dont il a alors la charge, avant que celui-ci ne s’enrichisse en 1940 de 136 dessins provenant du legs de M. Dulong de Rosnay (L.3765) « qui constitue assurément le plus bel ensemble d’œuvres de cet artiste connu à ce jour » (Grunchec, 1980, p. 139).
Le musée de Beauvais s’est quant à lui enrichi, par le biais de Marie-Joseph Boudot-Lamotte, de vingt-et-un dessins hérités de Maurice Boudot-Lamotte qui lui-même avait acheté à la galerie Heim en 1908 un lot de 108 dessins de l’artiste, alors dédaigné, pour la somme de 400 francs.
Le Louvre, qui possédait déjà plusieurs dessins d’Édouard Bertin, en a reçu deux en 1915 des neveux et de la nièce de madame Édouard Bertin, en mémoire de leur tante (RF 4244, RF 4245).
Le catalogue de la vente posthume de Louise Bertin, sœur de l’artiste, comporte neuf peintures et quelques dessins (vente 1877, 13-15 juin, Paris, nos 6-14, nos 43-61).
Le cachet ÉDOUARD BERTIN date certainement de 1872 puisqu’on peut noter que les dessins donnés à l’École des Beaux-Arts et aux musées d’Amiens et de Chartres en 1872, et exposés peu auparavant à la rétrospective des Beaux-Arts, le portent.

BIBLIOGRAPHIE
Paris 1872 : Tableaux et dessins d’Édouard Bertin exposés à l’École des Beaux-Arts, Paris, École des Beaux-Arts, 1872.
Beauvais 1979-1980 : Donation M.J. Boudot-Lamotte, cat. de J. Thuillier, Beauvais, musée départemental de l’Oise, 1979.
Ph. Grunchec, ‘Édouard Bertin (1797-1871). Sa participation au prix de Rome et des dessins au musée de Chartres’, La Revue du Louvre, 1980, 3, pp. 138-146.


Date de mise en ligne : avril 2015.


Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia