numéro
L.285
intitulé de la collection
Boudin, Eugène
technique marque estampée
couleur
localisation recto
dimension 6 x 37 mm (h x l)
2 renvois  
  • 1921
  • 1956
E. BOUDIN (1824-1898), peintre, Paris. Sur ses propres œuvres à la vente de son atelier.
 
Eugène-Louis Boudin naquit à Honfleur. Son père, ancien marin de l'état, puis pilote d'un bateau de la ligne Honfleur - Le Havre, ayant pris sa retraite, ouvrit au Havre une petite boutique de papeterie et encadrements. C'est là qu'Eugène Boudin fit connaissance, vers 1846, de Troyon, Millet, Eug. Isabey, qui reconnaissant les dispositions du jeune papetier, l'encouragèrent à embrasser la carrière de peintre.
Une pension que lui servit pendant trois ans la ville du Havre, lui permit de compléter son éducation artistique. Le milieu dans lequel il était né, le spectacle qui s'était offert à ses yeux, dès l'enfance, expliquent assez qu'il ait surtout représenté la mer, les côtes normandes d'abord, puis, après ses voyages, celles de Bretagne, du nord, du midi, Venise, des scènes de la vie de pêcheurs, l'animation des plages mondaines. Eugène Boudin exposa d'abord à Rouen (1856), puis au Havre (1857) et à Paris (de 1859 à 1897). Se sentant près de sa fin, il voulut revoir la mer, sa grande inspiratrice, et c'est à Deauville qu'il rendit le dernier soupir. Pour plus de détails voir G. Cahen, Eugène Boudin, sa vie et son œuvre (1900). Helleu, dans une vivante pointe sèche, l'a représenté peignant en plein air, près d'une jetée. Après son décès, une exposition de ses œuvres fut organisée à l'Ecole des Beaux-Arts (9-30 janvier 1899, catalogue avec supplément, tableaux 364 nos, pastels 73 nos, aquarelles 20 nos). D'autres expositions eurent lieu les 8 juillet 1889, 15 décembre 1898, 12 novembre 1900. Eugène Boudin, grand travailleur, laissait un nombre important d'études peintes et dessinées. Sa famille offrit une partie des premières à la ville du Havre, et des secondes à l'état, pour être réparties entre le Musée du Luxembourg à Paris, et les musées provinciaux. L'autre partie passa en vente publique (voir ci-dessous). Le catalogue de la vente indique que les tableaux non signés portent l'une des deux griffes reproduites ci-contre [L.285 et L.286] ou le timbre L.828.
 
VENTE (après décès) : 1899, 20-21 mars, Paris (experts Durand-Ruel, Allard et Bonjean). Atelier. Catalogue avec préface d'Arsène Alexandre, 289 nos dont 281 pour les œuvres de Boudin (tableaux 125, aquarelles 99, pastels et dessins 57) et 8 pour des dessins ou aquarelles de Corot (1) 300 fr., Jongkind (1), Vue de Dordrecht 1020 fr., Millet (1), Ed. Morin (4), Daumier (1 n° de 3 dessins à l'encre de chine 210 fr.). Beaucoup des aquarelles, dessins et pastels de Boudin ne firent pas plus de 150 fr., avec 60 à 100 fr. comme prix moyen. Citons, de cette série, les plus fortes enchères : Aquarelles : Rotterdam 645 fr., Daoulas (1867) 300 fr., Anvers 260 fr., Scheveningue 210 fr., Pastels et dessins : Etudes de Ciel 305, 200 et 205 fr., Marine, laveuses à Trouville 245 fr., la Plage à Trouville 300 fr. - Produit 85.675 fr.
Signalons de plus les 2 ventes suivantes, de peintures, aquarelles et dessins d'Eugène Boudin : 19 avril 1888 (expert P. Detrimont, 101 nos) et 31 mars 1900 (expert Moline, 83 nos). Déjà en 1868, 1877, 1878 et 1879 Boudin avait fait faire des ventes de ses œuvres.
 
E. BOUDIN, Paris.
 
Signalons, sur l'artiste, les monographies de Cl. Roger-Marx, Paris, 1927, de L. Cario, Paris, 1928 et de Ruth L. Benjamin (vers 1937), puis l'article de F. Barazzetti dans Beaux-Arts, 12 juillet 1935.
 

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