numéro
L.461
intitulé de la collection
Corot, Camille
technique marque estampée, encre
couleur rouge
localisation recto
dimension 11.5 x 19 mm (h x l)
6 renvois  
  • 1921
  • 1956
  • depuis 2010
J. B. C. COROT (1796-1875), peintre, Paris et Ville-d'Avray. Sur les dessins de sa vente après décès.
 
Sur Jean-Baptiste-Camille Corot, le célèbre paysagiste français, des détails seraient ici superflus. Il suffira de rappeler que le maître, d'une si prodigieuse force de travail, atteignit la soixantaine sans voir son talent reconnu par ses contemporains. Par suite il vendit peu, garda son œuvre presque entier dans son atelier et rachetait même souvent des œuvres de jeunesse. Ce n'est qu'à partir de 1867 que son art devient universellement admiré et populaire, mais huit ans plus tard le peintre mourut. On comprend donc qu'il y ait eu peu de ventes d'atelier offrant un plus beau choix de l'œuvre d'un artiste. Elle ajouta un peu plus de 400.000 fr. à son héritage déjà considérable. « Outre les œuvres de Corot lui-même, dont les tableaux études, esquisses, dessins, albums, et croquis, comprenaient 602 nos, on vendit sous la rubrique « Collection particulière de M. Corot » une quantité de tableaux, dessins, gravures et objets divers (plus de 300 nos). La camaraderie et la munificence avaient formé cette « collection » de Corot, où l'on trouve simultanément Daumier et Aligny, Jongkind et Lapito, Jules Dupré et Léon Fleury. La composition de cette « galerie » ne saurait fournir d'indication sur les goûts de son propriétaire qui, dans ses acquisitions ou ses échanges, obéissait bien plutôt à des raisons de sentiment qu'à des considérations purement artistiques. » (E. Moreau-Nélaton et A. Robaut, Histoire de Corot et de ses œuvres, 1905).
Le catalogue des ventes Corot indique que chaque tableau, étude, dessin, etc. portait, suivant sa dimension, l'une des marques reproduites [L.460 et L.461].
 
VENTE
1875, 25 mai et jours suivants, Paris (experts Durand-Ruel et Mannheim). Atelier. Catalogue par son ami intime et admirateur, Alfred Robaut. La vente se fit en trois parties, à savoir :
 
I. 26-28 mai. Tableaux et études terminées, nos 1 à 223.
II. 31 mai-2 juin. Tableaux, études, esquisses, dessins, albums de croquis, reproductions de ses œuvres. Nos 224 à 602. La moyenne des prix des dessins ne s'éleva pas à plus de 50 fr.
III. 7-9 juin. Collection particulière de Corot. Tableaux, dessins, eaux-fortes, gravures, lithographies, livres, curiosités.
J. B. C. COROT, Paris et Ville-d'Avray.
 
Les marques que nous avons reproduites au volume principal, L.460 et L.461, semblent avoir servi surtout pour les peintures. Pour les dessins, on a employé de préférence la marque que nous reproduisons au L.460a. L'autre marque, L.461a, est une imitation dont il faut se méfier. Selon certains spécialistes il en existe une autre, fort semblable, peut-être de dimension différente. Remarquons les différences essentielles suivantes. Dans le vrai (L.460a) le bas du jambage du C dépasse l'O qui suit, et la barre du T est en biais, de gauche à droite. Dans le ou les faux (L.461a), le C ne dépasse pas l'O, et la barre du T est horizontale.

JEAN-BAPTISTE-CAMILLE COROT (Paris 1796-Ville-d’Avray 1875), peintre, Paris et Ville-d’Avray. Sur les peintures de sa vente après décès.

En 1921, Lugt donnait l’illustration de deux cachets, L.460 et L.461, reproduits dans le catalogue de la vente 1875 recopiant la note qui indiquait que « chaque Tableau, Étude, Dessin, etc., porte, suivant sa dimension, la marque des Estampilles ci-dessous ». Mais, en 1956, il indiquait dans son Supplément que ces deux cachets semblaient avoir surtout servi pour les peintures et donnait une illustration plus fidèle du cachet figurant sur la plupart des dessins (L.460a). Il faut noter qu’à notre connaissance certains tableaux portent au verso un cachet de cire comparable à celui apposé sur les albums de dessins (L.3905).
Pour les dessins et une bibliographie sélective, voir la notice L.460a.

 

Date de mise en ligne : juin 2011.


Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia