numéro
L.461b
intitulé de la collection
Corot, Camille
technique marque estampée, encre
couleur noir
localisation recto
dimension 4 x 18 mm (h x l)
6 renvois  
  • 1956
J. B. C. COROT (1796-1875), peintre et graveur, Paris. Sur ses autographies.
 
Cette griffe spéciale, imitant la signature du maître, a été apposée sur les épreuves de 2e état (pas sur les 1ers états) de 5 des 12 autographies de Corot publiées en un cahier par les soins de A. Robaut (voir L.2140c et L.2140d), et décrites par L. Delteil Le Peintre Graveur Illustré, V, 1910, nos 19, 21, 22, 23, 24. Pour ces cinq pièces la présence de la griffe est le seul signe du 2e état ; il n'y a aucune différence dans les travaux mêmes ; les épreuves avant l'apposition sont très rares, de quelques-unes seulement 4 ou 5 épreuves sont connues. Les autographies de Corot sont au nombre de 16, dont 12 éditées dans le cahier signalé ci-dessus sous une couverture imprimée que nous avons décrite en partie à notre L.668g et qui mentionnait de plus : « Douze Croquis & Dessins Originaux sur papier Autographique par Corot tirés à Cinquante Exemplaires ... » Dans sa « notice » dans le même cahier, datée Paris, Septembre 1872, Robaut disait encore «  ... de M. Corot ... Douze dessins ... dessinés sur papier autographique par lui-même & reportés par nous directement sur la pierre ». De cette partie moins connue de l'œuvre du maître, Delteil a écrit (op. cit. p. 5 de la notice biographique) : « Les autographies de Corot sont tout particulièrement adorables, elles renferment au plus haut degré, les qualités de charme, de style et de science naïve propres à Corot. Sur ce papier préparé pour le report sur pierre, le maître s'est senti plus à l'aise que sur le cuivre ou sur le verre ... » Et l'auteur dans sa description du n° 19 dit : « Notons, à titre de curiosité, que le cahier complet des autographies, soit 12 planches, se vendait 16 fr. à la vente Alf. Sensier en 1877, et 100 fr. à la vente Monnerot en 1884, avec une des planches inédites ». Notons à notre tour par contraste : une seule pièce de cette même série, Le Moulin de Quincy (L.D. 28, n° 11 de la série), vente H. T. Thomas, Paris, 18 juin 1952, 165.000 fr., et la suite complète dans une vente chez Gutekunst et Klipstein, à Berne, mai 1952 : 4100 fr. suisses (environ 400.000 fr.).

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia