numéro
L.542
intitulé de la collection
Gasc, Charles
technique marque estampée, encre
couleur rouge
localisation recto
dimension 14 x 21 mm (h x l)
3 renvois  
  • 1921
  • 1956
  • depuis 2010
Ch. GASC  (vers 1850), Paris. Dessins anciens.
 
Charles Gasc était, selon Thibaudeau un jeune homme qui vendit ses dessins en 1848 pour faire du socialisme. Il aurait habité 9 Champs Elysées. Mais, des annotations qu'il avait l'habitude d'écrire au verso des dessins de sa collection (nom de l'artiste, ses dates, nom de ses maîtres, dimensions du dessin, circonstances de l'acquisition), il ressort qu'il s'est remis à collectionner vers 1860. Il était frère du collectionneur Paul-Emile Gasc (L.1131), avec lequel Fagan l'a confondu.
 
VENTE : 1865, 17 janvier, Paris (expert Vignères). Dessins anciens de toutes les écoles, et albums de lithographies. 151 nos. Probablement seulement une partie de sa collection. - Produit 953 fr.
 
Ch. GASC, Paris.
 
Voir sa signature au L.1068.

CHARLES GASC (1822 ?-après 1869), Espagne et Paris. Dessins et estampes.

Nous apportons ici quelques précisions sur le collectionneur Charles Gasc, frère de Paul-Émile Gasc (L.1131 et L.851).
Nous ignorons si notre collectionneur et le peintre Charles Jean Gasc, né le 31 janvier 1822 dans le 11e arrondissement, à Paris, sont une seule et même personne. Nous notons cependant que Paul-Émile Gasc est né en 1817 dans ce même arrondissement. Il ne faut pas le confondre avec Charles Gasc, le sculpteur d’ornement, dont nous ne connaissons pas les dates exactes (B. Ducos, ‘Les vitrines de la galerie d’Apollon’ dans G. Bresc-Gautier (dir.), La galerie d’Apollon au palais du Louvre, Paris 2004, pp. 206-208 et 323).
Une lettre de Paul-Émile Gasc au comte de Nieuwerkerke nous apprend que Charles Gasc a été employé dans les chemins de fer en Espagne (Paris, archives des musées nationaux, P 5, 1859, 26 mars).
Tout au long de sa vie de collectionneur, Charles Gasc a reçu des dessins de son frère, Paul-Émile, ou lui en a acheté. Il est tout aussi probable que les frères ont acquis des dessins ensemble ou l’un pour l’autre.
Les nombreuses inscriptions que Charles a portées au verso des dessins qu’il collectionne (L.1068) nous donnent de précieuses indications sur ses achats et le lieu de ses acquisitions. Ses voyages en Espagne (1858 et 1859) et à Londres (1860) sont ainsi par exemple documentés. D’Espagne, Charles rapporta des dessins mais aussi des tableaux et la vente du 30 mars 1860 de Tableaux anciens de diverses Écoles, recueillis en Espagne par M. Gasc, 119 avenue des Champs-Élysées lui revient.
Nous perdons sa trace en avril 1869, après qu’il eut proposé au musée du Louvre un dessin de Raphaël qu’il jugeait autographe et qu’il avait acheté à la vente Woodburn à Londres ‒ opinion mise en doute par Frédéric Reiset (Paris, archives des musées nationaux, D 5, 1869, 26 avril).
Les deux ventes de 1861, celle de janvier et celle d’avril, sont quant à elles le fait de Paul-Émile ; il est toutefois probable que Charles y a placé plusieurs de ses propres dessins.
La marque L.542, assez grande, est probablement la plus ancienne et la moins fréquente. La marque L.543 est plus employée que la L.544.
Une fausse marque contrefaisant la L.543 (L.4661) a été repérée sur des dessins imitant ceux de Jean-Honoré Fragonard, ainsi qu’une fausse inscription, contrefaisant, elle, celle répertoriée sous le numéro L.1068 (L.4662).

BIBLIOGRAPHIE
L. Fagan, Collectors’ Marks, Londres 1883, no 90.
G. Norman, ‘More than 30 'Fragonard' drawings may be fakes’, The Times [Royaume-Uni], 8 mars 1978, p. 1.
G. Norman, ‘When a Fragonard copy looks just too good to be true’, The Times [Royaume-Uni], 9 mars 1978, p. 12.
L. Lhinares, ‘The Brothers Paul-Emile and Charles Gasc as Collectors of Drawings’, Master Drawings, LII, 2014, 1, pp. 95-110.


Date de mise en ligne : mars 2015.


Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia