numéro
L.742
intitulé de la collection
Delâtre, Eugène
technique marque estampée, encre
couleur rouge
localisation recto
dimension 8 x 8 mm (h x l)
4 renvois  
  • 1921
  • depuis 2010
Eug. DELÂTRE (né en 1864), imprimeur et graveur, vit à Paris.
 
Eugène Delâtre, né à Paris, est fils du célèbre imprimeur Auguste Delâtre (voir L.104). Tout jeune, à l'âge de 7 ou 8 ans, alors qu'il était à Londres avec son père, il s'essayait déjà à graver à la pointe sèche. Il prit quelques leçons de dessin et d'aquarelle avec J. L. Brown, et reçut des conseils de son père et des nombreux artistes qui fréquentaient l'imprimerie paternelle. Son œuvre comporte actuellement environ l000 pl., en noir ou surtout en couleurs ; ses sujets préférés sont le paysage et les vues de Paris, particulièrement de Montmartre. On lui doit aussi quelques portraits e. a. celui de son père représenté près de sa presse, examinant une épreuve. Il est associé de la Sté Nationale des Beaux-Arts depuis 1909 (expose à ce Salon), membre de la Sté des Peintres-Graveurs, et de la Sté de la Gravure en Couleurs. Son père, qui l'avait conseillé pour la gravure, en avait fait aussi un maître imprimeur tout désigné pour lui succéder dans la direction du célèbre atelier, maintenant 87 rue Lepic. C'est Eugène Delâtre qui imprime bon nombre des eaux-fortes et pointes sèches des graveurs contemporains. Ses tirages en couleurs sont particulièrement réputés (voir aussi : H. Beraldi, « Eugène Delâtre », Revue de l'Art Ancien et Moderne, juin 1905, et dans la même revue un article de R. Bouyer, du 10 août 1914, publié le 10 oct. 1919).
Sa marque figure sur beaucoup de ses propres gravures (en général dans la marge inférieure), et sur des gravures d'autres artistes, imprimées par lui (en général dans le bas du sujet, dans une partie foncée, la marque est alors peu visible). Il a employé aussi la marque aux initiales de son père (voir L.104).
 

EUGÈNE DELÂTRE (Paris 1864-id. 1938), imprimeur et graveur, Paris. Sur ses estampes et des estampes imprimées par lui.

Eugène Delâtre était également membre de la Société d’Histoire et d’Archéologie du Vieux-Montmartre. Sa dépouille fut d’ailleurs transférée à Montmartre, après avoir été tout d’abord inhumée à Saint-Denis. Jacqueline, fille d’Eugène, légua en 1971 au musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis 326 gravures de Delâtre père et fils.
La marque de Delâtre figure sur des gravures d’autres artistes, imprimées par lui, en général en bas à gauche, et parfois dans le bas du sujet, à l’intérieur d’une partie sombre. Dans ce cas-là, elle est alors peu visible.
Il existe une variante du cachet, où les lettres E D ne sont pas jumelées, mais nous n’avons pas pu en obtenir de photographie. Il existe, enfin, un autre cachet encore, japonisant cette fois, voir L.4903.

BIBLIOGRAPHIE
Inventaire du Fonds français après 1800. Bibliothèque Nationale. Département des estampes, par J. Adhémar et J. Lethève, t. 6, Paris 1953, pp. 168-173.
A. Roussard, Dictionnaire des Peintres à Montmartre. Peintres, Sculpteurs, Graveurs, Dessinateurs, Illustrateurs, Plasticiens aux XIXe et XXe siècles, Paris 1999, s.v. Delâtre, Eugène (http://www.roussard.com/artistes/nouveaux/delatre.html).
D. Lobstein, ‘Delâtre, Eugène’, dans Saur, Allgemeines Künstlerlexikon. Die Bildenden Künstler aller Zeiten und Völker, t. 25, Munich-Leipzig 2000, pp. 385-386.


Date de mise en ligne : juin 2016.


Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia