numéro
L.1023
intitulé de la collection
Keppel, Frederick
technique marque estampée, encre
couleur noir
localisation verso
dimension 6 x 11.5 mm (h x l)
3 renvois  
  • 1921
Frederick KEPPEL (1845-1912), marchand d'estampes, New-York. Estampes.
 
Frederick Keppel appartenait à une famille irlandaise et naquit en Irlande, à Tullow. Il fut élevé en Angleterre puis étudia au Wesley College, Dublin. En 1862 toute la famille, parents et 8 enfants, émigra au Canada, puis aux Etats-Unis. De cette première période de sa vie il raconte lui-même « As in the case of so many other men, the career which I have planned for myself proved to be very unlike that which my actual lifework has been. From early boyhood I had resolved to be a farmer. I loved the country and everything pertaining to it, domestic animals and birds, the wild creatures, vegetation in all its forms. In Canada I worked very contentedly on a farm for about two years and I would probably have remained a Canadian farmer to the present hour were it not that I sustained a hurt which nearly killed me and which put an end to every species of work which required physical strength and endurance. Next after farming I think I liked books best, and so I made my way to New-York and engaged in that most interesting business, a bookseller's. But how did I become a printseller forty years ago ? I never sought such a career and I had no knowledge of fine prints ; but I was pitchforked into it (pitchforks again !) by a quaint and curious occurrence. » Cet événement fut son achat fortuit d'un portefeuille d'estampes, il se tourmentait quant à la manière de s'en défaire et comparait son embarras à celui de la vieille dame qui avait gagné un éléphant à une loterie. Mais il vendit les feuilles avec succès, et sa bonne chance en cette occasion décida sa carrière de marchand d'estampes. Pendant les longues années où il fut à la tête de la maison Keppel & Co., son idéal alla au-delà de son commerce : il voulait propager le goût des beaux-arts en Amérique. Grâce à ses nombreuses relations internationales, qui élargirent son horizon, et grâce à ses dons de conférencier, d'auteur et de critique, il développa considérablement l'intérêt du public pour les arts graphiques. Il publia dans ce but les livrets Keppel ( « Keppel booklets »), écrivit de nombreux articles dans les principaux périodiques et lança le Print-Collector's Quarterly. Il a aussi traduit et augmenté de remarques personnelles, le catalogue de Lebrun des eaux-fortes de Millet. Son intéressant livre The golden Age of Engraving contient une partie de ses articles et souvenirs. Sa curieuse brochure : The gentle art of resenting injuries, being some unpublished correspondence addressed to the author [Whistler] of : « The gentle art of making enemies », est aussi d'une lecture attrayante. C'était un excellent conteur, il possédait ce don caractéristique de l'esprit irlandais.
Cette marque figure sur les estampes anciennes et modernes que son fils David Keppel a données à différents musées (Boston, New-York, Toledo, Columbia University, etc.) en mémoire de son père.
Voir encore au L.1565. Pour un don fait de son vivant à la Public Library de New-York, voir au L.1566.
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia