numéro
L.1051a
intitulé de la collection
Vallotton, Félix
technique marque estampée, encre
couleur bleu, noir
localisation recto
dimension 14 x 8 mm (h x l)
1 renvoi  
  • 1956
F. E. VALLOTTON (1865-1925), peintre et graveur, Paris. Sur ses propres œuvres.
 
Félix Edouard Vallotton, né à Lausanne, se fixa en 1882 à Paris où il fit toute sa carrière, conquit la célébrité et décéda. Naturalisé Français en 1900. A son arrivée il étudia à l'Académie Jullian sous Lefèvre et Boulanger. Mais s'instruisit bien davantage au Louvre, en copiant les maîtres. D'abord graveur, surtout xylographe, produisit des estampes séparées et illustrations de livres (dont celle du 2e livre des Masques, de Rémy de Gourmont, Paris, 1898). L. Godefroy a dressé, dans sa série Monographies des Peintres-Graveurs illustrées, IV, le catalogue raisonné : L'Œuvre gravé de Félix Vallotton, Paris, 1932 (eaux-fortes et pointes sèches 22 nos, lithos 55 nos, bois 146 nos). A fourni des dessins à divers publications et journaux comme l'Assiette au Beurre, Le Canard Sauvage, Le Courrier Français, La Revue Blanche et Le Rire. Depuis 1900 peintre de portraits, fleurs et paysages. Bien des personnalités parisiennes défilèrent devant lui. Vallotton trouva un style clair, qui contraste avec l'impressionnisme de son temps.
Il est l'auteur de La Vie Meurtrière, âpre roman où certains ont voulu voir, à tort, une autobiographie. Certes, quelques épisodes ont leur source dans la vie de Vallotton, mais arrangée, amplifiée, et les autres, le plus grand nombre, sont entièrement imaginés. Détail peu connu : écrivit aussi une pièce drôle, Un homme fort, représentée au « Grand Guignol » en 1907. Aussi d'autres pièces jamais jouées ; il détruisit les manuscrits de plusieurs de celles-ci. A rédigé le catalogue de l'Exposition internationale du Livre moderne à l'Art Nouveau, Paris 1896. Fut l'un des cinq fondateurs du Salon d'Automne, en 1903. A fait quatre sculptures, en 1904. Mélomane, son compositeur préféré était Gluck. On connaît plusieurs portraits du maître, peints ou xylographiés par lui-même. Quelques expositions de ses œuvres : Galerie Bernheim, 1902 (avec Bonnard, Denis, etc.) ; Galerie E. Druet, 1912 et 1929 ; à Berne, Kunsthalle, s. d. (1932). Principaux ouvrages qui lui sont consacrés : Meier-Graefe, F. Vallotton (Paris et Berlin, 1898) ; Hedy Hahnloser-Bühler, F. Vallotton (Zürich, 1927-28, 2 vol.) ; du même, Félix Vallotton et ses amis (Paris, 1936) ; Charles Fegdal, Vallotton (série des Maîtres de l'Art Moderne, Paris, 1931). Actuellement, Francis Jourdain, qui a connu intimement le maître, met la dernière main à un Vallotton fortement documenté (édition Cailler à Genève). Aucune vente d'atelier ne suivit le décès de l'artiste, les œuvres qu'il laissait passèrent directement à ses héritiers, son frère, Paul, marchand d'art à Lausanne, et Rodrigues Henriques, le marchand de tableaux parisien.
Le timbre reproduit, qui offre les initiales f v, et un autre « Atelier F. Vallotton » (voir notre L.2478b), ont été (et le sont encore pour les dessins) apposés par les héritiers sur des dessins et surtout sur les épreuves tirées après la mort de l'artiste, en 193l. Ces épreuves sont de plus numérotées, avec indication du tirage total de la planche ; les planches ont été détruites. Les épreuves tirées du vivant de Vallotton sont en général signées et numérotées (sauf des épreuves d'essai) mais sans indication du nombre du tirage, et sans les timbres.
Il existe, pour les peintures, deux timbres : F. VALLOTTON, et une date, l'un en 6 cm., l'autre en 3 cm., apposés au recto.
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia