numéro
L.1223
intitulé de la collection
Vallardi, Giuseppe
technique marque estampée, encre
couleur bleu
localisation recto
dimension 9 x 6 mm (h x l)
1 renvoi  
  • 1921
  • 1956
G. VALLARDI (1784-1863), marchand d'estampes et dessins.
 
Giuseppe Vallardi (le nom de Vallardi est attaché à un dictionnaire des graveurs paru en 1821 sous le titre : Catalogo dei piu celebri intagliatori, etc.), était conseiller artistique de la Bibliothèque Ambrosienne à Milan et conservateur honoraire du Cabinet Archinto, de la même ville. En 1856. il vendit au Musée du Louvre, au prix de 35.000 fr., un volume très important contenant 378 dessins que l'on croyait alors être presque tous de Léonard de Vinci, mais reconnus depuis comme de Pisanello ; ce recueil provenait des collections Anguisciola, Resta, Monti et Stef. M. Pezzoni. Beaucoup de ses dessins italiens vinrent aussi au Cabinet de Berlin. Une partie de sa collection, notamment ses estampes de Rembrandt, passa dans le cabinet de son neveu, le chevalier A. D. de Turin, Cabinet dispersé en 1860, dans les deux ventes dont compte-rendu ci-dessous. En 1830 il publia un catalogue de ses tableaux, rédigé et illustré par lui-même ; dans la même année parut l'ouvrage Disegni originali di Leonardo da Vinci incisi da C. G. Gerli, avec notes intéressantes de Vallardi qui, en 1855, publia et commenta les dessins que lui-même possédait du maître. Son importante galerie de tableaux, commencée vers 1790, par l'un de ses ancêtres, et qui s'était enrichie en 1796 et en 1814, à la faveur des événements politiques, de belles pièces provenant d'églises et de monastères supprimés, ou de familles patriciennes et princières, passa en vente à Paris, le 2 mars [corr. suppl. 1956 : 20 mars] 1857, (expert Laneuville ; 97 nos, dont quelques gouaches ; produit 53.000 fr.).
Son portrait dessiné par Andrea Appiani se trouve à l'Académie de Venise.
 
VENTES
I. 1860, 23-25 février, Paris (expert Clément). Estampes anciennes des écoles allemande, française, hollandaise et italienne, composant le cabinet de M. le chevalier A. D. de Turin (ainsi qu'il ressort du catalogue suivant, Vallardi était l'oncle du chevalier A. D.), 367 nos, pièces de Aldegrever, Beham (25 nos), Berchem, Bolswert, Dürer, (31 nos e. a. L'homme de douleur, B. 21, 200 fr., L'effet de la jalousie 182 fr., Erasme 301 fr.), van Dijck (8 portraits, dont Le Titien et sa maîtresse, 1r état terminé, 175 fr.), un 1r état du Bouvier de Claude Gellée 485 fr., Goltzius, Hollar, Lucas de Leyde (l'Adoration des Mages 680 fr., Tentation de St. Antoine 630 fr., La Passion de Jésus-Christ, suite de 9 pl. avec les bordures 675 fr.), Pencz, Marc-Antoine (Portrait dit de Raphaël, enveloppé dans un manteau, rare, 701 fr.), Mantegna (Les éléphants 325 fr., Les soldats portant des trophées 260 fr.), van Meckenen (le Massacre des Innocents 301 r.), Nic. de Modène, Rembrandt (60 nos. e. a. la Petite tombe, 1r ét. 410 fr., jésus en Croix entre les deux larrons, ovale, 605 fr., la Pièce de cent florins 1230 f r., Francen, 3e ét. 700 fr., Bonus, 2e ét. 1141 fr., et, Le Peseur d'Or, 2e ét., coll. Grünling 800 fr.), Ribera (le Martyre de St. Barthélemy, épr. de Mariette 300 fr.), Schongauer (l'Adoration des Rois Mages 475 fr., le Portement de Croix, superbe épr., mais restaurée 411 fr., St. Antoine, B. 47, état non décrit, 2500 fr.).
 
II. 1860, 10-15 décembre, Paris (expert pour les dessins et estampes Clément). Tableaux, cartons, estampes, dessins de maîtres des écoles italienne et néerlandaise, et objets d'art « composant le cabinet de M. le chevalier A. D. de Turin, provenant en partie de la célèbre collection Vallardi de Milan ». La préface du catalogue relève la parenté entre le collectionneur et Vallardi et dit qu'un décès survenu dans la famille nécessite la vente de cette collection si variée. Parmi les 251 nos de dessins des feuilles de B. Bandinelli, le Baroche, Cimabue (?), Raphaël, de Vinci, Michel-Ange, le Corrège, Carrache, le Dominiquin, le Cambiasi, P. de Cortone, Guerchin, le Guide, le Parmesan, Dürer, Callot, Murillo, etc. Pour tous ces dessins les enchères furent très faibles, fort peu dépassèrent 100 fr. Les estampes anciennes (137 nos) comprenaient de bonnes pièces de toutes les écoles, e. a. par Marc-Antoine (le Martyre de St. Laurent, épr. de Mariette 225 fr.), J. Ghisi, Carrache, Schongauer (la Mort de la Vierge 225 fr.), Dürer (8 nos, e. a. St. Hubert 450 fr.), Callot, van Dijck (le Christ au Roseau 1r ét. 200 fr.), Rembrandt 123 pl. dont l'Ecce Homo, 2e ét. 351 fr. et la Grande Descente de Croix, 2e état, épr. signée par Claussin 805 fr.), Hollar, Schmidt, 43 nos d'estampes modernes, 91 pour les tableaux et cartons, et 73 pour les objets d'art et miniatures.
 
G. VALLARDI , Milan.
 
Les dessins de Pisanello achetés en 1856 par le Louvre ont été publiés par Jean Guiffrey (4 portefeuilles, Paris 1911-1920) qui, dans sa préface, parle inexactement de 200 à 300 dessins vendus au Louvre en 1860 au prix « énorme pour l'époque » de 50.000 fr. Les date, prix, et nombre de feuilles, différents, donnés à notre volume principal [1921] sont bien ceux qui figurent sur les inventaires manuscrits mêmes du Louvre. Au volume principal [sous L.1223], pour la date de la vente citée avant les Ventes, lire 20 mars, au lieu de 2 mars.
Le timbre reproduit au volume principal [L.1223] existe aussi en plus petit, comme nous le reproduisons [au L.1223a].
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia