numéro
L.1682
intitulé de la collection
Lieutaud, Soliman
technique marque écrite, encre
couleur
localisation verso
dimension
2 renvois  
  • 1921
Soliman LIEUTAUD (milieu du XIXe siècle), artiste, marchand d'estampes et auteur, Paris. Portraits gravés.
 
Soliman Lieutaud, né en Champagne vers 1810, était peintre de portraits et exécuta quelques rares gravures. Pendant quelque temps il fut marchand d'estampes et se limita alors au commerce des portraits gravés. Cette spécialité lui assura une grande expérience, et Faucheux dit de lui, dans l'Annuaire de Lacroix 1860 p. 182 : « Aussi, est-ce l'homme de France qui connaît le mieux les portraits qui ont été gravés, et nul mieux que lui ne peut donner un renseignement sur les questions les plus difficiles qui se rapportent à la représentation d'un personnage historique. C'est qu'il a étudié avec soin la biographie des hommes plus ou moins célèbres qui ont gratifié la postérité de leur image ». Il publia différentes monographies témoignant de ses recherches assidues, p. ex. Liste de portraits omis dans le Père Lelong (1844), basée sur sa riche collection particulière ; cet ouvrage fut suivi d'une 2e édition plus complète : Liste alphabétique de portraits français, gravés jusques et y compris l'année 1775, faisant le complément de celle de la bibliothèque historique de la France du Père Lelong (5 vol. 1846), puis Liste des portraits des députés de l'Assemblée Nationale 1789 (1854), Recherches sur les personnages nés en Champagne dont il existe des portraits (1856), etc. L'importante collection de portraits, que Lieutaud s'était formée pour lui-même, était subdivisée en plusieurs parties. « Parmi ces subdivisions, il en est une qui est particulièrement remarquable : c'est une collection de tous les libraires, imprimeurs, compositeurs, protes, graveurs de caractères, relieurs français ou étrangers, avec toutes les différences, qu'il a pu rencontrer dans les épreuves de ces portraits » (Faucheux). Son propre portrait fut gravé par A. Varin. Beraldi le décrit comme suit dans Mes Estampes (1887, p. 3) : « C'était un petit vieux fort ratatiné, vivant dans un logis dont le désordre inouï, navrant, ne peut se décrire. On y marchait sur des gravures. Mais Soliman n'était pas toutefois si étranger aux bruits du monde, que le prix courant des estampes n'arrivât jusqu'à lui, et lorsqu'il s'est défait de ses portraits il n'a pas été trop victime par les marchands qui les lui ont achetés ». Fagan (485) donne son adresse 11 Rue percée St. André-des-Arts ; en 1860 elle était 23 Rue de Seine.
Il avait l'habitude de mettre sa signature ou ses initiales (voir L.2360) au dos des estampes qu'il vendait.
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia