numéro
L.1796a
intitulé de la collection
Marino, Giovanni Battista
technique marque écrite, encre
couleur
localisation verso
dimension
  • 1956
G. B. MARINO (1569-1625), poète, Rome, Paris. Dessins.
 
Giovanni Battista Marino, ou Marini, naquit à Naples. Sur la volonté de son père, jurisconsulte, il commença des études de droit qu'il délaissait pour s'adonner à la poésie. Son père, indigné de ce choix, et peut-être aussi du libertinage de son fils, le chassa de sa maison. Le prince de Conca, qui s'intéressa aux talents poétiques du jeune homme, en fit son secrétaire et le mit en relation avec le Tasse. En 1600, à la suite d'une aventure galante, il dut s'enfuir à Rome où il séjourna quelques années. Alla ensuite à Venise où il rencontre Battista Guarini, l'auteur du « Pastor fido ». De retour à Rome le cardinal Pietro Aldobrandini y fut son protecteur. Marino l'accompagna à Ravenne et Turin. En 1615 il alla à Paris où il fut reçu à bras ouverts et devint bientôt un des favoris de la reine Marie de Médicis. Son fameux poème fleuri « Adonis » y parut en 1623 et fit fureur. Ce poème, et d'autres de ses œuvres, eurent une grande influence non seulement sur la littérature de son temps, mais aussi sur la peinture (Poussin et Cortona). Marino fut l'admirateur fervent du jeune Poussin. Il lui offrit des chambres dans sa maison, l'instruisit dans la mythologie classique et lui fit la lecture des poètes latins et italiens. Lui demanda les dessins pour l'illustration d'« Adonis », feuilles que nous ne connaissons plus à présent que par les gravures ; le mit en contact avec les célébrités du monde parisien. Ses récits enthousiastes sur l'Italie stimulèrent chez Poussin le désir de la connaître. En 1624 le peintre entreprenait le voyage ; allait à Rome où Marino, qui s'y trouvait aussi, l'aidait encore une fois, bien que déjà malade. En 1625 Marino se retira dans sa belle villa près de Naples et y mourut. Voir sur lui A. Borzelli, Il cavaliere Giovanni Baptista Marino, Naples 1898.
Marino posséda une belle collection de tableaux des Carrache, de Guido Reni, Bronzino, Tempesta, Lanfranco, Palma e. a. Nous ne savons rien de sa collection de dessins. L'inscription reproduite ci-dessus a été relevée sur un dessin du chevalier d'Arpino.
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia