numéro
L.1852b
intitulé de la collection
Maillol, Aristide
technique marque estampée, encre
couleur noir, rouge
localisation recto
dimension 9.5 x 16.5 mm (h x l)
2 renvois  
  • 1956
A. MAILLOL (1861-1944), sculpteur et graveur, Marly-le-Roi, près Paris, et Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales). Sur ses propres œuvres.
 
Aristide Joseph Bonaventure Maillol, né et décédé à Banyuls-sur-Mer, est le grand sculpteur français de la lignée des Dalou, Rodin, Bourdelle, étudié dans plusieurs ouvrages dont nous citerons, en y renvoyant : Judith Cladel, A. Maillol, Sa vie, son œuvre, Paris 1937 (à la fin, complète bibliographie) ; J. Rewald, Maillol, Paris, s. d. (1939) ; Maillol présenté par Jules Romains, Paris 1949 (Les Maîtres du dessin, 2). Il avait d'abord peint, élève à l'École des Beaux-Arts pendant plusieurs années, sous Cabanel. Fit aussi de la tapisserie, après avoir rencontré Gauguin. Mais sa vocation était la sculpture. Comme graveur, il s'était déjà essayé entre 1885 et 1900. Sa première grande illustration fut les bois pour les Eglogues de Virgile, que lui demanda l'amateur et mécène allemand Harry Kessler, élevé en France, qui avait organisé à Weimar, sous le nom de Cranach-Press, un atelier d'imprimerie ; les Eglogues y furent éditées en 1926. Kessler avait une grande admiration pour Maillol sculpteur, il l'avait emmené avec lui en voyage en Grèce, à Londres, en Allemagne. Autres illustrations, bois ou lithos : Ovide, L'Art d'Aimer (Lausanne, Gonin 1935) ; Verhaeren, Belle-Chair (Paris, Helleu et Sergent, 1931) ; Verlaine, Chansons pour elle (Paris, chez l'artiste 1939) ; Daphnis et Chloé, traduction d'Amyot (Lausanne, Gonin 1937) ; Virgile, Les Géorgiques (Lausanne, Gonin 1950) et, eaux-fortes, Ronsard, Livret de Folastries (Vollard, 1939). Ses estampes séparées furent publiées principalement par Frapier (voir L.2921a), Helleu, Petiet (voir L.2021a), Vollard.
Maillol a figuré aux Indépendants et au Salon d'Automne. Quelques expositions : Paris, Galeries Bernheim 15-25 mai 1902 (avec Bonnard, etc.) ; Galeries L. Carré, 15-31 décembre 1941. New-York, Museum of Modern Art, 13 mars-2 avril 1930 (avec W. Lehmbruck, etc.). Bâle, Kunsthalle, 5 août-16 septembre 1933, Harvard University, Fogg Museum of Art, 4-29 mai 1943 (avec Wright, etc.). Vuillard (voir L.2497a-b) l'a peint à Marly, travaillant à son Monument Cézanne. Signatures manuscrites du maître : sculptures, ARISTIDE MAILLOL ou le monogramme AM accolés, dans un ovale irrégulier. - Gravures et dessins : Au début, vers 1900 un monogramme AM, semblable à celui des sculptures, simplifié plus tard en M seul.
Le décès de Maillol ne fut suivi d'aucune dispersion en vente publique. Tout ce qu'il laissait passa à son fils Lucien Maillol qui a décidé que, après lui, les maisons et ateliers de Marly et de Banyuls iraient aux Musées Nationaux et l'œuvre gravé, originaux et épreuves d'état, à la Bibliothèque Nationale, Cabinet des Estampes.
Depuis le décès du maître, et par les soins de son fils, les œuvres non signées à la main : peintures, dessins, estampes, qui sortent de l'atelier (pour vente, exposition, etc.) sont timbrées, selon leur dimension et leur couleur, de l'un des deux cachets reproduits ci-contre [L.1852a et L.1852b], en noir ou en rouge. Ces cachets, qui imitent la dernière signature manuscrite, sont déposés chez le commissaire-priseur parisien A. Bellier. Voir une troisième marque L.1777a.
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia