numéro
L.2200
intitulé de la collection
Robert-Dumesnil, Alexandre-Pierre-François
technique marque estampée, cachet sec
couleur
localisation recto
dimension 2 x 4 mm (h x l)
1 renvoi  
  • 1921
  • 1956
A. P. F. ROBERT-DUMESNIL (1778-1864), notaire, historien d'art, auteur du Peintre-Graveur Français, Paris. Estampes et dessins.
 
Alexandre-Pierre-François Robert-Dumesnil, né à Périers (Manche), manifesta fort jeune un goût prononcé pour les beaux-arts. Il se livra pourtant à l'étude du droit, entra à 18 ans comme maître clerc chez un notaire de Coutances, et alla bientôt continuer sa profession à Paris. Après quelques années il y épousa la fille du notaire chez lequel il travaillait et en 1813 il prit une étude à son propre compte. Dans sa carrière de notaire, abandonnée en 1835, il se distingua par un jugement sûr et une intelligence des affaires peu commune. Dès son arrivée à Paris il avait cédé à sa passion pour les estampes et ses occupations notariales ne l'en empêchèrent pas dans la suite. Au contraire, il faisait de fréquentes visites aux marchands d'estampes, et il parvint à réunir une des collections les plus considérables qui aient jamais été formées par un amateur français. C'était la bonne époque pour les trouvailles ; pour dix sous on avait chez les petits marchands des raretés, pour cinq francs des chefs-d'œuvre. L'idée lui vint de continuer l'ouvrage de Bartsch pour les graveurs de son pays. Il s'aperçut que pour réaliser son projet, il était important pour lui de compléter autant que possible sa propre collection d'estampes françaises, et il se dessaisit des estampes précieuses qu'il avait jusqu'à ce jour réunies sans distinction d'écoles ni de pays. « M. Robert-Dumesnil avait, par le cadre de sa publication, presque spécialisé sa manie. Il achetait pour mieux voir, manier et décrire ; puis, après description, il faisait des ventes pour se procurer des moyens nouveaux d'acquérir d'autres pièces à même usage. Et dans ces ventes, dont les premières sont de date bien reculée (1826), il se trouvait des dessins, et fort bien choisis, de maîtres de toutes les écoles, car il est impossible à un honnête homme qui feuillette tant de cartons, de repousser la tentation d'y ramasser un joli croquis du Parmesan ou de Watteau, que le pêle-mêle des marchands confondait dans les lots d'estampes ». (Chennevières, Souvenirs, IV p. 149). S'il avait conservé toutes ses acquisitions, le nombre de pièces serait devenu énorme. Par le compte rendu des ventes ci-dessous on se formera une idée de la richesse et de la variété des estampes que cet amateur a possédées. En 1835 il put publier le premier volume de son Peintre-Graveur français ou catalogue raisonné des estampes gravées par les peintres et les dessinateurs de l'école française, ouvrage faisant suite au Peintre-Graveur de M. Bartsch. A cette époque il se retira des affaires. Chaque année il passait dans le château de la Joie, propriété qu'il possédait auprès de Nemours, la plus grande partie de l'été. C'est là, au milieu du calme et du repos des champs, entouré de ses collections, qu'il rédigea avec une rare conscience et une grande persévérance les huit volumes de cet ouvrage devenu le guide indispensable des amateurs d'estampes. Son travail le mit en rapports continuels avec tous les principaux connaisseurs et, amateurs de son époque qui le consultèrent souvent. Le dernier volume parut en 1850. Malgré les infirmités de l'âge, Robert-Dumesnil ne cessa de travailler et de recueillir les documents nécessaires à l'achèvement de l'ouvrage. Mais la mort l'empêcha de publier les deux derniers volumes et ce fut Georges Duplessis, le conservateur du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale, qui s'en chargea, selon la volonté expresse de l'auteur. Duplessis fit même paraître un 11e volume en 1871. C'est à la notice sur Robert-Dumesnil qu'il publia en tête du 9e volume que nous avons eu principalement recours. Un portrait de Robert-Dumesnil, le doyen des amateurs de cette époque, gravé en 1837 par Chabannes, accompagne cette, notice. Du vivant de Robert-Dumesnil, un autre amateur, Prosper de Baudicour, lui aussi fort connaisseur et travailleur sérieux, avait fait paraître, de 1859 à 1861, deux autres volumes intitulés Le Peintre-Graveur français continué, comprenant beaucoup d'artistes nés dans le XVIIIe siècle. - La collection de tableaux réunie par Robert-Dumesnil en dehors de ses estampes, œuvres des écoles italienne, française et des Pays-Bas, fut vendue à Paris le 20 décembre 1852, expert Gérard.
Ph. Burty écrivit, à l'occasion de la 19e vente ci-dessous : « Nous avons entendu reprocher à ce modeste et estimable savant de compromettre son monogramme de collectionneur en le prodiguant sur des pièces trop peu importantes. Après tout, ses ventes sont toujours des bonnes fortunes pour les artistes et pour ceux qui s'occupent de l'histoire de l'art, nous y gagnons chaque année un excellent catalogue, véritable suite au Peintre-Graveur français ». La suite complète des catalogues de ses ventes est des plus rares. « La plupart de ces catalogues, rédigés par M. Robert-Dumesnil lui-même, contiennent de précieux renseignements iconographiques qui les font avec raison rechercher par les amateurs d'estampes ; il sont d'ailleurs déjà [1865] assez difficiles à réunir ». C'est ainsi que s'exprima Georges Duplessis dans le 9e volume du Peintre-Graveur français, terminé par lui.
 
VENTES :
I. 1826, 30-31 janvier, Paris (expert Duchesne aîné). Estampes anciennes et modernes, et quelques dessins. Vente anonyme (M***).
 
II. 1828, 24 mars et jours suivants, Paris (même expert). Estampes anciennes et modernes « provenant du cabinet du comte M[iot] » (mais appartenant à Robert-Dumesnil). 332 nos, dont 23 nos de dessins, nos 24-269 estampes de diverses écoles, principalement anciennes, puis livres à figures, etc.
 
III. 1831, 22 mars et jours suivants, Paris (même expert), Estampes sur cuivre et sur bois, nombreuse collection, vente anonyme.
 
IV. 1835, 6-7 avril, Paris (expert Defer). Estampes anciennes, gravées à l'eau-forte par des peintres, et au burin par des graveurs des écoles d'Italie, d'Allemagne, des Pays-Bas et de France, « provenant du cabinet de feu M. de B*** d'Arras » (Robert-Dumesnil).
 
V. 1836, 12-14 avril, Londres (chez Phillips). Eaux-fortes de Rembrandt et de ses élèves. Vente très importante. L'œuvre de Rembrandt, 328 nos dont plusieurs contenant plus d'une feuille, était exceptionnel ; il produisit un total de 34.424 fr. ; beaucoup des plus belles pièces passèrent alors au baron Verstolk. Le catalogue français de cette collection, par Pieri-Bénard, avait paru l'année précédente, chez Mme Hazard à Paris. La traduction anglaise offrait quelques erreurs curieuses. Suivant la préface, le propriétaire avait consacré plus de trente ans à la réunion de cet œuvre. Les Rembrandt les plus remarquables étaient : Rembrandt dessinant, ét. intermédiaire entre le 1r et le 2e sans le paysage, la main gauche ombrée, et la droite blanche, £ 11 11s., Agar renvoyée par Abraham £ 8 18s. 6d., L'Ange qui disparaît devant la famille de Tobie £ 10 10s., Repos en Egypte, 1r ét., £ 11 6d. (au British Museum), Jésus-Christ au milieu des Docteurs de la loi, 1r ét., coll. J. Barnard, £ 13 13s., La Petite Tombe, 2e ét. sur japon, £ 9 9s., La Grande Résurrection de Lazare, 2e ét., £ 52 10s., La Pièce de cent florins, 2e ét. sur japon, £ 16 16s., L'Ecce Homo en largeur, 1r ét. ( ?) sur japon, coll. Claussin, £ 106, et L'Ecce Homo en hauteur, 2e ét., £ 43 1s., La grande Descente de Croix, première planche, B. 81, coll. Claussin, un des 3 exemplaires connus, actuellement au Cabinet d'Amsterdam, £ 73 10s. (à Verstolk), Le Bon Samaritain, 1r ét., £ 16 16s., St. Jérôme derrière l'arbre, 1r ét., coll. Barnard, £ 25, St. François en prière, 2e ét. sur japon, £ 11 6d., La Médée, 1r ét. sur japon, £ 7 7s., Le Patineur, rare, £ 13 2s. 6d., « Lazarus Klap », ou le Muet, 1r ét., très rare, £ 12 12s., Mendiants à la porte d'une maison £ 9 9s., Les Trois Arbres £ 8 8s., Le Village avec la tour carrée, 2e ét., £ 8 8s., Le Paysage à la tour, 1r ét. sur japon, £ 54 13s., La Campagne du Peseur d'or, 6ur japon, £ 47 5s., Homme à barbe courte et bonnet fourré £ 10 10s., Abraham Francen, 2e ét. sur japon, £ 10 10s., Jan Lutma, 1r ét., £ 23 2s., Le Peseur d'or, 1r ét., £ 23 12s. 6d., Jan Six, 2e ét. sur japon, £ 75 12s., et Griffonnements où se voit la tête de Rembrandt, 1r ét., £ 22 15s. Suivirent, sous les nos 329-439, des estampes de Bol, Lievens (Résurrection de Lazare, 1r ét., £ 17 17s.), van Vliet, Rodermont et les anonymes de son école. - Produit total £ 1799 8s. 6d.
 
VI. 1837, 1r mai et 6 jours suivants, Londres (même direction). Estampes des écoles hollandaise et allemande. Belle vente, dont le catalogue français avait été rédigé par Pieri-Bénard, puis traduit. 964 nos. Les prix furent souvent remarquablement modestes, par exemple on paya un œuvre de Hollar de 520 feuilles, parmi lesquelles des pièces capitales, £ 18, et un œuvre de Chodowiecki de 958 estampes et un dessin, formé par Basan et relié en un vol. in-fol. £ 8 18s. Par contre on donna £ 32 11s. (le plus haut prix de la vente) pour la Suite des Chevaux de Potter en 1r ét. et pour son Zabucaia, coll. Barnard, £ 22 1s. Puis de Fijt la petite série des Animaux, B. 1-8 en 1r ét., les 8 pièces sur 2 feuilles £ 18 10s. et la série des Chiens, B. 9-16, 1r ét. £ 8. Comme autres pièces remarquables dans l'école des Pays-Bas : riche série de Bega, dont beaucoup collectionnés par Josi, A. Begeyn (le Maréchal-ferrant, rare £ 6), Berchem (Le joueur de flûte, 1r ét. £ 3 10s. et la série B. 13-16, £ 8 8s.), Bolswert, Breenberg (2 Petits paysages sur une planche, B. 25, £ 10 10s.), Allart Claesz, de beaux Du Jardin, Dusart, van Dijck, Genoels, Goltzius, van Haeften, van den Hecke, le Ducq, Lucas de Leyde (plusieurs, e. a. David devant Saül £ 4 et Ecce Homo, B. 71, £ 6 16s. 6d.), H. van Lint, Lijs, Neyts, belle série d'A. van Ostade, Roghman, Saftleven, Stoop (Les chevaux, 1re adr. £ 5 5s.), belles séries de Swanevelt, Waterloo et Zeeman, A. van de Velde, et le Winius de C. Visscher £ 5 5s. Dans l'école allemande les pièces capitales de Dürer firent £ 5 à £ 6 environ et ses 46 nos de gravures sur cuivre firent ensemble £ 76 15s 6d. Belles séries d'Aldegrever et des Beham, ainsi que de Pencz dont la plupart des épreuves provenaient de Denon, 44 portaient la signature de P. Mariette (e. a. un 1r ét. du Siège de Carthage £ 4 4s.), plusieurs de Dietrich, 8 belles pièces de Schongauer, dont la Vierge sur son trône, B. 71, £ 6 16s., Bocholt, etc.
 
VII. 1838, 14 mai et 4 jours suivants, Londres (même direction). Estampes de l'école italienne et espagnole, et dessins anciens. 815 nos, dont 248 pour les dessins. Le catalogue français par Pieri-Bénard était plus détaillé que le catalogue anglais. Les Marc-Antoine, dont il y avait une série de 96 nos, firent naturellement les plus hauts prix, par exemple le Christ chez le Pharisien, 1r ét., £ 10 10s., St. Paul prêchant à Athènes £ 25 4s., La Vierge au Palmier £ 16 16s., Les Cinq Saints £ 16 5s. 6d., Ste. Cécile £ 19 19s., Les Grimpeurs £ 32 11s., Deux femmes supportant un vase £ 13 2s. 6d. Autres prix importants pour : G. Bonasone, La Nativité de St. Jean-Baptiste, 1r ét., £ 3 8s. et Les Amours des Dieux £ 8 18s. 6d., A. Carrache d'après Corrège, Ecce Homo £ 3 3s., Diana Ghisi, Mort de Patrocle £ 4 6s. 6d., Regulus £ 3 et Le Sacrifice de Jupiter £ 3 3s., Giorgio Ghisi, Le Jugement de Pâris £ 3 10s., Nic. de Modène, Le Jugement dernier £ 4 8s. Ce qu'il y avait encore en pièces remarquables d'autres maîtres resta toujours au-dessus de £ 2. Presque tous les meilleurs maîtres de l'école italienne étaient représentés ; aussi une série de clairs-obscurs. - Dans les dessins, l'école des Pays-Bas dominait. Prix généralement modestes, les meilleurs pour un Berchem, Femme à une fontaine et quatre chèvres £ 3, Rembrandt (17 nos), La Mort de Lucrèce £ 1 19s. et Portrait de dame £ 1 1s., Rubens, La récolte de la manne £ 2 5s.
 
VIII. 1839, 21-22 février, Paris (expert Defer). Estampes anciennes à l'eau-forte et au burin des écoles italienne, allemande, néerlandaise et française. Vente « par suite du décès de M. P***, peintre » (Robert-Dumesnil).
 
IX. 1842, 21 et 22 février, Paris (même expert). Estampes anciennes, comme dans la vente précédente, « provenant du cabinet de M. V***, de Lille » (Robert-Dumesnil).
 
X. 1843, 3-5 avril, (même expert). Estampes anciennes de l'école française et quelques spécimens de choix des autres écoles. Vente faite sous les initiales R. D***, 276 nos. A noter trois pièces de Jean Duvet de 48 à 55 fr., Ant. Masson, Portrait de Brisacier, 1r ét., 340 fr. (à Revil), et le Cadet à la Perle, id., 65 fr., un grand nombre de portraits par Jean Morin, et différents Nanteuil, e. a. Anne d'Autriche, 1r ét., 79 fr., La Mothe le Vayer, id., 98 fr., Philippe d'Orléans, id., 99 fr., et Turenne (1665), 3e ét., 109 fr., feuilles importantes par Jean Pesne, e. a. L'Evanouissement d'Esther, 2e ét., 102 fr. et Le Testament d'Eudamidas, 1r ét., rare, 180 fr. Les 52 pièces de Claude Gellée firent 5132 fr. ; il y avait des premiers états de la Tempête 300 fr., La Danse au bord de l'eau 351 fr., La scène de Brigands 511 fr., Le Berger et la Bergère conversant 380 fr. et le Campo Vaccino 400 fr. Les Feux d'artifices (5 feuilles) firent 687 fr. Parmi les autres écoles Marc-Antoine avec l'Amadée 285 fr. et Les trois Docteurs 201 fr.
 
XI. 1844, 25-28 mars, Paris (même expert). Estampes anciennes, comme la vente précédente, et 80 bons dessins des écoles hollandaise et flamande. Vente faite sous les initiales R-D***. Produit des 180 premiers nos 2454 fr. 75. Les nos 181 à 363 formant le « supplément », provenaient peut-être d'un autre vendeur.
 
XII. 1845, 7-9 avril, Paris (même expert). Estampes anciennes de l'école française et quelques spécimens des autres écoles, puis un choix de dessins de maîtres anciens. Vente faite sous les initiales R-D***, 282 nos, (plus 2 suppléments, composés de pièces d'autre provenance), 190 nos pour les estampes, et nos 191 à 282 pour les dessins, parmi lesquels : St. della Bella, 260 dessins, 166 fr. 50, Claude Gellée, Paysage traversé par une rivière, et chevrier, 100 fr., A. van de Velde, Deux moutons et études d'un troisième, sanguine, 301 fr. Produit des 282 nos 3603 fr. 25.
 
XIII. 1854, 20-21 avril, Paris (même expert). Estampes anciennes « provenant de la collection de M. R-D ... ». 204 nos e. a. L. Gaultier, les Heureuses alliances de la France avec l'Espagne 140 fr.
 
XIV. 1854, 4 décembre et 3 jours suivants, Paris (même expert). Estampes de l'école française des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Vente faite sous les initiales R-D. 407 nos. L'œuvre de Jean Le Paultre (800 fr.) et celui de de Boissieu (1200 fr.), estampes des maîtres de l'école de Fontainebleau, portraits, sujets historiques, etc.
 
XV. 1855, 26-27 novembre, Paris (même expert). Estampes anciennes des XVIe-XVIIIe siècles, particulièrement les œuvres de Du Cerceau, Mellan, Chauveau, W. Baur, Le Prince, Saint-Non, etc. « du cabinet de M. R-D ... ». Beaux portraits par Thomas de Leu, Masson, Drevet, van Schuppen, etc. Anciens livres à figures et recueils d'estampes, curieux et rares, sur les sciences, les arts et l'histoire. 280 nos.
 
XVI. 1856, 11-13 mars, Paris (même expert). Estampes anciennes principalement de maîtres français des XVe-XVIIIe siècles « provenant de la collection M. R. D. ». 361 nos. Œuvre très remarquable de Jacques Callot, décrit en détail sous le dernier n° de la vente et qui se vendit 3800 fr., pour 2103 estampes et 14 dessins, œuvre de Claude Gellée, de la Hyre, Mauperché, Bourguignon, Coypel, De Marcenay (123 pl. 160 fr.), Demarne (43 pl. 121 fr.), etc. Suite de portraits français par Thomas de Leu. Quelques maîtres hollandais, dont les œuvres de Bega (36 ff., 60 fr.), Swanevelt, Waterloo, etc. Recueils et livres à figures. - Produit 8432 fr. 50.
 
XVII. 1856, 17-18 décembre, Paris (même expert). Estampes anciennes et portraits « provenant de la collection de M. R-D ... ». 175 nos. - Produit 936 fr. 50 ( !).
A cette vente suivit immédiatement, les 19 décembre et 2 jours suivants, une vente de livres sur les beaux-arts ou ornés de gravures, d'ouvrages de littérature et d'histoire, et de lettres autographes, qui produisit 3955 fr. 25. (Potier et Laverdet, experts). Autre vente de livres le 3-4 mars 1858 (Lavigne, expert).
 
XVIII. 1858, 12-13 avril, Paris (expert Vignères). Estampes anciennes et un bel œuvre de Stef. della Bella, « provenant du cabinet de M. R-D ... ». 192 nos plus 152 nos pour l'œuvre de della Bella, annoté et augmenté d'après celui de Jombert, par P. Defer, vendu 1500 fr. à Simon. Jolies pièces de René Boyvin, P. J. Drevet (Adrienne Lecouvreur, 1r ét. av. t. l. 150 fr.). Edelinck (Ste. Madeleine, 2e ét. 151 fr.).
 
XIX. 1858, 19-20 novembre, Paris (même expert). Estampes anciennes des trois écoles. On y notait la Danse en rond de six femmes devant un Satyre, attr à Androuet Du Cerceau, 30 fr., un œuvre de 72 pièces de Saint-Igny (le Gavarni des raffinés de Louis XIII) pour son livre de portraiture, 29 fr. (au Cabinet des Estampes), et une série remarquable de L. Ferdinand. 8 dessins figuraient à la fin du catalogue. Les enchères furent très faibles, plusieurs pièces longuement décrites n'obtinrent que 1 ou 2 fr. et les 278 nos que comportait la vente ne produisirent ensemble que 1106 fr. 75.
 
XX. 1862, 26 mars, Paris (expert Clément). Estampes d'après les maîtres de l'école de Fontainebleau : Primatice, Daven, Fantuzzi, le maître au monogramme J. Q. V., R. Boyvin, dont la rare suite de neuf dessins d'aiguières, coupes, etc. (R. D. 171-179) obtint le plus haut prix de la vente, avec 191 fr.
 
XXI. 1863, 11 mai, Paris (même expert). Estampes françaises par Flamen, Callot, etc. Vues de Paris par I. Silvestre.
 
XXII. 1864, 11 mars, Paris (même expert). Estampes de l'école française et une collection de livres sur les beaux-arts. 126 nos. Œuvre presque complet d'Etienne Delaulne (e. a. Henri II 190 fr., Ambroise Paré 1r ét. 200 fr.). Dans cette vente passa aussi le reste de l'édition du Peintre-Graveur français, comprenant 65 exemplaires, 254 volumes dépareillés et des notes manuscrites, adjugé 2400 fr.
 
A. P. F. ROBERT-DUMESNIL, Paris.
 
Le 20 décembre 1852 79 tableaux de ce collectionneur furent vendus par l'expert Gérard, Paris. Ajoutons encore la vente suivante :
 
Va. 1837, 3 avril, Paris (expert Defer). Vente faite sous le nom du Comte M*** et comprenant 37 tableaux anciens et modernes, 5 dessins de maîtres français des XVIIIe et XIXe siècles, 24 nos d'estampes d'après des maîtres anglais de la même période, 33 nos de recueils d'estampes anglaises et françaises.
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia