numéro
L.2401a
intitulé de la collection
Toorop, Johannes Theodorus
technique marque estampée, encre
couleur rouge
localisation recto
dimension 14 x 23.5 mm (h x l)
  • 1956
J. Th. TOOROP (1858-1928), peintre et graveur hollandais. Sur les feuilles de sa succession.
 
Johannes Theodorus Toorop, né à Poerworedjo (Indonésie) d'un père d'origine norvégienne et d'une mère chinoise-indienne, est peu connu en dehors de la Hollande. Ses portraits pénétrants, ses paysages lumineux et ses dessins symboliques sont presque inconnus à l'étranger. Fit ses études aux Académies d'Amsterdam (1879) et de Bruxelles (1881-1883) et se lia d'amitié avec plusieurs des meilleurs jeunes artistes belges ; entra dans le mouvement avant-gardiste des Vingt. A Londres en 1885 ; mariage avec une irlandaise, Jane Hall. Toujours ému par les injustices sociales, il commença par exécuter des œuvres reflétant ces sentiments ; depuis 1886 influencé par le pointillisme de Seurat et les divisionnistes belges. A La Haye il fonda, avec le paysagiste Th. de Bock (voir L.2435a), le « Haagsche Kunstkring » (Cercle artistique de La Haye). D'un séjour à Katwijk de 1890 à 1892 datent ses premières œuvres de caractère symboliste. Depuis lors ses techniques favorites deviennent le pastel, le fusain et la mine de plomb ; une tendance décorative se fait sentir. Collabora à la décoration de la nouvelle Bourse d'Amsterdam, construite par H. P. Berlage. Converti au catholicisme en 1905, ses œuvres s'empreignent d'un esprit religieux et mystique. Domburg, en Zélande, resta toujours sa résidence favorite. Malade en 1916, il se fixa définitivement à La Haye ; il y travailla jusqu'à son dernier jour malgré d'atroces souffrances. Homme de cœur, hospitalier, d'intérêt très vif et varié, sa maison fut un centre pour les artistes, les musiciens et les écrivains. Toujours attiré par les techniques diverses, il en essaya plusieurs avec succès, p. e. émaux et vitraux. Il a laissé un œuvre graphique varié : eaux-fortes, gravures sur bois et en taille douce, lithographies, dont de belles planches exécutées avec une extrême finesse. Ses dessins (il en a exécuté une quantité énorme) témoignent d'une même sensibilité pour la ligne ; il réussit parfois à rendre des nuances les plus délicates. La fillette qu'on rencontre parfois dans ses œuvres est sa fille Charley († 1955), devenue l'une des femmes-peintres les plus remarquables de la Hollande. Voir sur lui A. Plasschaert, Jan Toorop, Amsterdam 1925 (avec liste des œuvres).
La marque fut apposée après sa mort sur les feuilles trouvées dans son atelier, dispersées dans la vente ci-dessous. Pour maint acheteur le sujet religieux comptait alors plus que la qualité artistique des dessins et les enchères en profitèrent.
 
VENTES :
I. 1928, 15 mai, Amsterdam (A. Mak). 1°. Œuvres par Jan Toorop provenant de son atelier : tableaux, dessins et esquisses du maître (77 nos), œuvres d'artistes contemporains (57 nos), et 21 nos d'estampes par Toorop (tirage effectué après sa mort, toutes portent l'estampille de son atelier et des numéros). 2°. Œuvres par Jan Toorop de diverses provenances. 3 nos de tableaux, 81 nos de dessins et 13 nos d'estampes.
 
II. 1929, 7 mai, Amsterdam (même direction). Succession de Mme Annie [Jane] Toorop-Hall, La Haye. Vente composée. 10 dessins, 2 vitraux peints, 1 toile.
 

Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia