numéro
L.2437
intitulé de la collection
Rousseau, Théodore
technique marque estampée, encre
couleur noir
localisation recto
dimension 5 x 17 mm (h x l)
4 renvois  
  • 1921
  • depuis 2010
Th. ROUSSEAU (1812-1867), peintre, Paris et Barbizon. Sur ses propres dessins de sa vente après décès.
 
Théodore Rousseau, le célèbre paysagiste de l'école de Barbizon, l'ami intime de Millet. Il est trop connu pour que nous donnions ici des détails sur lui-même ou sur son œuvre.
 
VENTE : 1868, 27-30 avril, Paris (Expert Durand-Ruel et Brame). Atelier. Catalogue avec notice biographique par Th. Silvestre. Les œuvres du maître sont décrites sous 527 nos, dont 92 pour les peintures, 47 pour les aquarelles et pastels (e. a. Sommet des Gorges d'Apremont 1700 fr., Rochers et Rivière de la Loue 1080 fr., Sortie du bois de Macherin 1500 fr.) et 399 pour les dessins. De ces derniers, classés par ordre chronologique, les meilleurs obtinrent de 200 à 400 fr., et 1550 fr. pour Les grands Chênes du vieux Bas-Brédu, plume. La belle collection particulière comprenait des tableaux, principalement de maîtres contemporains, des estampes anciennes, livres, médailles grecques et romaines, et des objets d'art.
 

THÉODORE ROUSSEAU (Paris 1812-Barbizon 1867), peintre, Paris et Barbizon. Sur ses propres dessins de sa vente après décès.

Michel Schulman, dans son catalogue raisonné de l’œuvre graphique de Théodore Rousseau (Paris 1997, pp. 350-353), écrit que les « exécuteurs testamentaires de Théodore Rousseau, et dotés comme tels de pleins pouvoirs pour la mise en ordre et l’exploitation de son œuvre, Sensier et Silvestre organisèrent la vente posthume de 1868. Ils classèrent tout ce qu’ils trouvèrent dans son atelier et apposèrent un cachet sur chacun de ses dessins ». Il ajoute : « aucun document ne nous éclaire sur ce travail préparatoire, sur la fabrication, la nature, le nombre et la destinée ultérieure des cachets dont ils se servirent ». Il précise ensuite que la marque L.2436 est la plus fréquente mais que, selon lui, il existe d’autres cachets que le L.2436 et L.2437, et il les répartit en deux groupes : le premier – les cachets authentiques – toujours apposés sur des œuvres qui le sont aussi ; le second – les cachets douteux ou faux – qui se rencontrent aussi bien sur des œuvres autographes de l’artiste que sur des dessins qui ne sauraient être attribués à Rousseau.
Parmi les cachets authentiques, figure dans l’étude de M. Schulman le cachet de cire qui est parfois apposé sur des œuvres peintes mais aussi graphiques comme Le chêne de la Reine Blanche, dans la Forêt de Fontainebleau, magnifique étude à la pierre noire conservée à la Fondation Custodia (Collection Frits Lugt, inv. 1995-T.5), cachet que nous ne sommes pour le moment pas en mesure d’illustrer. Schulman donne dans cette catégorie deux autres exemples que nous n’avons pas pu vérifier : nous ne saurions en effet affirmer que certaines marques d’un aspect un peu plus empâté soient différentes de la marque L.2436 (comme c’est le cas pour le cachet présent sur le dessin du Louvre, inv. RF 23338), plutôt que le résultat d’un encrage plus soutenu.
Dans la deuxième catégorie de M. Schulman, les cachets douteux ou faux, nous retenons seulement les exemples que nous pouvons illustrer : L.4270, L.4271, L.4272.

BIBLIOGRAPHIE
P. Miquel, ‘Sur trois sortes de marques dans la vente Théodore Rousseau’, Bulletin de la Société Théophile Gautier, n° 5, 1983, pp. 113-118.
M. Schulman, M. Bataillès et V. Sérafino, Théodore Rousseau 1812-1867. Catalogue raisonné de l’œuvre graphique, Paris 1997.
R. et P. Miquel, Théodore Rousseau 1812-1867, Paris 2000.


Date de mise en ligne : janvier 2013.


Frits Lugt, Les Marques de Collections de Dessins & d’Estampes | Fondation Custodia