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Introduction
  • 1921
  • 1956
  • 2010

INTRODUCTION

Il existe un lien qui unit les amateurs d’art de tous les pays, un lien dont les nœuds sont fortifiés par les dispositions communes à tous ceux qui aiment et qui recherchent le beau. Chez eux, même à une première rencontre, point de formalités ou de pourparlers circonstanciés. Insensiblement la conversation frôle quelque point cher aux uns et aux autres, une remarque occasionnelle suffit pour faire sentir que les goûts s’accordent, ou, s’ils ne se ressemblent pas, ont tout lieu de se respecter. A ce sentiment d’harmonie s’ajoute, dès qu’il s’agit d’amateurs-collectionneurs, le pardon mutuel des folies commises pour ajouter une perle à l’ensemble déjà formé, ou quelque admiration pour l’adresse avec laquelle celui-ci ou celui-là a pu s’assurer, pour un rien, une merveille. S’il est vrai que la convoitise trouble parfois les rapports entre certains collectionneurs, on peut dire que le fait est bien rare chez ceux qui s’adonnent à la passion de l’éloquent dessin et de la belle épreuve. Dès qu’ils sont ensemble, ils passent les meilleurs moments de leur existence d’amateur, en savourant, ou en cueillant, les fleurs qui se trouvent sur leur passage.
        
C’est, on le sent, un petit monde bien à part, mais pourtant un milieu dans lequel les nouveaux adeptes, sensibles aux piqûres du génie, sont accueillis avec la meilleure grâce, avec un sourire encourageant ou une œillade d’intelligence. Le sentiment y est une première condition, le savoir une recommandation. Pour l’initié, l’esprit historique explique et facilite. D’abord tel studieux voudra se familiariser avec les créateurs des productions artistiques qui le retiennent, avec leurs idéals, leur époque, leurs élèves et imitateurs. Mais ce besoin d’approfondir ne manque pas d’éveiller aussi, chez le collectionneur, l’intérêt pour ceux qui l’ont précédé dans le monde de la « curiosité », ou pour ses confrères éloignés. C’est, d’une part, le désir de savoir par quoi ces précurseurs se laissèrent captiver, d’autre part, un sentiment d’affinité. Et quand ces devanciers méritent, de plus, le titre de forts connaisseurs, on aime davantage à être renseigné sur leur choix et sur la méthode qu’ils ont suivie dans leurs recherches. Les joyaux salués avec un double transport de joie par les amateurs d’une époque, sont bien ces pièces que leurs plus sérieux collègues du passé ont jugées dignes de leurs cartons, qu’ils ont choisies et choyées comme œuvres caractéristiques, ou qu’ils ont tendrement conservées à cause de leur rareté.
         Sans les marques qui, sur les dessins et les estampes, en trahissent la provenance, il serait téméraire de risquer une étude qui nous éclaire sur les efforts d’autres amateurs et qui nous rapproche de leur personnalité. Les points de repère, la certitude, nous manqueraient. Les marques sont le, moyen par lequel un amateur est en communion avec ses collègues du passé et du présent. Ces certificats d’origine chuchotent tantôt une recommandation, tantôt un avertissement, qui fortifient l’opinion sur l’authenticité, la rareté ou la valeur d’une feuille. Les belles pièces — faut-il rappeler que ne sont pas dignes de prendre rang parmi les amateurs ceux qui ne savent pas apprécier la beauté d’une pièce ? — les belles pièces sans aucune marque sont comme des enfants trouvés. Par contre, les belles pièces qui portent des indications de leur provenance sont comme parées de titres de noblesse ; elles ont leurs passeports qui leur assurent, tôt ou tard, un accueil digne des milieux par où elles sont déjà passées. Les titres usurpés, d’ailleurs, ne tardent pas à être démasqués et ne trouvent, en bonne société, que la froide réception qu’ils méritent. Une nomenclature des marques permet de dresser l’état civil, souvent très intéressant, des dessins et estampes.
         Toute matière d’information doit être employée avec prudence et intelligence. Il faut savoir discerner les données de valeur et celles qui n’en ont pas, examen que ce livre espère seconder. L’amateur sérieux ne reste indifférent à rien de ce qui touche à la généalogie de ses feuilles, à aucun des indices qui peuvent en appuyer l’intérêt. En matière d’authenticité de dessins, seuls des pédants prétendraient pouvoir se passer de tels auxiliaires et s’en rapporter entièrement à leur propre jugement. Les vrais connaisseurs ne se doutent que trop bien des nombreux pièges cachés sous leurs pas et ne refusent point d’aide étrangère. Le marquis de Chennevières, un des meilleurs juges du XIXe siècle, a déjà montré l’erreur dans laquelle, au XVIIIe siècle, le brave d’Argenville tombait lorsqu’il décrétait: « l’histoire d’un dessin et sa filiation qui nous apprennent les noms des amateurs auxquels il a appartenu, les grandes collections dont il est sorti, ne conviennent qu’à des marchands qui ont intérêt à s’en défaire avec plus d’avantage. Ces connaissances stériles n’éblouissent que les ignorants ». D’ailleurs nous avons le témoignage de Mariette, le connaisseur-type qui, lui, attachait une grande valeur à l’historique d’un dessin, que l’œil de d’Argenville n’était point des plus sûrs ! — En estampes, il importe de savoir si une belle épreuve est bien des meilleures qu’on puisse trouver, et tout amateur sera heureux d’apprendre, par la présence de telle ou telle marque, que l’estampe a déjà répondu aux sévères exigences d’un Barnard, d’un Holford, d’un Firmin-Didot ou d’un Sträter. Restent la rareté, le tirage spécial, l’intérêt historique ou topographique, la provenance directe d’un atelier d’artiste, et tant d’autres points sur lesquels les marques peuvent fournir de précieux renseignements.
         L’intérêt des marques est, par d’autres, quelquefois contesté parce que les cachets de certains importants collectionneurs, tels Lely, Reynolds, Lawrence, n’ont pas toujours été apposés par eux-mêmes, mais seulement à leur mort par leurs exécuteurs testamentaires. Peut-être ces amateurs n’avaient-ils pas estimé que le moment fût encore venu de marquer leurs feuilles, et attendaient-ils, pour le faire, d’avoir purifié davantage la collection qui avait été l’œuvre de leur vie. Mais tout travail humain reste imparfait, et il est déjà très précieux de savoir quels ensembles les efforts de pareils amateurs étaient parvenus à constituer. Nous sommes loin de reconnaître à toutes les marques un intérêt égal ; l’intention de ce livre est de renseigner sur la valeur de chacune d’elles.
         Les biographies d’artistes, les listes de leurs productions, les appréciations critiques de leurs œuvres ne nous manquent pas; leur nombre s’augmente tous les jours. Mais il ne faut pas oublier que l’histoire des artistes se complète par celle des « curieux », qu’il existe, à côté de l’histoire de la peinture et des arts graphiques, une histoire du goût dont la littérature est bien moins abondante. Celle-ci peut nous apprendre combien différentes circonstances, en dehors de la mode ou du caprice, ont d’influence sur le goût aux diverses époques, elle peut nous expliquer l’origine de beaucoup d’œuvres, ainsi que la perte de tant d’autres, elle peut nous révéler des beautés ou des détails échappés à nos yeux voilés par les préjugés de notre propre époque. On comprendra aisément que les marques de collections, dès qu’elles sont étudiées pour faire revivre ceux qui les ont employées et les ensembles que ces collectionneurs ont constitués, peuvent devenir un élément précieux dans les matériaux dont se construit cette autre histoire.
         Se familiariser avec les marques, se rendre compte du genre de feuilles où elles se rencontrent, bien retenir les préférences de leurs propriétaires, savoir reconnaître, s’il y a lieu, la valeur de reliques aux meilleures pièces provenant des plus grands collectionneurs, c’est s’acquérir un droit de cité dans le monde des amateurs. On éprouvera alors la sensation d’avoir été admis dans l’intimité de leur cabinet, d’avoir pu écouter leurs opinions, toujours instructives pour ceux qui savent en tirer parti, et d’avoir gagné une notion plus claire de la valeur relative du beau, du précieux et du rare.

         Le besoin d’un manuel bien documenté de toutes les marques connues s’est fait sentir depuis longtemps. Même la mémoire des spécialistes les plus expérimentés ne pouvait plus retenir la signification des quantités de marques rencontrées à tout moment. Dès la fin du XVIIIe siècle on a jugé opportun de reproduire quelques dizaines de marques, et de les accompagner, en peu de mots, de détails sur les collections auxquelles elles appartiennent (Catalogue J. Barnard, des 16-23 février 1787, et H. Reveley: Notices illustrative of the Drawings and Sketches of some of the most distinguished Masters, publié seulement en 1820, longtemps après sa rédaction). L’idée fut reprise quelques fois plus sérieusement, par exemple par Eug. Piot dans le Cabinet de l’Amateur, années 1801-1862, par Maberly dans son Print Collector (1844), par Ad. Wyatt Thibaudeau dans la Gazette des Beaux-Arts 1859, par J. E. Wessely dans son Anleitung zur Kenntniss und zum Sammeln der Werke des Kunstdruckes (1876), par Both de Tauxia dans sa Deuxième notice supplémentaire au catalogue des dessins du Louvre (1888), sans oublier les listes moins exactes mais non sans intérêt qu’on trouve dans les catalogues Mouriau (1858) et Kaïeman (même année). Enfin Louis Fagan, attaché au British Muséum, fit un effort pour réunir toutes les marques connues, et surtout toutes les explications dont il pouvait obtenir connaissance (Collectors’ Marks, 1883). Son livret, pendant une quarantaine d’années, a rendu d’utiles services aux amateurs et aux experts, mais n’est pourtant qu’une ébauche. A l’époque même, Thibaudeau, s’il avait trouvé le temps nécessaire à une pareille tâche, aurait pu faire mieux, comme on le verra à l’article n° 2473 du présent ouvrage. Heureusement il conserva toujours sa documentation réunie pour une publication éventuelle ; elle parvint par la suite au Cabinet de Berlin. Le professeur Julius von Elischer, de Budapest (n° 807), lui aussi tenté du désir de composer un dictionnaire plus complet que celui de Fagan, eut l’occasion de consulter les notes de Thibaudeau, et les augmenta des nouvelles marques qu’il rencontrait lui-même. Mais ce travail, ne comportant d’ailleurs pas encore de notices historiques, resta, à son tour, inachevé. Une nouvelle édition des Collectors’ Marks, publiée il y a trois ans en Amérique par les amateurs Einstein et Goldstein, ne répond qu’imparfaitement au désir des amateurs ; les auteurs ont conservé les erreurs de Fagan et augmentent seulement d’environ 260 nouvelles marques les 671 données par celui-ci.
         En composant un nouveau manuel, il importait avant tout de faire quelque chose de plus vivant. Fagan, en général, ne donne que les noms des collectionneurs, les dates de leurs ventes et les produits. Ce n’est que par exception qu’il s’étend un peu plus longuement sur telle ou telle collection. Mais les seuls noms et chiffres ne nous suffisent point. Nous voulons connaître les collectionneurs mêmes, savoir quelle a été leur importance dans le monde de la « curiosité », être renseignés sur ce qu’ils ont réuni, sur leurs plus belles pièces, sur la filiation de leur cabinet avec d’autres, sur ce que devinrent ces ensembles, et, au cas d’une dispersion, sur les prix payés, précieux témoins de la vogue et éléments de la cote aux diverses époques. Détails fascinants, instructifs et inspirateurs. Recueillir, grouper tous ces renseignements allait bien au delà de ce qui avait été fait jusqu’ici; si nous avions pu prévoir, en entreprenant la tâche, ce qu’elle entraînerait de recherches et de correspondances sans fin, le courage, sans doute, nous aurait manqué. Il fallait éviter le simple travail de compilation ; un livre fait avec des livres est rarement vivant. Pourtant nous avouons que beaucoup des informations, surtout pour les biographies, sont empruntées à d’autres ouvrages. Nous n’avons pas craint de les réunir à nouveau dans ce volume, parce que peu de personnes ont sous la main les nombreux, travaux et séries de périodiques que nous avons consultés. Les posséderaient-elles qu’il leur faudrait encore y découvrir les renseignements souvent épars. Mais en dehors des collectionneurs connus et déjà cités ailleurs, il en restait encore quantité dont les particularités devaient être obtenues de sources nouvelles: informations auprès de descendants, souvenirs d’amis ou de marchands, pièces non publiées, recherches d’archives, ou, si les amateurs vivent encore, autant que possible d’eux-mêmes. Pour les ventes, il fallait tâcher de retrouver les anciens catalogues annotés, pour faire revivre, par des énumérations en apparence ternes mais en vérité évocatrices, les choix de pièces remarquables qu’on s’y disputa au feu des enchères. Quant aux collections publiques, l’historique de plusieurs d’entre elles demandait à être fait en entier, et celui des plus grands cabinets devait être vérifié et complété. En même temps il s’agissait de réunir autant que possible des marques nouvelles de trouver la solution de marques non identifiées, de contrôler, pour les reproduire plus fidèlement, les marques déjà données par nos devanciers.
         Plus un travail avance, plus on se rend compte de ses imperfections et omissions. Arrivé à la publication, nous nous doutons bien des améliorations qu’on pourrait encore y apporter. Nous espérons seulement que le critique voudra tenir compte des obstacles souvent insurmontables: pauvreté de données, réponses non reçues, pénurie de dates, manque de sources, etc. Toutefois nous n’avons pas voulu différer sa mise en lumière. Sans l’aide de presque tous les principaux collectionneurs, conservateurs de cabinets, experts et marchands, ce livre n’aurait jamais été terminé. En le mettant à leur disposition nous nous réjouissons de les faire profiter tous des données si obligeamment fournie par chacun d’eux.
         Rappelons en quelques mots l’origine de notre travail, ce qui nous permettra de relever la très grande part que d’autres y ont eue. Nous avons déjà fait mention des notes prises par Ad. Thibaudeau et par le prof. von Elischer. Celles du premier nous ont été communiquées avec la plus parfaite prévenance par le directeur du Cabinet de Berlin, celles du second étaient encore, au printemps 1914, entre les mains de M. Rud. Schrey, alors attaché au Musée Städel de Francfort. M. Schrey espérait, lui aussi, pouvoir réaliser le projet déjà longtemps caressé par d’autres, mais une fois le classement fait et les premières recherches entreprises, il s’aperçut que ses occupations ne le lui permettraient pas. C’est alors que Mme veuve Elischer, à qui les notes de son mari appartenaient toujours, voulu bien permettre qu’elles nous fussent remises par M. Schrey. Nous remercions ici et Mme Elischer et M. Schrey de la bonté qu’ils nous ont montrée en mettant à notre disposition des documents auxquels s’attachaient, pour Mme Elischer, de pieux souvenirs, et pour M. Schrey, des espérances non réalisées. Mais le courage téméraire qui nous animait au début de notre tâche eut vite fait place au désespoir, s’il n’avait été réconforté par l’aide la plus consciencieuse, la plus inlassable, apportée par mon père. Sans sa collaboration dévouée de plusieurs années, sans sa persévérance jamais rebutée par les dépouillements les plus longs, les investigations les plus décevantes, les vérifications les plus arides, ce travail serait resté un fouillis de notes. Si, dans cette introduction, je me suis jusqu’ici servi de « nous » au lieu de « je », c’est que je sens combien ce livre est loin d’être de moi seul, et combien le concours de mon père en a favorisé la composition. Mais il fallait, pour la marche régulière du travail, d’autres aides encore: réunir des notes dans les bibliothèques et collections étrangères, travail qui exige les aptitudes de l’historien d’art, copier et corriger, re-copier et re-corriger. Parmi les personnes qui m’ont assisté régulièrement avec un zèle que j’ai admiré et hautement apprécié, je relève spécialement MM. J. H. J. Mellaart et L. Huteau. Ce dernier a pris sa part de toutes les diverses difficultés qui surgissent vers la fin d’un ouvrage et ne sont point les moins lourdes. Sans son dévouement exemplaire, ce volume serait bien moins présentable et se serait fait attendre bien plus longtemps encore. Sans lui aussi, la langue dans laquelle j’ai cru bien faire d’écrire ce livre pour lui assurer un usage international, trahirait davantage les efforts pénibles d’un Hollandais aux prises avec les écueils de la belle langue françaises.
         Pendant les années de bouleversement qui viennent de s’écouler, seul un sujet d’un pays neutre pouvait achever ce livre. D’abord parce que l’impossibilité presque totale de voyager l’invitait à un travail assidu, comparable à celui d’un moine cloîtré, d’autre part parce qu’il fallait rester en rapports continuels, par lettres, avec tous les principaux spécialistes dans le domaine des dessins et estampes, par le monde entier. Ce n’était pas tout que de disposer heureusement de nombreuses relations à l’étranger, il fallait encore rencontrer chez elles la bonne volonté et la promptitude à répondre à nos questions souvent bien embarrassantes et inattendues. J’eus cette bonne fortune, malgré les préoccupations qu’entraînèrent, pour chacun, les conditions de guerre. Celui de mes remerciements qui touchera le plus mes correspondants sera certainement l’apparition du livre qu’ils ont aidé à former, mais j’espère qu’ils ne refuseront pas le chaleureux témoignage de reconnaissance que je tiens à leur offrir encore ici. Dès le commencement j’ai eu à me féliciter de l’aide la plus généreuse des directeurs des Cabinets des Estampes de Londres, Dresde et Berlin; M. Campbell Dodgson, le professeur Max Lehrs assisté du prof. H. W. Singer et du docteur K. W. Jähnig, et le docteur Max J. Friedländer et son adjoint le dr. H. Eickhoff (†). Leurs lettres, pleines d’informations précieuses, sont les plus nombreuses dans notre vaste correspondance. Au secours qu’ils m’ont apporté s’est joint, dans les années plus rapprochées, celui que je dois à l’obligeance non moins grande de M. A. M. Hind, attaché à la Printroom du British Museum, de M. F. Courboin, conservateur du Dépt des Estampes de la Bibliothèque Nationale de Paris, de M. L. Demonts, du Dépt des Dessins du Louvre.
         Jamais non plus nous n’avons fait en vain appel à l’érudition de M. C. F. Bell de l’Ashmolean Museum d’Oxford et de M. John Charrington du Fitzwilliam Museum de Cambridge, du docteur Gustav Pauli de la « Kunsthalle » de Hambourg, de M. FitzRoy Carrington du Cabinet de Boston, de M. Frank Weitenkampf du Cabinet de la « New York Public Library », des professeurs Olof Granberg et Osvald Sirén de Stockholm, ou du docteur Gr. Paulsson du Cabinet de cette ville, de M. Rudolf Schrey de Francfort, de M. Gustav Falck de Copenhague, du Cav. P. Nerino Ferri de Florence, de M. Emile Dacier du Dépt des Imprimés de la Bibliothèque Nationale de Paris. — N’oublions pas non plus M. René van Bastelaer du Cabinet de Bruxelles, le prof. Paul Ganz du Musée de Bâle, le prof. O. Hermann Egger du « Joanneum » de Graz, le prof. O. Weigmann du Cabinet de Munich, le Dr. S. Meller du Cabinet de Budapest, le Cte A. Baudi de Vesme de la « Regia Pinacoteca » de Turin, le Dr. C. von Mandach du Musée de Berne, MM. Maurits Sabbe et A. J. J. Delen du Musée Plantin d’Anvers, et M. J. Ph. van der Kellen Dzn du Cabinet d’Amsterdam.
         Pour l’aide requise en dehors des cabinets officiels, même empressement éprouvé de la part de M. Paul Ettinger de Moscou qui, à lui seul, a fourni presque toutes les données sur les marques russes, des docteurs Kurt Rathe et H. Röttinger de Vienne, auxquels je suis redevable de nombre de renseignements sur les collections autrichiennes, de Madame H. J. Finberg de Londres, qui s’est donné tant de peine pour compléter la section anglaise, de M. Albert Vuaflart de Paris, du docteur G. J. Hoogewerff de Rome, de M. Ed. Laloire de Bruxelles. Et je serais bien ingrat si, dans cette catégorie, j’omettais les noms des docteurs C. Hofstede de Groot et A. Bredius de La Haye, du docteur G. C. Williamson de Londres, du Dr. Moriz Ritter von Gruenebaum de Vienne, du Dr. Prokop Toman, près Prague, de M. H. Buisman du Musée Teyler de Haarlem, de M. Gust. Bourcard de Nantes, du docteur Tancred Borenius de Londres, de M. W. J. J. C. Bijleveld de Leyde.
Une fois les épreuves imprimées, M. Seymour de Ricci, de Paris, a bien voulu les parcourir et son vaste savoir y a semé quelques rectifications et détails nouveaux pour lesquels je lui suis profondément reconnaissant.
         Un apport non moins considérable nous est venu des collectionneurs eux-mêmes. Mais on nous pardonnera de ne pas répéter ici les noms de ceux qui nous ont fourni sur eux et sur leur propre collection tous les détails utiles, et de citer seulement ceux qui nous ont apporté un concours plus étendu, fouillant leurs cartons en quête de nouvelles données, ou puisant dans leur mémoire des faits presque oubliés. Ce sont surtout MM. L. Deglatigny de Rouen, Ch. Petitjean de Versailles, Eug. Rodrigues, J. Masson, E. Wauters et Paul Mathey de Paris, J. P. Heseltine, H. G. Levis, H. J. Pfungst (†) et A. G. B. Russell de Londres, Arthur Kay de Glasgow, le professeur E. Ehlers de Goettingue, qui avait déjà réuni quantité de notes et de marques inconnues; P. Davidsohn de Berlin, le Dr. O. Mascha de Vienne et Josef Wunsch (†) de la même ville.
         Enfin, pour ce travail, qui doit conserver tant de choses risquant de s’évanouir dans les brouillards du passé, nous avons largement puisé à ces sources riches en anecdotes inattendues et piquantes, la mémoire des marchands et leurs archives commerciales. Que de choses intéressantes — et je n’ai pu les répéter toutes dans ce livre, de peur de commettre des indiscrétions — j’ai glanées dans leurs lettres et mes entretiens avec eux : d’abord le « doyen » M. A. Danlos de Paris, et l’expert réputé Loys Delteil de la même ville, puis M. Louis Meder de Berlin, M. Dom. Artaria de Vienne, W. Gaiser (†) de Stuttgart, qui tous ont complété leurs souvenirs par la mise à ma disposition de catalogues annotés que je ne trouvais pas ailleurs. Innombrables aussi sont les contributions reçues de MM. D. A. Kennedy, D. Keppel et C. Zigrosser de New-York, de MM. H. Boerner de Leipzig et Voigtländer-Tetzner (maison F. A. C. Prestel) de Francfort, de la maison P. & D. Colnaghi & Co de Londres et de leur collaborateur H. J. L. Wright, de M. Fk B. Daniell et des maisons Christie et Sotheby de cette ville. Nous devons encore divers détails aux maisons Frederik Muller & Co., R. W. P. de Vries et B. Houthakker d’Amsterdam, à M. Richard Gutekunst, actuellement à Berne, à M. van Overloop de la maison Zazzarini & Co d’Anvers, à MM. M. Marignane, Le Garrec et Godefroy de Paris, et à M. J. Tregaskis de Londres.
         On le voit, ce livre est devenu l’œuvre commune de ceux qui, par goût ou par métier, s’occupent de dessins et d’estampes. Ce fait garantit de son utilité et des moments agréables qu’il pourra procurer à ses lecteurs. Si, interrompant enfin ma tâche d’enregistreur et d’interprète de tant de spécialistes respectés, d’amis et de confrères, j’ose mettre au jour cet ouvrage collectif, ce n’est pas que je l’estime complet, mais seulement parce que j’ai conscience d’y avoir consacré tout le temps qu’il réclamait, tout l’effort dont je suis capable, et qu’il m’apparaît que dans ce genre de travail rêver la perfection serait se condamner à n’aboutir jamais.

Maartensdijk (prov. d’Utrecht) juin 1921

FRITS LUGT




INTRODUCTION

Depuis la publication, en 1921, de notre ouvrage sur les Marques de Collections, les notes complémentaires se sont amoncelées. Parmi les collections alors décrites plusieurs se désintégrèrent ou connaissaient des sorts nouveaux, événements qu’il fallait relater. La plupart des collections publiques se développaient et de nouveaux cabinets d’estampes surgissaient, surtout en Amérique, donc chroniques à mettre à jour. Des marques encore anonymes avant 1921 trouvaient parfois leur identification. Mais surtout de nouveaux collectionneurs particuliers débutèrent, dont certains bientôt jouaient des rôles importants. Sans doute parmi eux quelques-uns adoptèrent un cachet dans un sentiment de publicité, mais pour la plupart les motifs étaient plus purs et sérieux. N’oublions non plus les artistes qui fleurirent depuis 1921 et se servirent de cachets pour authentifier leurs œuvres ou dont les œuvres de leur succession furent timbrées dans le même but. Il importait aussi d’avertir les amateurs contre le travail des faussaires : imitations plus ou moins habiles de marques existantes (surtout de ventes d’atelier de grands artistes) ou inventions de marques de collections fictives.
        Tant que les arts graphiques auront leurs fidèles, le « collectionnisme » continuera son évolution et il est à prévoir que dans trente ou quarante ans une nouvelle moisson de renseignements demandera à être codifiée. Mais il est aussi à prévoir qu’après ce délai nous ne serons plus de ce monde pour nous en occuper. Puisse alors un héritier spirituel reprendre notre tâche. Ce serait le moment de refondre notre volume initial et les suppléments en un seul ouvrage. Nous avons pensé qu’actuellement le temps n’était pas mûr pour une telle refonte et nous avons préféré présenter en un seul volume supplémentaire toutes les informations glanées depuis 1921 qui, chemin faisant, ont grossi au-delà de nos prévisions. Pratiquement c’était d’ailleurs la solution la plus simple et d’autre part la plus avantageuse pour les possesseurs du volume principal. Même si les clichés de l’édition de 1921 n’avaient pas, comme ce fut malheureusement le cas, disparu pendant l’occupation allemande de 1940-1945, une réimpression eut été très coûteuse et aurait déprécié la valeur de l’édition originale. Celle-ci restera donc intacte, mais comme le monde des amateurs s’est élargi, nous avons augmenté le tirage du supplément et nous avons fait tirer du volume principal, en fac-similé, un nombre proportionnel d’exemplaires qui seront vendus seulement aux acheteurs du supplément ne possédant pas le volume principal depuis longtemps épuisé. Ce tirage en reproduction est forcément moins net que l’édition originale qui gardera ainsi tout son attrait.
         En parcourant ce supplément, l’amateur rencontrera quantité de collègues qui lui étaient restés inconnus et il s’étonnera de leur nombre. Tous, bien entendu, ne sont pas des personnalités marquantes, mais les caractères ne manquent pourtant pas. Ainsi, nous étions heureux de faire revivre, par de nouveaux articles, des figures remarquables d’un lointain passé comme Abr. Ortelius, Jan Six et Valerius Röver et, d’un passé plus rapproché, des initiés zélés comme Camille Marcille, Engel-Gros, Moreau-Nélaton, le baron Edmond de Rothschild, Paul Mathey, Jean Masson, Gabriel Cognacq, Fénéon, le docteur Gachet, Alfred Heymel, Atherton Curtis, Madame Kroller-Muller, Sir Robert Witt, le docteur Bierens de Haan et Franz Koenigs, parmi tant d’autres enthousiastes.
         Cet ouvrage (nous l’avons déjà dit en 1921, mais on ne peut assez le répéter) ne prétend pas donner une histoire générale des collectionneurs de dessins et d’estampes. Il ne s’occupe que de ceux qui par l’apposition d’une marque ont laissé trace de leur activité, et son but principal est d’établir entre ces amateurs du passé et ceux d’aujourd’hui des rapports aussi concrets, vivants, intimes que possible. Pour les créer, nous dépendions de renseignements qui, malgré nos instances, ne nous parvinrent pas toujours suffisamment complets. Nombre de lettres restèrent même sans réponse. Il y avait aussi des amateurs qui, par modestie ou par cachotterie, n’ont pas permis la publication de leurs marques et certains marchands ont voulu garder le secret sur des collections encore inconnues. Le temps dissipera peu à peu de tels prétextes humainement explicables, et un premier apport sera ainsi fourni à un deuxième supplément. Nous serions heureux de continuer à réunir de telles données et de les léguer à l’Institut de Documentation pour l’Histoire de l’Art à La Haye, pour qu’un successeur les y trouve. Cet Institut a déjà largement soutenu et facilité notre travail et nous lui en sommes très reconnaissants.
         Diverses tâches nous empêchant de nous consacrer entièrement au présent ouvrage, nous dépendions aussi de l’aide de collaborateurs. Certains ont été au-dessus de tout éloge, mais d’autres ne parvinrent pas toujours à insuffler la vie à leurs textes. Le lecteur aura donc certaines imperfections à pardonner. Nous avons confiance qu’il se rendra compte, en consultant ce supplément, combien les recherches ont dû être longues et pénibles et qu’il sera, comme nous le sommes nous-mêmes, rempli de reconnaissance envers tant d’amis anciens et nouveaux qui ont bien voulu contribuer au résultat collectif que présente cette publication. Tous ceux que nous avons remerciés dans l’introduction du volume principal ont continué à nous aider pour autant que la mort ne les en empêchait pas. Les places vides des disparus ont heureusement été reprises par des spécialistes plus jeunes dont l’enthousiaste activité compensait les souvenirs personnels, source si importante pour un travail comme le nôtre, ensevelis dans le tombeau des défunts. De cette relève obligeante nous voulons nommer et remercier surtout, parmi les conservateurs de collections publiques, A. E. Popham et J. Gère du British Museum à Londres, K. T. Parker et G. L. Taylor de l’Ashmolean Museum à Oxford, G. Robertson du Fitzwilliam Museum à Cambridge, Mme J. Bouchot-Saupique du Musée du Louvre et J. Vallery-Radot de la Bibliothèque Nationale à Paris, le Dr. O. Benesch et le Dr. E. Knab de l’Albertina à Vienne, C. O. Schniewind de l’Art Institute of Chicago, A. Hyatt Mayor du Metropolitan Museum à New-York, C. Zigrosser du Philadelphia Muséum of Art, Mlle Agnes Mongan du Fogg Art Museum à Cambridge (Mass.) et Mlle Elizabeth Mongan de la National Gallery à Washington, Mlle Leona E. Prasse du Cleveland Museum of Art, le Professeur J. Q. van Regteren Altena et le Dr. K. G. Boon du Rijksprentenkabinet à Amsterdam, E. Haverkamp Begemann du Musée Boymans de Rotterdam, J. van Borssum Buisman du Musée Teyler à Haarlem, le Dr. P. Halm et le Dr. B. Degenhart de la Staatliche Graphische Sammlung à Munich, Mme Dr. H. van Dam van Isselt de l’Istituto Storico Olandese à Rome, le Dr. G. Jungmarker et le Dr. P. Bjurström du Nationalmuseum à Stockholm, le Dr. J. Sthyr de la Kongelige Kobberstiksamling à Copenhague et Mme Dr. M. Pfister-Burkhalter du Kunstmuseum à Bâle.
         Parmi les critiques et amateurs relevons avec une particulière gratitude R. Druart de Reims, E. H. Zeiger-Viallet de Paris, le Dr. E. Göpel de Munich, le Dr. W. Beck de Berlin, le Dr. A. Schmid de Vienne, le Dr. E. Schilling de Edgware, le Dr. A. Welcker et le Dr. Chr. P. van Eeghen d’Amsterdam.
         Et enfin les nombreux experts et marchands qui ont bien voulu sacrifier tant d’heures précieuses dont ils ont frustré leurs affaires: toujours en tête H. J. L. Wright de la maison Colnaghi, puis O. H. Barnard, W. A. Martin de la maison Christie et Mme C. Gronau de la maison Sotheby, tous ces quatre à Londres, M. Rousseau, J. Cailac, P. Prouté, A. Pacitti, J. Rodrigues-Henriques, tous à Paris, Ed. Trautscholdt de Leipzig puis de Dusseldorf, R. H. Zinser et H. Wunderlich de New-York, E. W. Kornfeld de Berne, F. W. Hollstein et P. Brandt, d’Amsterdam et Mme L. Zelenka de Vienne.
         Sans une équipe zélée et dévouée ce livre n’aurait jamais vu le jour. Dans la préparation du manuscrit, les vérifications et recherches interminables et la mise sur pied du volume (et de son index !) l’aide de Lucien Huteau à qui revenait déjà une grande partie du travail en 1919 et 1920 pour le volume principal, a été particulièrement précieuse. Les usagers de ce manuel lui doivent une grande reconnaissance, ainsi qu’à Mme A. E. Schelfhout-van der Meulen, Mlle L. Weil, Mlle L. Leclercq et Mme Dr. A. Seling-Thünker, qui n’ont jamais fléchi dans leur tâche ardue.

F. L.



INTRODUCTION

Publié en 1921, complété en 1956, vite épuisé, le répertoire des Marques de collections de dessins & d’estampes est un ouvrage unique en son genre. Rien d’étonnant, dès lors, qu’il ait fait l’objet d’éditions pirates (aux États-Unis tout au moins : en 1975 et 1988 à San Francisco ; en 2002 à Mansfield, Connecticut).

        Un nouveau supplément
        Plus de cinquante ans se sont écoulés depuis la parution du Supplément, ce qui rendait nécessaire une mise à jour de l’ouvrage. En effet, de nombreuses marques ont été créées durant cette période, conçues tant par des particuliers que par des collections publiques ; d’autres, bien qu’anciennes, avaient échappé aux premières recherches et méritaient d’être signalées ; d’autres encore, restées jadis dans l’anonymat, avaient pu être identifiées entre-temps ; enfin, un grand nombre de notices originales devaient être corrigées ou complétées.
        Il est vrai que, dès le lendemain de la parution du Supplément, Lugt avait envisagé un nouveau complément et la refonte de l’ensemble des ouvrages déjà publiés, comme en témoignent l’introduction au Supplément lui-même ainsi que plusieurs lettres de sa main ou de celle de son fidèle collaborateur (depuis 1919), Lucien Huteau. Alors que John Gere, conservateur au cabinet des estampes du British Museum, dans un courrier du 2 août 1956, propose une nouvelle marque « d’Agt » et son identification à Séroux d’Agincourt (L.3643), Lugt lui répond que cette proposition est, hélas, arrivée trop tard pour être incluse dans l’ouvrage en cours d’impression, mais le sera dans un second supplément confié à un successeur ou bien à son « héritier spirituel ».
        Il va de soi que Lugt conservait soigneusement toutes les informations qu’on lui adressait en vue de la publication à venir. Le 6 janvier 1959, il remercie par exemple Mr. Schwarz du Davison Art Center de cette « curious information about Josef Kuderna which we shall carefully keep for an eventuel later supplement ». Cette « curieuse information » délivrée par Mr Schwarz est que Joseph Kuderna (L.1482b, L.1482a) « was more active as a forger than as a collector ». Transcrite un peu plus tard par Lugt dans une « fiche type classée », cette indication devient : « Joseph Kuderna acquit une petite renommée de faussaire […] ». Bref, Lugt et Huteau avaient entrepris la rédaction des articles pour la future publication. Une soixantaine de « fiches type classées » fut ainsi rédigée, « à l’intention de continuateurs futurs », selon ses propres termes (lettre à P. Demany, daté du 14 janvier 1959).

        Les successeurs
        Le premier s’est incarné en la personne de Carlos van Hasselt (1929-2009), collaborateur de Lugt depuis 1962 puis directeur de la Fondation Custodia de 1970 – année de la disparition de Lugt – à 1994. Vingt-quatre années pendant lesquelles les archives concernant les marques furent enrichies au hasard des découvertes et des achats d’œuvres. Lui-même passionné par l’historique des provenances, Carlos en vint néanmoins à considérer très vite que le projet souhaité par Lugt était sans doute trop ambitieux pour la petite équipe de la Fondation qu’il avait en charge. Il est vrai que nous n’étions alors que deux historiens « maison ».
        En 1994, prenant la relève, et ne partageant pas totalement le sentiment de mon prédécesseur (il est non moins vrai que notre tandem s’était renforcé entre-temps), je décidai de « tâter le terrain » auprès de mes relations les plus proches et les plus dignes de confiance : Peter Schatborn, conservateur en chef du Rijksprentenkabinet à Amsterdam, Carel van Tuyll van Serooskerken, alors conservateur en chef du Teylers Museum à Haarlem, et Rudi Ekkart, directeur du Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie (RKD), institution avec laquelle Lugt avait lancé, dès 1938 son Répertoire des catalogues de ventes. La réunion biennale du groupe de l’International Advisory Committee of Keepers of Public Collections of Graphic Art, dit le « Club de 50-Lux »,en 1996 à Prague, fut l’occasion de renforcer mes premières impressions (la réalisation du projet était très attendue) et ma perplexité (où trouver aides et appuis ?).
        C’est grâce à l’intérêt immédiat et à l’engagement de Françoise Viatte, alors conservateur général du département des Arts graphiques du Musée du Louvre, que le projet put prendre forme. L’histoire des collections était, il est vrai, un sujet familier en ce lieu qui, déjà au temps de Maurice Sérullaz et de Roseline Bacou, avait produit de magnifiques expositions consacrées à la collection de dessins de Mariette (1967), ou à celle de Louis XIV (1977), suivies par la publication d’ouvrages fort savants visant à reconstituer les collections de Saint-Morys (1987) et de Dezallier d’Argenville (1996).

        Les archives et la documentation
        Dresser un état des archives, regrouper les différents documents disséminés au sein de la Fondation Custodia, en étudier les contenus, telles furent les premières tâches qui s’imposèrent. Si une partie des archives utilisées pour la rédaction de l’ouvrage de 1921, qui viennent tout juste d’être retrouvées au RKD, n’ont par conséquent pu être utilisées, celles du Supplément de 1956 étaient conservées à la Fondation, rangées dans d’anciens classeurs, difficiles à manipuler. Constituées de tout petits papiers remplis de notes, d’un déchiffrage souvent pénible, elles sont le résultat des recherches du principal collaborateur de Lugt, Lucien Huteau, et de ses assistantes, Madame A.E. Schelfhout-van der Meulen et Mademoiselle Liesbeth Leclercq.
        Une nouvelle documentation fut donc créée à partir de 1956, en vue de cette édition, documentation qui fut classée par moi-même en 1995, selon la méthode de Frits Lugt.

        Le rôle des institutions, les partenariats, l’équipe
       
Définir et organiser la recherche des moyens aptes à la mise en œuvre et à la conduite à terme du projet était une tâche primordiale, tant au plan scientifique (mise sur pied d’un « conseil ») que financier (recherche de partenaires) ou organisationnel (définition quantitative et qualitative des besoins en personnel).
        C’est le 4 janvier 1999 que la Fondation Custodia a officiellement mis en œuvre, en association avec le Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie (RKD) de La Haye et le Musée du Louvre, la réédition corrigée et augmentée des ouvrages classiques de Frits Lugt sur Les Marques de collections de dessins & d’estampes.
        Dans un premier temps, le chantier a mobilisé, sous la responsabilité de Françoise Viatte et de moi-même, les compétences de trois personnes : à la Fondation Custodia, à temps partiel, Rhea Sylvia Blok, et au Louvre, à temps complet Laurence Lhinares et Jean Nicollier, historien de l’art et informaticien.
        En septembre 2005, Peter Fuhring prit la direction du groupe de travail, renforcé, côté Fondation Custodia, par l’arrivée de Marie-Claire Nathan, gestionnaire de la base de données, de Valérie Lavergne Durey, rédactrice assistante, et de Claire Lagarde, éditrice.
        Il faut également noter au Musée du Louvre le rôle de Dominique Cordellier comme représentant permanent de ce projet et de Carel van Tuyll van Serooskerken, successeur de Françoise Viatte.

        Les moyens financiers de la recherche
        La mise en route de ce projet et la poursuite de cette entreprise ont un coût qu’aucune des trois institutions précitées ne pouvait dégager sur ses fonds propres. La rémunération de Laurence Lhinares a pu être assurée pendant vingt-cinq mois grâce au mécénat des sociétés Delcis et Nexity International, sollicitées par M. Pébereau. Il faut rendre hommage à M. Pébereau d’avoir apporté avec constance et dévouement un généreux concours à ce grand travail.
        Par ailleurs, n’oubliant pas la dette contractée au fil du temps envers Frits Lugt par le monde des cabinets des arts graphiques, des amateurs éclairés, des collectionneurs et des marchands de dessins et d’estampes, il fut envisagé, lors d’une réunion tenue le 11 octobre 2002 au Centre Allemand d’Histoire de l’Art à Paris, et sur une idée de Louis-Antoine Prat, d’organiser une vente publique d’œuvres graphiques, anciennes et modernes, données au profit du projet.
        Les résultats de notre appel dépassèrent nos espérances, car près de 200 donateurs répondirent présents par de généreux dons d’œuvres graphiques. Les œuvres furent dispersées, pour la majorité d’entre elles, lors d’une vente organisée le 31 mars 2003, par le ministère de Maître Lucien Solanet (PIASA), avec la collaboration de MM. Gérard Auguier, Bruno et Patrick de Bayser et Hubert Prouté. Cette vente rapporta 200.748,25 euros qui furent remis à la Société Frits Lugt pour l’Étude des Marques de Collections (SFL). Fondée le 17 février 2003 en présence des quatorze premiers membres du Conseil d’administration réunis en Assemblée générale constitutive, la SFL a pour but de mener à bien « la recherche, l’étude, le développement des connaissances et la diffusion du savoir sur les cachets… » et de gérer les ressources de l’association au profit de la réédition du fameux ouvrage de Frits Lugt. Elle trouvait donc dans cette vente publique l’occasion d’exercer ses premières responsabilités.
        Une marque spéciale SFL (L.3031) a été créée et apposée au verso de chacune de ces feuilles offertes par ces généreux donateurs, remerciés dans la Tabula gratulatoria du catalogue de vente du 31 mars 2003. Elle fut aussi apposée sur les œuvres arrivées après la clôture de ce catalogue qui furent vendues, avec les œuvres ravalées de la première vente, le 19 mars et le 29 avril 2004.

        La recherche : l’enrichissement des deux volumes
        Les recherches ont porté, pour l’essentiel, sur les nouvelles marques et sur les mises à jour nécessaires.
        Une large enquête fut donc lancée auprès de musées, de collectionneurs, de marchands, de salles de ventes et d’experts, afin de réunir le plus d’informations possible.
        Ce travail fut complété par un dépouillement des catalogues de ventes et des catalogues de musées et d’expositions, des catalogues raisonnés, des périodiques et des revues traitant d’œuvres graphiques.

        Sélection des nouvelles marques
        Les nouvelles marques ont été sélectionnées selon les critères de Lugt listée dans le sous-titre de ses deux volumes : Marques estampillées et écrites de collections particulières et publiques. Marques de marchands, de monteurs et d’imprimeurs. Cachets de vente d’artistes décédés. Marques de graveurs apposées après le tirage des planches. Timbres d’édition. Etc. Par conséquent ont été exclus les marques de papier et de papetiers, les marques de manufactures et d’architectes, les tampons de douanes et de colportage, les ex-libris, les marques sur les photographies, etc.
       Des nombreux numéros écrits et des spécimens d’écriture rencontrés sur les dessins et estampes, seuls ont été inclus ceux qui relèvent de la main d’un collectionneur, et qui ont pu être identifiés, ou ceux qui apparaissaient le plus fréquemment.
       Nous avons inclus certaines fausses marques lorsqu’elles étaient estampées (les marques écrites ne pouvant être prise en compte, car différentes à chaque fois, et multipliables à l’infini). Leur traitement reste bien évidemment délicat. Les montages, nous l’espérons, feront l’objet d’une autre étude.

        La rédaction des notices
        Environ 4000 nouvelles marques doivent être ajoutées à terme aux 5216 marques contenues dans les volumes de 1921 et de 1956. De très nombreux collectionneurs de tous pays entrent dans ce répertoire des marques, comme de nombreux musées et institutions – un effort particulier a permis d’inclure de nombreux musées d’Europe de l’Est, notamment polonais et russes –, et, toujours, les nombreuses marques de marchands, de monteurs, d’imprimeurs, sans compter celles matérialisant les ventes de collections, ou des ventes d’ateliers.
        Quarante pour cent des anciennes notices seront revues et complétées : quelques marques anonymes ont enfin retrouvé leur propriétaire, comme la marque ED rendue au peintre et poète Émile Diaz, le paraphe DB donné à l’architecte Debesse, ou le n° (précédant un numéro) élégamment porté au verso de dessins hollandais (L.2986b), aujourd’hui attribué à Jacob Helmolt.
        Pour tous ces articles, nous avons été confrontés aux mêmes problèmes que Lugt et ses collaborateurs : recherches complexes, attente de réponses à nos courriers, renseignements incomplets ou imprécis, documents difficiles d’accès, etc. Une attention spéciale a été portée à la marque elle-même : par qui et quand a-t-elle été apposée ? En effet, ces informations ont malheureusement souvent été perdues, même lorsqu’il s’agit de marques apposées par des institutions ou des collectionneurs proches de nous. Dans la mesure du possible, nous avons ajouté une bibliographie sélective et nous nous sommes attaché à localiser les marques par le biais de catalogues de vente ou de numéros d’inventaire de musées, ce qui permet de les retrouver facilement.
        Aucune des notices n’est signée par son auteur ; elles ont pour la grande majorité été rédigées par l’équipe formée pour ce projet, mais certaines sont dues à des personnes extérieures ; qu’elles soient ici remerciées de leur aide généreuse et bénévole.

        La publication : travail projet Lugt, un volume ou un volume refondu
        Il avait été envisagé, lors de la relance du projet, de procéder à une nouvelle édition papier de l’ouvrage refondu et complété – idée prônée par Lugt –, et d’accompagner celui-ci d’une base de données sur CD-ROM.
        Mais, après mûre réflexion, le coût prohibitif d’une telle formule, compte tenu d’un tirage qui ne pouvait qu’être modeste, la complexité du classement des marques, et le manque de temps nécessaire pour écrire à temps toutes les notices nous firent renoncer à cette hypothèse.
        Il n’était pas non plus concevable de l’entreprendre sans recourir à l’informatique qui permet de rechercher efficacement une marque et d’accéder aux renseignements la concernant.
        Jean Nicollier, sur l’invitation de Françoise Viatte et de moi-même, a construit une base de données en étroite collaboration avec Rhea Sylvia Blok et Laurence Lhinares, afin d’être présentée sur CD-ROM. Ce support commun des années 1990 est aujourd’hui déjà révolu. Avec l’émergence et le succès d’internet devenu un instrument de communication universel, particulièrement réactif et facile d’utilisation, il s’avérait évident qu’il y avait là le meilleur outil pour adapter d’une façon suivie le contenu même du répertoire, et pour en assurer une diffusion planétaire. Martin Timmers et Heleen Lamers (Loodvrij, Arnhem) ont créé l’interface de la base de données et le site web des marques de collections de dessins & d’estampes, présentation réussie et proche de l’image de la Fondation Custodia.

        Base de données
        Chaque marque, nouvelle comme ancienne, a été indexée par son numéro, son nom, sa localisation et sa description visuelle. À partir de ces multiples critères, on peut retrouver une marque ou bien obtenir une planche de marques correspondant aux critères de la recherche ; l’utilisateur choisit alors la marque recherchée pour accéder à sa fiche.
        Les renseignements contenus dans cette fiche sont le numéro de la marque, le nom de la collection, le ou les articles des volumes de 1921, de 1956, et ceux proposés à partir de 2010, le tout sous forme d’onglet avec un petit rappel technique (dimension, couleur et localisation) de la marque.
        Toutes les nouvelles notices, mais également une grande partie de celles contenues dans les volumes de 1921 et 1956, sont illustrées – comme mentionné plus haut – d’une image numérique de la marque.
        D’autres fonctions de recherche, comme la recherche de texte à l’intérieur d’un article ou les renvois à d’autres marques, complètent cette base de données.
        Cette base de données est et sera continuellement enrichie.

        Reproductions
        Désirant illustrer les nouvelles marques par des photos numériques, la recherche de reproductions de bonne qualité a également demandé de longues investigations.
        Toutes les nouvelles notices sont illustrées d’une image numérique, parfois de deux ; les marques des volumes de 1921 et de 1956 gardent quant à elles leurs illustrations dessinées et sont dans la mesure du possible complétées par des images numériques.

        Numérotation
        Les nouvelles marques ont reçu un numéro qui ne suit plus le système de classement qu’avait utilisé Lugt. La base de données permet de s’affranchir de l’ordre fixé par le papier. Nous n’étions donc pas contraints d’utiliser des numéros alphanumériques.
        La première nouvelle marque est répertoriée sous le numéro L.3030 : c’est la marque « FC », et c’est celle de la Fondation Custodia. La marque L.3031 est la (dorénavant) fameuse marque « SFL », apposée sur les dessins et estampes généreusement offerts à la Société Frits Lugt pour l’Étude des Marques de Collections.

        Remerciements
        Tout cela a été possible grâce au généreux concours d’amateurs, de marchands, d’experts et d’institutions : cet ouvrage est un peu le leur.
        Notre reconnaissance va tout particulièrement aux membres du conseil de la Société Frits Lugt (SFL), Juan de Beistegui, son président, Bruno de Bayser, Louis-Antoine Prat et Pierre Rosenberg, ses vice-présidents, Georges Pébereau et Thomas Gaehtgens, ses trésoriers, Dominique Cordellier, son secrétaire général adjoint, et les autres membres cités au cours de cette liste.
        Elle s’adresse aussi aux organisateurs du Salon du Dessin, notamment Hervé Aaron, son président, et Bertrand Gautier, chef d’orchestre des Rencontres internationales du Salon du Dessin qui ont permis la présentation le 24 mars 2010 de la base de données.
        Nos remerciements sincères vont également aux donateurs de la SFL.
        Que toutes les personnalités qui ont par ailleurs permis la réalisation de ce projet trouvent ici l’expression de notre reconnaissance et tout particulièrement Madame Léone-Noëlle Meyer, membre honoraire de la Société Frits Lugt.
        Un tel projet n’aurait pu voir le jour sans l’aide et le soutien de bien des acteurs, qu’ils soient collectionneurs, scientifiques ou marchands d’art. Qu’ils reçoivent ici une fois de plus le témoignage de notre gratitude.
        C’est tout particulièrement auprès des marchands et experts suivants que nous avons trouvé un précieux appui : Gérard Auguier, Bruno et Thérèse de Bayser, leurs enfants et l’équipe de la Galerie de Bayser, Bernheimer, l’équipe de C.G. Boerner, Arsène Bonafous-Murat, Hélène Bonafous-Murat, Colnaghi, Aurelio Fichter, Hubert et Michèle Prouté, Annie Martinez-Prouté et Sylvie Tocci-Prouté, et l’équipe de la Galerie Paul Prouté, Nicolas Stogdon.
        Nous avons déjà mentionné la contribution remarquable et l’effort de la maison de vente PIASA et de son commissaire priseur, le regretté Lucien Solanet ; nous sommes également extrêmement reconnaissants envers les équipes des maisons de ventes de Bassenge, de Christie’s, de la maison H. Godts, de Sotheby’s, de Villa Grisebach Auktionen, de Karl & Faber, de Galerie Kornfeld, de Bubb Kuyper.
        Nous voulons en outre souligner la belle collaboration entre la Fondation Custodia et les institutions suivantes : en Allemagne le Kupferstichkabinett de Berlin, le Herzog Anton-Ulrich Museum à Brunswick, le Städelmuseum à Francfort-sur-le-Main, le Hamburger Kunsthalle, le Staatliche Kunsthalle à Karlsruhe, le Staatliche Graphische Sammlung de Munich, le Graphische Sammlung à la Staatsgalerie de Stuttgart ; en Belgique le Stedelijk Prentenkabinet/ Plantin-Moretus à Anvers ; au Canada le National Gallery of Art d’Ottawa ; au Danemark le Statens Museum for Kunst à Copenhague ; aux États-Unis, le Museum of Fine Arts et le Public Library à Boston, le Auckland Museum of Art à Chapel Hill, NC, The Art Institute de Chicago, le Detroit Institute of Fine Arts, le Getty Museum à Los Angeles, le Cooper Hewitt, National Design Museum et le Metropolitan Museum of Art à New York, le Toledo Museum of Art, la National Gallery of Art à Washington. En France, le Musée Fabre de Montpellier, la Bibliothèque nationale de France, l’École nationale supérieure des beaux-arts et le Musée Carnavalet à Paris. En Italie, la Pinacoteca Nazionale de Bologne, le Gabinetto Disegni e Stampe degli Uffizi à Florence, l’Istituto Nazionale per la Grafica de Rome et, aux Pays-Bas, le Rijksprentenkabinet d’Amsterdam et le RKD à La Haye. En Pologne, la Bibliothèque scientifique de l’Académie Polonaise des Sciences et des Lettres et de l’Académie polonaise des Sciences à Cracovie, le Cabinet des estampes du Musée national à Poznan, le Cabinet des estampes du Musée national et la Bibliothèque universitaire à Varsovie. Au Royaume-Uni, le Fitzwilliam Museum à Cambridge, la National Gallery of Scotland à Édimbourg, le Printroom du British Museum à Londres, l’Ashmolean Museum à Oxford. En Hongrie, le Cabinet des estampes et dessins du Musée des Beaux-Arts de Budapest. En Russie, le Musée Pushkin à Moscou, le Cabinet des estampes et des dessins de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. En Suède, le Nationalmuseum à Stockholm. En Suisse, le Musée d’art et d’histoire à Genève.
        Nous tenons également à remercier les personnes suivantes : Stijn Alsteens, Edwige Barreteau-Passas, H.-U. Beck, Steve Bergquist, Laurence Berthon, Holm Bevers, Lise Bicart-See, Véronique Boidard, Emmanuelle Brugerolles, Françoise Burgun, An van Camp, Joëlla de Couessin, Tudor Davies, Waldemar Deluga, Carine Desprez, Marie-Anne Dupuy Vachey, Rudi Ekkart, Michel Gerbaud, Matthieu Gilles, Ketty Gottardo, Antony Griffiths, Roman Grigoriev, Meile Haga, Wolfgang Holler, Pawel Ignaczak, John Ittmann, Geertje Jacobs, Gregory Jecmen, Bryony Kirby, Jutta Kleinknecht, Madame Lacour-Veyranne, Huigen Leeflang, Erik Löffler, Ger Luijten, Severine Nackers, Jan et Agnes van den Noort, Stephen Ongpin, Sergey Orekhov, Benjamin Perronet, Madeleine Pinault-Sørensen, Stefan Pucks, Achim Riether, Hélène Rihal, Robert-Jan te Rijdt, Philippe Rouillard, Gregory Rubinstein, Wanda M. Rudzinska, Margret Stuffmann, Lucia Tro Santafe, Jolanta Talbierska, Michael Trapp, Nicolas Turner, Michael Venator, Jennifer Wright.
        Je souhaite exprimer ma profonde gratitude à Henri Loyrette, président-directeur du Musée du Louvre, qui, a toujours soutenu la réalisation de ce projet commun, d’abord sous la conduite déterminante de Françoise Viatte, ensuite sous celle de son successeur Carel van Tuyll van Serooskerken. Les deux membres du conseil du SFL, Aline Sylla, puis Catherine Sueur. Au sein du cabinet des dessins il faut mentionner, outre le soutien quotidien de Dominique Cordellier et de Louis-Antoine Prat, celui de Brigitte Donon, Michèle Gardon et Bernadette Py, ainsi que de l’ensemble des préposés de la salle de consultation. Sans oublier l’équipe de la documentation du département des peintures. Un mot spécial de reconnaissance pour les conseils de Bruno Zeitoun, chef du service informatique du Musée du Louvre.
        À la Fondation Custodia, je citerai : Bernadette Bonaldi, Wilfred de Bruijn, Hans Buijs, Floortje Damming, Eveline Deneer, Carlo James, Corinne Letessier, Marie-Louise van der Pol et Cécile Tainturier, ainsi que M. du hon Trieu de l’entreprise Neutra.
        Mais c’est enfin au petit groupe de travail qu’il faut rendre hommage : Laurence Lhinares, véritable passionnée des marques de collections, Rhea Sylvia Blok, dont tout le monde reconnaît la disponibilité, Jean Nicollier, dont la collaboration nous fut précieuse, Peter Fuhring qui a pris en main, avec doigté et efficacité, la coordination du groupe de travail, Marie-Claire Nathan, vigilante collaboratrice, Claire Lagarde et Valérie Lavergne Durey, nos fidèles amies.
        J’ai pu m’estimer heureuse, dès le lancement du projet, du soutien sans faille du conseil d’administration de la Fondation Custodia. Qu’il trouve ici toute ma reconnaissance.
        J’ai, pour ma part, la joie de clore mon passage à la Fondation Custodia par cet hommage collectif rendu au génie et à la mémoire de Frits Lugt !


Mària van Berge-Gerbaud, mars/mai 2010


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